‹ Psychologie pedagogiqueChapitre 50 sur 146 · S. Hall, b69 t · texte numérisé non relu

S. Hall, b69 t

2. A. M. BouBifiK, Les jeux de l'e. pend, la classe, Ar. de Ps. 190:l 45-6.

Wb PSYCHOLOGIE PEDAGOGIQUE

cette traduction interne ne lui suffit plus, mais il veut la modifier au dehors, la transformer, il joue extérieurement ses rêves fantaisistes, comme le montrent si bien ses jeux nombreux et variés de personnification. Ces modifications du réel sont d'ailleurs faites sans suite, selon l'impulsion du moment (blOO t. 1 382-3) ; l'avenir et en général les relations de temps intéressent peu le jeune garçon. On voit bien l'enfant spécialiser ses intérêts durant quelques jours, mais cela ne dure pas : tel jeu, tel exercice le passionne, puis est abandonné ou du moins est loin d'exciter ane attraction aussi intense.

L'objectivation des intérêts va toujours s'accentuant. A partir de 7 ans l'enfant n'agit plus pour la seule motricité, mais il s'intéresse à la maison qu'il construit sur le sable, en général au succès de ses efforts et même à la valeur pratique des objets. Ce progrès dans l'objectivation est manifeste pour l'intérêt aux collections : le jeune garçon collectionne d'abord pour le plaisir d'amasser, d'ordonner des objets, puis peu à peu il arrive à poursuivre un but bien déterminé et précis.

Un certain nombre de matières d'enseignement attirent peu ou point l'intérêt pendant la seconde enfance. L'enfant n'est pas incapable d'abstraction, mais il ne s'arrêtera pas de lui-même à l'aspect abstrait des manipulations chimiques ou des expériences de physique, aux analogies des choses (b77 tr. fr, 132); le raisonnement et la recherche scientifique ont peu de charmes pour lui (b97 5) ; il est également peu sensible au plaisir esthétique. 11 n'a pas mauvais cœur, mais il se met difficilement à la place d'autrui et cette disposition, que les Allemandsont nommée Ein/û/Uung,

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