‹ Recherches chimiques sur les corps gras d'origine animaleChapitre 208 sur 312 · parties d’alcool, d’une densité de o · texte numérisé non relu

parties d’alcool, d’une densité de o

bouillant, ont dissous 2,9 parties de cétine de dauphin et 5 de cétine. Les solutions étaient neutres aux réactifs colorés.

890. On a fait bouillir pendant 3o heures dans des cornues de verre des poids égaux des deux cétines , os9 environ, avec a* dépotasse dissous dans 1 eau. La cétine s’est empâtée plus tôt que celle de dauphin. Comme il y avait une partie de cette dernière qui ne paraissait pas avoir éprouvé l’action de 1 alcali , on lui a fait subir un nouveau traitement par la potasse. On a décomposé ensuite les deux masses savonneuses par l’acide tartarique. La matière grasse saponifiée de la cétine de dauphin pesait© ,82 , elle était fusible à4o°. La matière grasse saponifiée de la cétine pesait 0^,76 ; elle était fit-

2ÿ 4 U y. IV, CHAP. III.

sible à 38°. Ces deux matières ont été traitées par la baryte, puis par l’alcool ; on a obtenu :

De la cétine de dauphin.

(a) Et liai , fusible à 47°, og, i5i.

(b) Matière acide , fusible à 45° Og,55a.

Elle était formée d’acides margarique et oléique.

De la cétine.

(а) Ethaly fusible à 48°, 08,227.

(б) Matière acide , fusible à ^7° , og,385.

Elle était formée d’acides margarique et oléique.

891. Si ees expériences ne démontrent pas l’identité parfaite des deux cétines , elles prouvent du moins qu’elles ont la plus grande analogie.

ARTICLE II

Examen de l’huile de dauphin dont on avait séparé les

cristaux de cétine.

893. Sa couleur était un peu plus prononcée que celle de l’huile dont la cétine n’avait pas été séparée ; son odeur était plus forte ; elle était parfaitement liquide à 20°. A cette température sa densité était de 0,924 au lieu de 0,917, densité de l’huile qui contenait la cétine.

893. 1 00 parties d’alcool, d’une densité de 0,820, ont dissous avant de bouillir i49?4 parties d’huile. La solution n’a commencé à se troubler qu’à 53°. Elle était légèrement acide au tournesol , et la liqueur rouge redevenait bleue par l’addition d’eau. Cette acidité était due à un peu d’acide pliocénique; car on l’a fait disparaître en traitant l’huile par un

IIUILE DE DELPIIINUS CLOBICEPS. 295

fait de magnésie calcinée. 3oo parties d’huile ont cédé à l’eau i partie de phocénate de magnésie co-

lorée en orangé. L’huile, séparée de l’excès de la magnésie au moyen de l’alcool concentré, n’était pas acide; elle brûlait sans résidu; à 1 5° elle se congelait en une masse molle.

Page 1