‹ Recherches chimiques sur les corps gras d'origine animaleChapitre 189 sur 312 · LIV. IV, G 11 A P. II · texte numérisé non relu

LIV. IV, G 11 A P. II

Oléatc de potasse.

cristallisait pas aussi bien que l’acide stéarique des graisses de mouton , de bœuf et de porc , et sa combinaison avec la potasse dissoute dans l’alcool chaud se précipitait en gelée.

838. L’acide oléique qu’on en a séparé avait toutes les propriétés physiques et chimiques de l’acide oléique des autres graisses.

§ [ÏI. Analyse du beurre par l'alcool .

83 1. Pour examiner les analogies que les principes immédiats du beurre de murs pouvaient avoir avec les espèces des corps gras que j’ai décrites dans le second livre , j’ai traité ioos de beurre par l’alcool. J’employais environ un litre d’alcool dans chaque traitement ; le premier lavage a été fait par digestion , les autres ont été faits à la température de 8o°; les trois premiers étaient acides, les suivants ne l’étaient pas sensiblement. Les cinq premiers lavages ont été réunis et distillés ; l’huile qu’ils ont donnée sera examinée sous le titre d'huile n° 1. Quant à la substance grasse solide qui se dépose par le refroidissement des solutions du beurre dans l’alcool bouillant, ce n’a été qu’à partir du quatrième lavage qu’il s’en est séparé une quantité notable. Jai continué les lavages jusqu’à ce que tout le beurre eût été dissous et que la partie concrète se fût déposée sous la forme de petits cristaux que j’examinerai sous le nom de stéarine ( car la substance grasse qui se sépare des derniers lavages à l’état li-

quicle d’abord , et qui se solidifie ensuite , est plus fusible que la substance grasse qui se dépose à l’état de cristaux ; la première se fond à 55% la seconde de 58° à 09°). L’huile séparée des derniers lavages, à partir du cinquième, sera examinée sous le titre d huile n° 2. Quant au liquide aqueux des cinq premiers lavages , il le sera sous le titre de liquide aqueux n° 1 ; le liquide aqueux des derniers lavages le sera sous le titre de liquide aqueux n° 2.

ARTICLE Ier.

Des liquides aqueux n° 1 et n° 2, et de l’alcool qui avait servi à l’analyse du beurre.

85m Le liquide n° 1 avait une odeur légère, mais cependant très sensible, de beurre frais1. Il était légèrement acide, légèrement 'coloré parle principe jaune du beurre; la saveur en était amère et douceâtre. Il a été neutralisé par l’eau de baryte ; le liquide, quoique très limpide, a déposé par la concentration une huile orangée qui a fini par se redissoudre. Le résidu de l’évaporation, outre cette huile orangee contenait beaucoup de principe jaune soluble dans 1 eau et un peu des acides volatils du beurre unis à la baryte.

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