‹ Quelques pensées sur l'éducationChapitre 106 sur 176 · DES CRIS ET DES PLEURS CHEZ LES ENFANTS · texte numérisé non relu

DES CRIS ET DES PLEURS CHEZ LES ENFANTS

pensée vers d'autres objets1, le sourire moqueur avec lequel on accueille l'enfant, voilà peut-être au début la méthode qu'il convient d'appliquer. Mais en cela il faut considérer les circonstances et aussi le tempérament particulier de l'enfant. On ne peut établir de règles invariables sur ce point; il faut s'en rapporter à la sagesse des parents et du gouverneur. Mais ce que je crois pouvoir dire en général, c'est qu'il faut combattre sans relâche les pleurs de cette espèce, et qu'un père, par son autorité, doit pouvoir toujours les arrêter, en mettant dans son regard et dans ses paroles plus ou moins de sévérité, selon que les enfants seront plus ou moins avancés en âge et d'un tempérament plus ou moins opiniâtre. Sous ces réserves, il faut toujours imposer silence à leur manie de pleurnicher et les obliger à rentrer dans l'ordre.

I. liien ne vaut, en effet, pour apaiser reniant, la méthode des dérivatifs. Mobile et oublieuse, la pensée de l'enfant se laisse facilement divertir vers d'autres objets.

Page 1