LIV. III, CHAP. II
évaporer doucement au bain-marie l’alcool qui avait macéré avec la cétine du commerce, ainsi que ceux qui avaient servi à faire les deux premiers lavages bouillants. Le résidu de leur évaporation commençait à se figer à 32° ; à 23° il présentait beaucoup de cristaux de cétine et une huile jaune. On a séparé ces substances par la filtration.
Remarques Ç}q3. Elle était jaune, elle exhalait l’odeurde la césar cette u }
i’huiie. tine du commerce, et n’avait pas d’action sur les réactifs colorés. A i8°, elle était encore fluide. Sa solubilité dans l’alcool à 0,821 était sensiblement plus grande que celle de la cétine fusible à 49° 5 elle était très difficile à saponifier par la potasse : cependant on est parvenu à la convertir en acide margarique , en acide oléique , et en une matière grasse non acide fusible à 20° environ, qui m’a paru congénère de l’étlial.
694* La petite quantité de Lliuile extraite de la cétine, ne m’a pas permis d’en faire un examen suffisamment précis pour que je puisse lui assigner un rang définitif dans la classification des corps gras , mais tout porte à croire qu’elle appartient au quatrième genre de ces corps. Il serait curieux de savoir si cette huile serait à la cétine ce qu est l’oléine aux stéarines.
695. L’huile dont je viens de parler rend la cétine à laquelle elle est unie plus fusible, puisque celle du commerce se fond à 44° 5 elle la rend aussi plus soluble dans l’alcool à 0,821, puisque 100