‹ Rapports et témoignages du Comité spécial de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada auquel ont été référées la pétition des habitans du Comté de York, celle des habitans de la Cité de Montréal et autres petitions se plaignant de griefsChapitre 41 sur 93 · Comment cette gazette a-t-elle été conduite · texte numérisé non relu

Comment cette gazette a-t-elle été conduite

Je considère que cette gazette à toujours été conduite avec la plus grande prudence, et la plus grande sagesse et impartialité.

Jacques Viger, écuyer, a ensuite été appelé de nouveau, et examiné

comme suit : — *' * '»rr> cr"

634. — Etiez-vous un des grands-jurés de la cour du banc du roi du district de Montréal, pour les matières criminelles, eu septembre 1828 ?

J'étais un des grands-jurés de cette cour.

635. — Parmi les «actes d'accusations (indictments) qui furent soumis aux grands-jurés de cette cour, s'en trouve t-il un contre un nommé Joseph Brazeau et autres, pourr/of, en abattant un ou des Mais ?

Le premier jour de la cour, il nous fut présente un acte d'accusation ou (indictment,) contre Joseph Brazeau, fils, Jean Olivier et autres, dont je ne me rappelle pas les noms. C'était pour un riot, et pour avoir coupé et abattu un Mai.

636. — Cette accusation a-t-elle été rejetée par les grands-jurés ?

Oui, elle fut rejetée.

637. — Un second acte d'accusation (indictment) de la même nature pour le même délit, et contre les mêmes personnes, vous fut-il soumis dans le même terme ?

Oui, et c'est je crois le 5 du même mois, que ce second acte d'accusation, pour le même délit et contre les mêmes personnes, nous fut présenté.

638. — A-t-il été produit de nouveau un autre témoin la seconde fois que l'on a soumi l'accusation aux grands-jurés.

[Ajourné à lundi prochain.

Lundi, 26 janvier 1829.

Presexs : — MM. Viger, Hoir?/, Cuviïïier, Lcslie et Bourdagcs.

Témoignages.

M. Viger au fauteuil.

, „. , Jcan-Jusrph Girouard, écuver, a comparu et a été examiné comme

éruyer. SU1* '

• ; . ~~~? 639. — Quelle est votre résidence et qualité ?

36 janvier • j0 demeure à Saint-Benoit, dans le comté d'York, et j'exerce la profession • de notaire.

640. — Etes-vous officier de milice, et quel est votre grade ? J'ai été capitaine d'une compagnie de milice dans le 1er, bataillon du comté d'York, sous les ordres du lieutenant-colonel Dumont.

641. — N'êtes-vous pas un des officiers du 1er. bataillon du comté d'York qui, dans le cours de l'hiver dernier, ont renvoyé leurs commissions au lieutenant-colonel Dumont ?

J'étais capitaine dans le 1er. bataillon du comté d'York, et je suis un des officiers de ce bataillon qui ont renvoyé leurs commissions à M. Dumont.

642. — Quelles raisons ont pu vous engager à remettre votre commission ?

J'ai fait connaître ces raisons au Lient. Col. Dumont, comme l'ont fait plusieurs autres officiers de son Bataillon, en lui renvoyant leurs commissions, dans des lettres qu'ils lui adressèrent dans le mois de janvier 1828,1a conduite et les démarches de M. Dumont, n'avaient évidemment pour but que défaire servir l'autorité dont-il était revêtu comme commandant le 1er bat. du comté d*Yofk aux vues de l'administration d'alors, d'employer le bras de l'exécutif a venger de prétendues injures qui lui étaient personnelles, ou de récompenser ses partisans et de punir ceux qui lui avaient été contraires dans les deux dernières élections.

Lorsque je remis ma commission, il avait déjà fait destituer un grand nom bre d'officiers qui étaient tous des citoyen-; extrêmement respectables, qui avaient l'estime et la confiance de leur concitoyens; il leur avait substitué des officiers pour la plupart sans qualifications, déjeunes personnes et autres, sans propriétés, sans éducation ou sans caractère, des gens qui n'avaient d'autres titres à cette honneur, et à la protection du lient, col. Dumont, «pie le parti qu'ils avaient pris en sa faveur lors de la dernière élection.

Il me répugnait de servir sous un homme qui exerçait la délation et la persécution contre tous ceux qui ne voulaient pas abandonner la cause de leurs compatriotes.

643. — Y-a-t-il eu beaucoup d'officiers de milice destitués dans le comté d'York, depuis le commencement de 1827 ?

La destitution la plus nombreuse a été faite par l'o.idre général de milice du 12 juillet 1827, depuis ce teins il y a eu encore diverses destitutions par plusieurs ordres généraux', mais en moindre nombre. Le lient, col. Dumont a aussi donné plusieurs retraites «l'on peut considérer comme des destitutions.

644. — Des raisons semblables n'ont-elles pas aussi empêché la promotion, de quelques officiers de votre battaillon ?

< Fui, je produis au soutien de mon opiuion une lettre du lient col. Dumont, la quelle est comme 6uit — -

SU

Témoignages.

« St. Eustaehe, 29 juillet 1828. J. j. Girouanl,

écuyer.

" Mon cher monsieur, > * »

26 janvier 1829.

" Le lieut. col. De Bellefeuille est venu aujourd'hui pour compléter l'organisation de mon battaillon, et comme je vous l'ai dit je vous ai recommandé comme major. Ceci a mis dans l'opéra, M. Eug. (Jlobensky a dit que M. Smith ne méritait pas d'avoir cette place, puis-que le gouverneur avait déplacé des officiers pour avoir signé des papiers contre lui, que Smith était pire, qu'il avait commandé ses miliciens pour s'assembler chez Rochon pour signer la requête contre le gouverneur, requête infâme ; que lui même avait signé cette requête. Messieurs, ai-je dit, j'ai fait mon devoir en nommant M. Smith major ; que je ne devais pas porter ces plaintes contre lui sur des oui dire ; vous le savez me dit on ; non, on parle bien ou sont les preuves ; faites votre devoir, moi je ferai le mien ; hébieu on se servira de votre canal, pour les faire parvenir a son Excellence ; je les transmettrai, pourvu que ca soit respectueux ; je vous avertis du tout afin que vous préveniez le coup.

Votre ami,

(signé)

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