‹ Psychologie pedagogiqueChapitre 41 sur 146 · J. éd. Ps. 1913 IV EdUoriah · texte numérisé non relu

J. éd. Ps. 1913 IV EdUoriah

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(les révolutions psychologiques qui signalent souvent le début de la quatrième période de l'évolution éducative.

Deux causes peuvent être assignées à ces troubles, l'une probable d'ordre physique, l'autre certaine d'ordre moral et social.

Physiquement, le système nerveux et particulièrement le cerveau subissent à cette époque de profondes modifications (n" 12 p. 55); bien que ces grandes oscillations du poids cérébral soient dues principalement à la teneur en eau, il reste cependant que le cerveau a son maximum de poids pendant la 15® année et subit ses plus grandes variations entre 14 et 15 ans. Il est bien probable que ces changements ont un retentissement profond sur le régime des activités sensitives. Les modifications physiques et physiologiques de la puberté et les tendances dont elles sont le point de départ viennent bien certainement contribuer à augmenter l'influence des modifications nerveuses,

-lorsqu'il y a coïncidence de date entre les apparition»

'des unes et des autres.

Moralement et socialement, l'âge de 15 ans est celui où commencent à se poser les grands problèmes de la vie. L'adolescent pour la première fois se rend compte de l'importance de certaines questions telle» que le choix d'une carrière, la nécessité d'une situation de fortune suffisante, etc., et la difficulté de s'adapter à toutes ces situations qui apparaissent à ses yeux accentuera et mettra en lumière bien des faiblesses psychologiques,intellectuelles ou morales, qui jusqu'alors étaient restées latentes : « Depuis longtemps, écrit P. Janbt, j'essaye de montrer qu'il ne faut pas tenir compte uniquement de la puberté physique, mais

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qu'il faut aussi tenir compte de la puberté morale qui se produit un peu plus tard. La perception des sensations neuvelles, leur assimilation à la personnalité, tous les sentiments qu'elles entraînent, compliquent singulièrement l'existence morale. 11 est un âge, disais-je à ce propos, légèrement variable suivant les pays et les milieux, où tous les grands problèmes de la vie se posent simultanément. Le choix dune carrière et le souci de gagner son pain, tous les problèmes de l'amour et pour quelques-uns tous les problèmes religieux : voilà des préoccupations qui envahissent l'esprit des jeunes gens et qui absorbent complètement leur faible force de pensée. Ces mille influences manifestent une insuffisance psychologique qui reste latente pendant des périodes moins difficiles ^ » Ces remarques montrent très bien comment il n'y a aucune contradiction entre la thèse que nous exposons et les faits cités plus haut d'après Duprat, M^ FrànciLLOM et le Dr Garnier. Bien des troubles de cette époque peuvent être encore attribués à l'insouciance de l'éducateur : l'adolescent aurait alors besoin d'une sollicitude particulière au point de vue moral et cet appui de conseillers prudents lui fait souvent défaut; nous reviendrons sur ce point important (n® 59).

17. Conséquences pédagogiques. !• Il faut étendre la remarque faite au n" 14. De même que l'organisation psychologique de l'enfant n'est pas celle de l'adulte, de même pendant les différentes périodes d'évolution la nature ne se déi>eloppe pas de la même manière et par suite n est pas apte au fnême travail^. W ne faut donc

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