III. — Test d'attkntion auditive
Van Biehvlibt recommande le test suivant (b368 99-101) :
I,e maître lit d'une voix régulière et monotone un texte donné. Les élèves reçoivent pour consigne de marquer sur une feuille de papier un trait au crayon chaque fois que l'on prononcera la lettre t par exemple; on peut encore demander de compter mentalement, le nombre des t entendus. Le classement se fait très simplement d'après le nombre des omissions.
On trouvera un grand nombre d'autres tests indiqués dans le livre de Whipplk (bi65 a» éd. t. i ch. vu sp. 3o5-48). Miss Sharp propose un test pour mettre en évidence les grandes puissances d'attention : on fait lire un texte, écrit au besoin de bas en haut et de gauche à droite, dans lequel ne sont indiq!i>"'s ni les intervalles entre les mots, ni les capitales, ni la ponctuation {b'^ù'^).
i04 PSYCHOLOGIE PEDAGOQIQUB
24. Résultats. L'attention primitù>e est manifeste vers le 5* mois (b235 30); jusqu'à 6 mois, elle apparaît gauche, lente, dirigée vers un seul objet (b235 37). Encore à un an, si l'enfant tient un objet de la main droite et si on en place un autre dans la main gauche, il laisse tomber le premier, incapable de partager son attention entre ces deux efforts.
L'attention aperceptive se révèle à partir du 16® mois, d'abord dans les jeux, puis dans les dessins et les interprétations des choses. L'enfant se montre alors extraordinairement absorbé par ses jeux; mais on aurait tort de conclure à une grande intensité d'attention. Le jeu dérive à lui toute l'énergie disponible de l'enfant, qui est trop faible pour détourner son attention.
Quant kldi matière de l'attention, elle est déterminée par les différents intérêts. La difficulté de fixer longtemps l'attention sur un même objet, le besoin de changement psychologique, est manifeste et se montre d'autant plus grand que l'enfant est plus î-^une (b235 76). Lorsque l'enfant n'est pas à ses jeux' qui sont le grand intérêt du moment, la distractivité est très intense et l'attention est très facile à détourner (blOO 2« éd. t. 1179-81).
Les tests indiqués au numéro précédent ont servi à se rendre compte du plus ou moins d'attention des sujets à partir de 6 ans. Il est clair que ces lests exigent à un haut degré l'intervention de VatLcntion volontaire.
A partir de 6 ans l'attention grandit sans cesse. Taudis que l'enfant ne peut embrasser dans un même champ d'attention que 2 ou 3 points placés à côté les uns des autres, le jeune garçon de 11 à 12 ans en
FONCTIONS PARTICULIÈRES Io5
remarque jusqu'à 4 sans dilUculté. Pour le test des A, C. H, Squirb a noté la graduation suivante dans le nombre d'erreurs commises en un même temps donné : 5,5 à 6 ans; 4,5 à 7 ans; 2,1 à 8 ans et ce chiffre se maintient à peu près le niéaie jusqu'à il ans. A 12 ans il n'y a plus qu'une moyenne de 0,25 faute (b896 371).
Durant les années suivantes les expériences constatent un progrès constant. Mais avec le cours des ans la psychologie de l'individu se complique et, lorsque l'on compare l'intensité d'attention de deux sujets, il ne faut pas trop vite conclure d'une supériorité dans la réussite du testa une capacité plus grande d'attention. On peut seulement dire que l'attention a été plus grande au moment de l'expérience chez celui qui a le mieux réussi. Il importe de donner des tests difficiles pour observer l'intensité d'attention chez l'adoles cent et le jeune homme.