LIV. IV, CII A P. I
709. Aucune des graisses dont nous parlons n était acide , soit qu on les etendît sur un papier de tournesol , soit qu’on en mêlât la solution alcoolique avec l’extrait aqueux de ce principe colorant.
^ II. Des changements de nature que tes graisses éprouvent par faction de ta potasse.
74o. 100 parties de chaque sorte de graisse ont été saponifiées par la potasse caustique à la chaux ; le savon a été décomposé par l’acide tartarique : on a obtenu une graisse acidifiée et un liquide aqueux tenant en dissolution du bitartrate de potasse, de la glycérine ^ et dans quelques cas un principe odorant. On a distillé le liquide aqueux , auquel on avait ajoute les lavages de la graisse acidifiée ; on a neutralisé le produit par l’hydrate de baryte quand 011 lui a trouvé la propriété acide , et on a pesé le sel à l’état sec. Quant au résidu de la distillation, on en a séparé la glycérine au moyen de l’alcool concentré ;on a fait évaporer ce dernier, et on a pesé la glycérine à l’état sirupeux;
on a tenu compte du tartrate de potasse que l’alcool avait dissous *.
Plus loin ( livre V, chapitré 11, section ire, ^ 2 j on verra un moyen plus exact d’estimer le poids de la glycérine.
Poids comparés des produits de la saponification avec ceux des graisses naturelles .
74 1* On a obtenu par ia saponification de îoo parties de graisse
d’homme. de porc, de mouton, de bœuf.
Graisse acid, hydrat. . 95,a4 . . . 95,oo . . . 96,54 . . . 96,co
Glycérine 10,00 . . . 8,4o . . . S,oo . . . 8,6o
Sel de baryte. . . (inappréc.). .{idem.) . . o,3o . . (inappr.)
y42* Les graisses saponifiées étaient entièrement acides; car en les unissant à la baryte, puis en traitant leur combinaison par l’alcool , on n’en séparait pas de substance grasse non acide. Il est superflu de dire quelles rougissaient fortement le tournesol.
7/jo. Elles étaient moins fusibles que les graisses d’ou elles provenaient ; car la graisse acidifiée d’homme se congelait en grande, partie à 35° : le thermomètre, plongé dans la graisse acidifiée de porc, descendait à 09° et montait à 4°%5 ; dans celle de mouton, il descendait à 48° et remontait a 5o°; dans celle de bœuf, il s’arrêtait à 48% et dans celle de jaguar à 56°.
744- Les graisses acidifiées avaient une tendance plus grande à cristalliser en aiguilles que les graisses naturelles.
745. Elles étaient solubles en toutes proportions dans 1 alcool d une densité de 0,821 bouillant. On pouvait, jusqu’à certain point, se servir de ce liquide