C'est-à-dire d'après les règles exactes du syllogisme
2. La «philosophie naturelle » était alors l'expression consacrée pour désigner la physique et toutes les sciences relatives à la nature.
5. C'est-à-dire disciple d'Aristote. On sait que tout le moyen âge avait vécu dans l'admiration superstitieuse d'Aristote. « Il semblerait, dit ailleurs Locke, à voir le culte des hommes du moyen âge pour ce philosophe, que Dieu se fût contenté de faire de l'homme un animal à deux pattes, en laissant à Arisiote le soin d'en faire un animal pensant. »
4. C'est l'influence de Descartes qui avait succédé à celle d'Aristote dans les écoles de philosophie.
QUALITÉS MCIssMliis D'UN GOOtBftHEBR. 131
les plus nécessaires à acquérir et <|iii réclament le plus les soins et l'assistance d'un maître, sont généralement négligées et passent pour inutiles, au point que le précepteur ne s'en préoccupe que peu ou même pas du tout. Le latin el la science, voilà ce dont on fait grand bruit. On alla lie tout le prix de l'éducation aux progrès du jeune homme dans (les études dont une grande partie n'a point de rapports avec l'état du gentleman. Çe^jnj/iMuM^W, c'est qu'il possède la connaissance des affaires, que sacorb. duite soTt conforme à son rang, et qu'il prenne dans son P§I§JLne place émin ente etjitilfi.
Toutes les fois qu'il pourra dérober à ses fonctions quelques heures de loisir, ou que, désirant se perfectionne)' lui-même dans cerlaines parties des sciences auxquelles son gouverneur n'aura pu que l'initier légèrement, il s'adonnera à quelque élude particulière, les premiers éléments qui lui auront été inculqués dans sa jeunesse suffiront pour ouvrir les voies à son activité et le conduire aussi loin que ses désirs le pousseront ou que ses talents lui permettront d'aller. Ou bien, s'il croit pouvoir économiser et son temps et sa peine, en se faisant aider par un maître, dans cerlaines parties difficiles d'une science, il lui sera loisible alors de s'adresser à un homme qui possède celte science à fond, et de choisir celui qui lui paraîtra le plus capable de servir son dessein. Mais pour initier un jeune homme à toutes les connaissances, autant qu'il est nécessaire dans le cours ordinaire des éludes, le gouverneur n'a besoin que d'une instruction ordinaire l.
Il n'est pas nécessaire qu'il soit un érudit achevé, ni qu'il possède en perfection toutes ces sciences, dont il suffit qu'il donne au jeune gendeman une légère teinture, par des
A I . <j L'éducation est le fort et l'instruction est le faible du système de Locke -. par suite il aUache trop peu d'importance à l'instruction du précepteur, tandis que dans les écoles publiques on ne se préoccupe pat assea du caractère et d>:s qualités morales .du maître. »
(.Note du l)r Scbuster.)
vues générales ou dans une esquisse abrégée1. Le gentleman qui veut aller plus avant dans la science doit se réserver de le faire plus tard, d'après son génie propre et par son travail personnel : car personne n'a jamais fait de grands progrès dans une étude, ou n'est devenu éminent dans n'importe quelle science, pendant qu'il était encore sous la direction et la tutelle de son maître.
La grande affaire du gouverneur, c'est de façonner les manières et de former l'esprit ; d'établir chez son élève de bonnes habitudes, les principes de la vertu et de la sagesse; de lui donner peu à peu une idée du monde, de développer en lui la tendance à aimer et à imiter tout ce qui est excellent et louable ; et pour atteindre ce but, de le rendre vigoureux, actif et industrieux. Les études qu'il lui propose ne doivent avoir d'autre but que d'exercer ses facultés, et d'occuper son temps, en le détournant de la paresse et de la flânerie, en lui apprenante s'appliquer, à prendre de la peine, enfin en lui inspirant quelque goût pour les choses qu'il doit ensuite achever d'apprendre par son propre travail-. Quel est le père en effet qui compterait que, sous la direction de son précepteur, un jeune gentleman pourra devenir un critique accompli, un orateur ou un poète, approfondir la métaphysique, la philosophie naturelle ou les mathématiques, être un maître dans l'histoire ou la chronologie? Il faut lui enseigner sans doute quelque chose de tout cela, mais seulement, si je puis dire, pour qu'il entr'ouvre la porte de la maison et jette un regard
1. L'instruction telle que l'entend Locke est vraiment un peu super- Gcielle et un peu légère. Son idéal est bien celui de Montaigne : « Je n'ay gousté des sciences que la crouste première, et je n'en ay retenu qu'un gênerai et informe visage : un peu de chasque chose, et rien du tout, à la françoise. »
2. Conterez Montaigne : a Aprez qu'on luy aura apprins ce qui sert à le taire plus sage et meilleur, on l'entretiendra que c'est que logique, physique, géométrie, rhétorique; et la science qu'il choisira, ayant desja le jugement formé, il en viendra bientôt à bout, s (Essais, 1. I, ch. xxv.)