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Italie.
Bien que le suicide ne soit pas ce qu'on appelle communément le crime, les statistiques montrent que le plus souvent il y a corrélation entre l'augmentation des suicides et celle des crimes.
Les adolescents et les jeunes gens subissent d'une manière plus accealuée cet accroissement de poussée vers le crime. Pour les suicides de celte catégoiie ou trouve une moyenne annuelle de 19 entre 1830 et 1840, de 60 entre 1901 et 1905, de 80 entre 1906 et 1910. Les meurtres, assassinats, parricides commis avant 20 ans sont dans la proportion de 520 à 513 pour les années 1905 et 1896.
P.sycliologlo pédagogique, iG
a^a PSYCHOLOUIK PEDAOLiUiyUE
La précocité du criminel s' Accentue également d'une manière notable : on trouve un nombre de plus en plus grand de crimes graves commis par des mineurs. Sur 100.000 jeunes gens de 16 à 20ans on compte 4 homicides, sur le même nombre d'adultes 2,2 seulement. D'après Pollitz (b71 t. 1 336), sur 100.000 sujets la criminalité va en croissant de 220 à 816 entre 13 et 16 ans, puis décroît jusqu'à 23 ans de 816 à 448, pour augmenter jusque vers 35 ans, où elle atteint le maximum de 1050.
On a proposé plusieurs explications de la précocité du crime.
1° L'hérédité. Lombroso et son école adoptent la théorie du criminel-né. Les germes de la criminalité se trouvent dans l'homme dès la naissance et l'enfant possède la plupart des tendances malfaisantes caractéristiques du criminel. Chez l'homme normal l'évolution transforme peu à peu ces dispositions, mais par atavisme plusieurs possèdent des anomalies qui s'opposent à ce changenent ; ces stigmates héréditaires s'accumulent dans les générations successives et par suite la criminalité augmente fatalement (bll28-9; blOOl 16-60).
Au Congrès d'anthropologie criminelle de Rome, en 1886,MoRSELLi protestait déjà contre l'importance exagérée donnée au facteur physiologique dans la genèse de la criminalité ; depuis cette époque, des observations attentives ont clairement établi que des enfants à hérédité chargée devenaient honnêtes gens, lorsqu'ils étaient bien élevés; d'après les enquêtes de S. Hall, ceux qui sont placés avant dix ans dans une bonne maison ne manifestent pas dans la suite une moralité inférieure à la moyenne. Les résultats sont en général
d'autant plus heureux que l'enfant est soustrait plus tôt au milieu dangereux ; c'est ainsi que l'a^uvre de N.-D. de Pompéi, près de Naples, qui se charge d'élever les enfants des criminels, pourvu qu'on les lui confie en bas âge, a formé nombre de très honnêtes ouvriers et a même donné de bons prêtres à la société*. La t.'ue ancestrale ne conduit donc pas fatalement au crime; elle cause le plus souvent un état nerveux débile, une dégénérescence, c'est-à-dire : « un affaiblissement congénital dans les moyens d'adaptation au milieu » (bl094 82), mais une bonne éducation peut empèclier que ce déficit n'aboutisse à des résultats contraires à l'ordre moral et social. 11 est vrai cependant que cette débilité congénitale, influant défavorablement sur le système nerveux, cause des troubles dans la vie sensltive et le régime des images ; la volonté auia (lonc presque toujours à souffrir d'un des déficits indiqués au début du n° 56, et, toutes choses égales d'ailleurs, se laissera plus facilement entraîner. En es sens, mais en ce sens seulement, la dégénérescence constitue un tei-rain favorable à la criminalité. Ces conclusions ressortent de toutes les observations des psj'chiutres. Elles ont très nettement établi deux points : la tare des parents, l'alcoolisme par exemple, aboutit presque toujours à la génération d'enfanls plus ou moins dégénérés, mais la tare caractéristique de cette débilité peut être très différente de celle des parents. 2" Désorganisation de lu f.i:nillt;. Lorsque la famille n'a pas le prestige moral qui lui donne de l'autorité, les mauvaises tendances de l'enfant n'ont pas de frein extérieur, et, comme sa jeunesse ne lui assure qu'une
1. Oapizio edacatu'O pei figH du ca/cerati, fondé par Bartolo Loï<GO eu 1391.
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médiocre force de résistance intérieure, lesinclinations perverses deviennent trop vite des habitudes impérieuses p, tenaces (n° 53 p. 223). Ajoutons que la famille, ne s'imposant pas à ienfant ou le négligeant, l'abandonne ainsi à lui-même et à Tinfluence des mauvaises compag"nies décisive lorsqu'elle n'est pas combattue. Les études faites sur la criminalité de l'enfance signalent presque toutes à la base une organisation défectueuse de la famille, des circonstances qui ont livré l'enfant sans défense à lui-même et aux influences mauvaises (bi085;^1098; blOGi 93-124; bll45; etc.).
3° L'absence de principes religieux. L'adolescent et le jeune homme ne sauraient avoir de force de caractcresansun ensemble de principes directeurs (n°551°). La religion donne un ensemble parfaitement un et constitué; cette synthèse a été détruite dans l'esprit d'un g'rand nombre d'enfants, et leur a-t-on donné en échange un autre point d'appui? 11 faudrait redire ce que nous avons remarqué sur le g-rand danger de troubler, d'amoindiir le seniiment religieux chez l'enfant (no55 V II). Les observateurs, en se plaçant sur le seul terrain des faits, font les constatations suivantes : a L'école laïque, Lenseigneuient lion confessionnel, a tenté vainement d'exercer une induence moralisatrice qui fût capable à elle seule d'égaler celle de l'éducation familiale etde l'éducation religieuse... Il eût fallu inviter les paients à redoubler d'cilorts pour combler la lacune duc à la disparition progressive de l'éducation éthico-religieuse... La ruine de l'idéalisme religieux avant qu'un type social se soit imposé à la multitude a entraîné une crise de tous les sentiments altruistes et sociaux'. » (bl094 106-8). La valeur inhibitrice d'un idéalisme social pour moraliserla jeunesse
FAUTES VOLONTAInnS a^S
n'a pas été constatée par les faits; si l'on consulte d'ailleurs les aptitudes de l'enfant et de l'adolescent, elles ne montrent que bien peu de réceptivité pour un tel frein. Il reste donc que l'enseignement sans religion est incontestablement une des causes de la criminalité actuelle, puisqu'il enlève à la volonté de lenfantie point d'appui que l'o^n ne remplace pas. Un enfant, dont la volonté n'a pas pris l'habitude de l'efTort, est un adolescent ouvert à toutes les influences vicieuses; dès lors une occasion impulsive criminelle le trouvera sans force de résistance, même tout disposé à céder. Fouillée fait remarquer qu'en 1897 sur 100 enfants détenus à la Petite-Roquette 2 seulement sortaient de l'école religieuse (bllOl 159); sans doute des conclusions Mtjic^iiea ne se tirent pas légitimeniciit de statistiques aussi partielles, mais on ne fait que déduire les conséquences immédiates des résultats expérimentaux en aiTirmant que, sans un ensemble de principes fermement établis, aucune volonté ne saurait être vraiment forte.
4" U éducation liber taire. On prùno. comme un dogme le cul! e de r individualité ^An^ remarquer le plus souvent que cette formule est susceptible de la plus dangereuse interprétation. Conduire l'enfant à devenir quelqu'un, à être un homme de caractère, sachant ce qu'il veut, capable de vouloir énergiquement ce qu'il voit être le bien, c'est là en effet un but qu'on ne saurait poursuivre avec trop de zèle. Mais le culte de l'individualité dît dans bien des cas le respect del'iniliative de l'enfant aux dépens de l'éducation par autorité. Il suffît de se reporter à ce qui a été dit de l'effort volontaire pourconstalerrénormité de l'erreur (n° 53p. 223). L'enfant livré à lui-même fera, ce qui lui plaît, en
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d'autres termes sa volonté ira dans le sens du moindre effort. Il dépensera peut-être une grande somme d'activité physique, s'appliquera avec intensité à l'occupation choisie, mais ce n'est pas en cela que sa volonté se fortifiera. Avoir une volonté forte n'est pas vouloir avec ardeur, tous les passionnés seraient à ce corniste des hommes de caractère; mais c'est avoir sa volonté entre ses mains et pouvoir l'appliquer dans le sens indiqué par le devoir malgré toutes les iiîipulsions contraires. Or l'initiative encouragée chez l'enfant ne développera pas l'effort par elle-même. Certes il faut habituer l'enfant à agir de lui-même, à se rendre compte de ce qu'il fait, des motifs pour lesquels il agit, il faut donnera ses bonnes dispositions naturelles l'occasion de s'exercer spontanément, mais il faut habituer l'enfant à cette initiative sous le contrôle de la raison, dans le but du devoir, sous la direction de l'autorité.
« Tous ces pédagogues de la liberLo, écrit Fohster, partent du principe juste qu'une discipline qui ne consiste qu'en dressnge et en contrainte, loin de développer la personnalité de 1 élève, lui fait courir au contraire de graves dangers. Mais ils ne voient pas que la discipline de la liberté, au sens où ils V entende ni, lui en ferait courir de plus graves encore. La véritable personnalité de l'homme gît au plus profond de sa vie spirituelle, nous ne la développf)ns que dans la mesure où nous aidons l'âme à prendre de l'etupirc sur les sens et les passions. Mais cette maîtrise de l'âme, cette spirilualisation de l'iiomnic tout entier, ne se conquièrent que de haute lutte. Nous ne deveisons personnels qu'en résistant à l'expanslou pure et simple de notre individu. Plus celui-ci se laisse aller, plus notre personnalité s'atrophie... Le culte de l'individualit .' liiire conduit incvilablemenl à développer toutes les passion toutes les susceptibilités, toutes les convoitises d'un hoaiiue et à l'as ujetlir au monde extérieur. La liberté aboutit ainsià
îa servitude. Non, on n'atteindra à la liberté et à l'indépendance vraies que par la voie de la discipline et de la victoire !sur soi-mèuie... Les hommes d'aujourd'hui sont pareils au statuaire qui jetterait son marteau en s'écriant que le bloc est plus beau que la statue et que sculpter c'est contrecarrer la nature dans sa gloire. » (b5g tr. fr. ii8-ao). La parole déjà citée de Morselli est à redire: «Toute notre vie mentale est un contraste entre l'inhibition et l'impulsion, et tout ce qui est vraiment noble et grand est d'origine inhibitrice. »
En définitive les lois psychologiques s'accordent avec les faits pour assigner à la criminalité les composantes suivantes :
1' Un ensemble de tendances sensitives dans lequel les tendances impulsives violentes sont développées à rencontre des tendances sensitives inhibitrices telles que la peur, la pudeur, etc.
20 Une débilité de volonté qui laisse l'empire aux passions sensitives et même se met avec ardeur à leur service.
Cette faiblesse de volonté a dans certains cas sa cause partielle dans une dégénérescence du système nerveux, origine de ce défaut que nous avons appelé e.vpIosion[n''b6p. 234) ; mais ses deuxcausesprincipales sont l'absence d'un système précis et ferme de jugements de valeur et le manque d'habitude de l'effort volontaire.
59. Fautes contre la chasteté. Si l'homme est prédisposé au mal en raison de la difficulté pour la volonté de commander selon la raison alors qu'elle est sollicitée par les impulsions sensibles, ceci est tout particulièrement vrai en matière de chasteté. Les tendances sont alors spécialement impérieuses, et cela dans l'Intérêt de la conservation de l'espèce humaine.
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En exposant les grandes lignes de la théorie de FnEUD (no 7 p. 32), nous avons reconnu qu'elle contenait une part de vérité. Dans la vie animale toutes les tendances sont groupées sous une même finalité dynamique, la conservation de l'espèce. Chez l'homme elles ne perdent pas cette ordonnance fonctionnelle, -puisque le régime de ses sensations, de ses instincts sensitîfs est semblable dans l'ensemble à celui de la bête, mais elles ont simultanément une finalité plus haute, celle d'être des mécanismes au service de l'activité intellectuelle (n» 7, n° 46), et par suite s'harmonisent sous l'influence de la volonté selon des lignes que, laissées à elles-mêmes, elles ne suivraient pas. Si la volonté n'exerce pas son action inhibitrice, son pouvoir exécutif de contrôle et de censure, les impulsions sensitives se grouperont normalement autour de la tendance à la reproduction de l'ospèce, et cette dernière prendra un rôle dominateur et prépondérant.
A ce point de vue, l'éducation de la chasteté commence a(,>ec le berceau; l'homme n'est pas fait pour se développer seul, sans contrôle et direction, il a pour sa seule vie sensitive besoin plus qu'aucun autre animal des soins vigilants de ses parents. Les lois d'individualisation et d'évolution des tendances instinctives (n° 52) ne laissent aucun doute sur l'impérieuse nécessité de veiller sur les mouvements et les contacts de reniant; S- Hall déclare contraire aux faits cette opinion qu'il n'y a pas lieu de surveiller l'instinct de la reproduclion avant 13 ans, sinon pour écarter les spectacles indécents et les paroles malsonnantes.
(( Il ne faut pas oublier, déclare P. F. Thomas, qu'il se rencontre des enfants d'une telle excilabilité génési<iue, que, pour eux, les moindres provocations sont à redouter. Le D'
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FoJîssAGRivns, l'an des maiîrcs qui ont le naieux observé les enfants, et dont les ouvrages, quoique anciens déjà, sont parmi les plus riches en excellents conseils, n'iiésite pas à déclarer que ce n'est pas seulement le petit lit qu'il faut surveiller de près, mais aussi le berceau. Combien de parents soupçonnent ce danger? Les g-estes, la tenue et les propos des parents ne sont pas moins à surveiller lorsque l'enfant précoce commence véritablement à penser : observez-le plulùt lorsque le père et la mère causent ensemble; avec quelle attention, tout en paraissant lire dans son livre d'images, il prête l'oreille à ce qui se dit, habile à reconnaître ce qu'on voudrait lui cacher, comme s'il était averti par un secret instinct, toutes les fois qu'on aborde à des terres réservées. C'est ahirs que la moindre parole imprudente peut avoir sur sou imagination une influence regrettable. Elle suffit à proA^oquer des rêveries obsédantes, des recherches inquiètes et finalement ces secousses physiques et morales que l'on voudrait à tout prix éviter. Ils font donc preuve d'une bien grande ignorance, tous ceux qui, pour excuser leur liberté de langage, répètent celte phrase si souvent entendue : « Nous pouvons parler tout haut, l'enfant ne peut pas nous comprendre. » (bi52 ^ô-C).
Les observations en cette matière présentent les plus grandes difficultés^ mais le peu qu'elles atteignent suffît à montrer combien est précoce la faute volontaire contre la chasteté. En laissant de côlé les cas anormaux, on constate que même chez des normaux le vice impur est souvent développé bien avant la puberté. Dans son livre La psychologie du vice infantile. Van Brabant donne les statistiques résumant une enquête qui porte sur 7450 filles et H049 garçons de 6 à 14 ans fréquentant les écoles primaires belges: 296 garçons et 189 filles sont des vicieux corporels reconnus (bi217 39-49). Ajoutons avec l'auteur que ce vice est loin d'être signalé selon sa ficquencc, car il est le vice solitaire, le vice secret par excellence. Les constatations de ceux qui connaissent de près
certaines catégories d'adolescents ne sont pas plus optimistes. Dans un livre bien étudié Vâme de V adolescent un professeur de l'Université française fait les déclarations suivantes : « Le vice solitaire a de nombreux adeptes parmi les adolescents de tous les pays et de toutes les conditions... (Parmi nos lycéens) ceux qui réussissent à se préserver ne doivent cette immunité qu'à une organisation bien équilibrée où les phénomènes de la croissance se produisent par gradations insensibles sans compromettre ni la santé physique, ni la santé morale. Par malheur ces privilégiés sont rares et, en l'absence de tout effort pour l'enrayer, peut-être de l'idée qu'il y aurait quelque chose à faire en ce sens, le fléau exerce partout ses ravages et apparaît comme un des principaux destructeurs d'énergie, d'autant plus que de l'avis unanime, c'est au moment de la puberté et même un peu avant, de douze à quatorze ans, qu'il fait le plus de victimes, c'est-à-dire à un âge où les nouvelles fondions en voie de genèse peuvent être irrémédiablement compromises. » (b97 28-30). Les lois de spécialisation des tendances sensitives (n° 52 p. 217) laissent prévoir les redoutables conséquences de ces perversions précoces pour la fécondité du mariage et la moralité future de l'adulte.
Cette impulsion vers le vice n'est cependant nullement irrésistible; tous ceux qui ont connu les enfants et les jeunes gens le savent très bien. Le professeur suédois Seved Ribbing disait à une réunion d'académiciens : « J'ai reçu de multiples confidences d'étudiants sains, vigoureux de corps et d'esprit, et ils m'ont dit que je n'avais pas encore mis suffisamment eu lumière la facilité qu'il y a à réprimer et à dominer les instincts sexuels. Pendant mes vingt années
de pratique médicale, j'ai eu l'occasion de traiter beaucoup de personnes et particulièrement beaucoup de jeunes gens des classes les plus diverses de la société; il m'est venu des représentants de toutes les religions et des partisans de tous les systèmes de morale, des hommes ayant eu une vie pure et d'autres ayant un passé de pécliés, eh bien ! je n'en ai jamais rencontré mi seul qui ait déclaré impossible la complète maîtrise de soi-même — pourvu naturellement que la bonne volonté ne fasse pas défaut. » ^ Mendousse, après avoir parlé de cette quasi-universalité du vice solitaire, ajoute : « Je crois pouvoir affirmer, d'après des données sérieuses, que dans les collèges dirigés par les Jésuites ou le Clergé les exceptions sont un peu plus nombreuses qu'ailleurs. » (b97 29). Tous ceux qui ont connu des enfants et des adolescents catholiques, élevés dans un milieu catholique, seront plus que de son avis, même pour les sujets « dont l'organisation n'est pas bien équilibrée et chez qui les phénomènes de croissance ne se produisent pas par gradations insensibles ».
La cause du mal n'est donc pas dans une irrésistible impulsion; mais il faut indiquer les mêmes principes que pour le crime avec certaines modalités spéciales. Le grand facteur est surtout la faiblesse de volonté et l'absence de principes directeurs, eu particulier de la religion. La foi religieuse est en effet très efficace contre le vice solitaire; les motifs raisonnables qu'elle présente pour s'abstenir, présence de Dieu, crainte de ses jugements, etc., ont toute leur valeur dans les circonstances où l'enfant est sans témoin et livré à