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HYTHMK DE l'ÉVOLUTIOM 69
16. L'âge critique. On reconnaît unanimement le y;raud retentissement sur la vie psychologique du début de la 4* période de croissance. Déjà vers la fin de la troisième période la psychologie de l'adolescent s'altère profondément ^ Si d'un côté s'accentue chez lui le sentiment de la personnalité et de l'honneur, si sa manière déjuger s'écarte du mode enfantin pour se rapprocher du mode humain, par ailleurs il devient inquiet, peu patient, facilement mécontent de luimême et d'autrui, sujet à des accès de mélancolie; l'imagination s'exalte, la sensibilité s'afïine, la capacité d'attention est en baisse et parfois se manifestent des dispositions aux anomalies mentales, à la criminalité, à la dégénérescence.
Beaucoup attribuent ces troubles à la puberté : « De plus en plus nombreux, écrit Duprat, sont les jeunes gens qui à ce moment deviennent bizarres et inquiets, éprouvent le besoin de se faire remarquer, soit par la grossièreté de leurs propos ou de leurs manières, soit par un souci exagéré de leur personne, de leur tenue, de leurs vêtementb; versent dans l'obscénité et la violence ou dans la luxe et la vanité sous toutes se» formes, se mettent en quête — ceci est vrai surtout des jeunes filles — de l'extraordinaire, du romanesque et de l'héroïque^. » Le D^ Paul Garnibr constate que jusqu'à la puberté la plupart des futurs criminels paraissent normaux. C'est après cette criseà laquelle ils ne résistent pas que se manifeste en eux l'anesthésie psychique, l'amoralité impulsive, l'absence de remords