Cf. bl
INTrLLIOrKCE GtMJKALE
d'ailleui*s;rjudiviiîu, qui sail les mettre eiî action, mis en face d'un problème intellectuel, aura tout ce <j^ci"il faut pour en déterminer la solution. Aussi les psjxholopucs, qui ont essayé de se faire par IVibserviition une idt'e do rintclligcnce générale, s'accordent-ils dans l'ensemble sur cette conccjition. Que l'on consklère par exemple lepliénomèmc psychologique placé par Janet au sommet de sa hiérarchie : « Action efficace sur la réalité sociale physique — Action nouvelle avec sentiment de liberté et d'unité» *,en mettant à part les facteurs d'exécution, on retombe sur la conception de BirruT.
Si l'on f-;e place à un point de vue, que Binet n'a certainement pas adopté, à celui de la métaphysique, on retrouA-e comme nécessaires et suffisants pour l'exercice de l'activité intellectHelle les facteurs compréhension, directioj}, invention, c&nsure. Nous aurons une occasion nouvelle de signaler l'accord parfait entre la philosophie péripatéticienne et les résultats des plus belles expériences contemporaines.
La vie inteilecluelle ne s'exerce au dehors que par l'intermédiaire de la vie sensitiA-e ; elle exige pour se traduire en une action sensible un mécanisme formé d'images et de réactions motrices, capable de déclaucher l'action (Cf. bioao 29^5).
Le cours de la vie iîitcllectuelle dans me direction déterminée suppose l'influence de l'activité voloataire. Celte dernière a le pouvoir de maintenir tel ou tel jugement, par suitr. de fair; un triage parmi tous les éléments qui déOlc'it devant le regard de ta conscience.
En déiinitiAe, dans l'exercice de la Aie intelleetueilc, il y a lieu de distinguer :
1° L'exercice de la pensée purement logique, y compris l'influence de la A'olontc pour la maintenir dans une direction donnée : compréhension, direction, censure.
2° L'existence du mécanisme sensitif (complexe d'inia:?,es et de réactions motrice») permettant l'expression extcrieui-* de la pensée.
3^ L'influence de la pensée sur le cours des images aGn dr procurer la synthèse particulière d'images, toujours nouvelle en quelque point, d'où dépend cette expression extérieure. Les anciens scolasliques attribuaient ce pouvoir à la cogtlaiive, ou