‹ Psychologie pedagogiqueChapitre 51 sur 146 · INTÉRÊTS · texte numérisé non relu

INTÉRÊTS

lui est peu familière. Son attention ne se porte ni sur sa vie intérieure, ni sur celle d'autrui : pour lui la nature subjective est le principe de tendances pratiques, et, ai elle est également source de joies et de peines, il ne s'y appesantit pas (blOO t. 1 386).

Bientôt la société des parents ne lui suffît plus; il veut des camarades: pour coopérer à ses jeux. S'il recherche la compagnie des grandes personnes, ce sera celle des pêcheurs, des chasseurs, des militaires, des spottmen hardis et adroits qui personnifient à ses yeux l'action sur la réalité extérieure (b97 4-5),

Les recherches sur les idéaux, les lectures et occupations favorites manifestent des ûf^y^é/ences entre lea intérêts des jeunes garçons et des fillettes, mais les intérêts des uns et des autres portent toujours le trait caractéristique de cette période : modifier la réalité matérielle selon l'idée interne. Tandis que le garçon recherche les récits d'aventures, la fillette préfère les livres dont les enfants sont les héros. Les dessins spontanés du premier représentent des animaux, des objets en mouvement' ; ceux de la fillette, plutôt des fleurs, des meubles et des ustensiles de ménage'^. A. partir de 8 ans, cette dernière met les travaux manuels au-dessus des jeux mouvementés.

Il convient de signaler la merveilleuse stabilité manifestée par la vie enfantine de cette période. U y a une étroite harmonie entre les tendances internes et leur réalisation en actions, entre le subjectif et l'objectif. L'extrême souplesse des membres de l'enfant lui permet de se livrer entièrement à ses jeux, à l'exté-

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