A Holyweli, dans le Flintshire
5. C'est vers le milieu du dix-septième siècle que la mode des bains froids se généralisa en Angleterre. Elle venait, dit-on, de Hollande.
quence pour des enfants, les enfants étant trop délicats pour supporter un pareil régime. Qu'on veuille bien alors considérer comment les Germains autrefois traitaient leurs enfants, comment les Irlandais les traitent aujourd'hui, et l'on reconnaîtra que les enfants aussi, quelque délicats qu'on les suppose, peuvent sans aucun danger se baigner non seulement les pieds, mais le corps tout entier, dans l'eau froide. Il y a aujourd'hui même, dans les montagnes d'Ecosse, des dames qui au cours de l'hiver soumettent leurs enfants à ce régime, sans que l'eau froide leur fasse mal, même quand elle est pleine déglaçons.
8. Je n'ai guère besoin d'insister sur la natation : il faut l'apprendre à l'enfant sitôt qu'il est assez âgé pour cela et quand on a quelqu'un qui puisse l'exercer1. C'est un art qui sauve la vie de bien des gens. Les Romains le considéraient comme si nécessaire qu'ils le plaçaient au même rang que les lettres2. Ils avaient une espèce de proverbe pour désigner un homme sans éducation et qui n'est bon à rien. Ils disaient de lui : « Il n'a appris ni les lettres ni la natation, » nec litteras didicit nec natare. Mais outre le protit d'acquérir un art qui peut rendre service à l'occasion, il y a de si grands avantages pour la santé à se baigner fréquemment dans l'eau froide pendant les chaleurs de l'été, que je ne pense pas qu'il soit nécessaire de discourir longuement pour recommander cet exercice. Seulement on doit avoir soin de ne jamais entrer dans l'eau quand on est
1. « Gargantua nageoit en profonde eaue, à l'endroit, à l'envers, de cousté, de tout le corps, des seuls pieds, une main en l'aer, en laquelle tenant nng livre, transpassoit toute la Seine sans iceluy mouiller... » [Rabelais, livre I, ch. xxiii.) — « Dans l'eau, si l'on ne nage, on se noie, et l'on ne nage point sans l'avoir appris... Emile sera dans l'eau ci mime sur la terre ». (Emile, 1. II).
2. Locke aurait dû nommer les Grecs avant les Romains. « Quand les anciens Grecs vouloient accuser quelqu'un d'extrême insuflisance, ils disoient eu commun proverbe « qu'il ne sçavoit ny lire ny nager ». (Montaigne, II, xxxiv.) Le proverbe grec était fi^zs v£îv, //•/■;?£ ypiij.fj.uix
encore (oui échauffé par la marche, ou qu'on a le sang et le pouls troublés par quelque émotion.