‹ Quelques pensées sur l'éducationChapitre 78 sur 176 · L'USAGE DU FOUET · texte numérisé non relu

L'USAGE DU FOUET

crois que si vous avez à votre service un domestique discivt », qui puisse tenir auprès de votre enfant la place d'un gouverneur (si vous avez un gouverneur, il n'y a plus de difficulté), il vaut mieux que la douleur de la punition soit directement infligée à l'enfant par une autre main que la vôtre, mais avec votre permission et en votre présence. De cette façon, l'autorité des parents est mieux sauvegardée, et te ressentiment de l'enfant, pour la douleur qu'il a supportée, se retourne sur la personne qui la lui a directement causée. Car je veux, on le sait, que le père n'en vienne que rarement aux châtiments corporels, et cela, quand il y a nécessité pressante, quand il n'y a plus d'autre remède; et alors il convient peut-être que le châtiment soit infligé de telle sorte que l'enfant ne puisse l'oublier-.

84. Mais, je le. répète, les châtiments corporels sont de toutes les corrections !a plus mauvaise ; c'est par conséquent la dernière qu'il faille employer, et seulement dans les cas extrêmes, après qu'on aura essayé de tous les moyens plus doux et qu'on en aura reconnu l'impuissance. Si l'on suit exactement ces règles, on n'aura que rarement besoin d'en venir aux coups. Il n'est pas à supposer en effet qu'un enfant veuille souvent résister dans une circonstance particulière à l'ordre que lui donne son père, et il est probable qu'il ne le voudra jamais. D'autre part, si le père a soin de ne pas interposer son autorité absolue et ses ordres péremptoires, soit dans les actions puériles et indifférentes, où l'enfant doit jouir de sa liberté3, soit à propos de ses études et de ses progrès, en quoi il ne faut jamais lui faire violence, il ne reste que la prohibition de quelques actions vicieuses qui puisse donner lieu à dea

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