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Résidu insoluble dans l’acide hydrochlorique
chlorique, du phosphate de chaux, de l’ oxyde de fer et de la magnésie, qui était probablement à l’état de phosphate. Le sous-carbonate d’ammoniaque , ajouté à la liqueur filtrée, en a précipité de ia chaux à l’état de sous-carbonate. Il n’est resté en dissolution qu’un atome de matière jaune.
p32. L’alcool bouillant a dissousce résidu, excepté os,8 de matière, laquelle consistait, i°en matière azotée, qui provenait probablement de l’altération des muscles; 20 en petits morceaux de toile, qui étaient des débris des linges qui avaient servi à ensevelir les cadavres. La solution alcoolique a déposé, en ♦
se refroidissant, 2S d’adipocire cristallisée. Si cette adipocire n’avait pas été dissoute lors du traitement du gras par l’alcool , cela tenait à ce qu’elle était unie à la chaux, tandis que celle qui l’avait été était combinée à la potasse et à l’ammoniaque. La solution alcoolique, refroidie et filtrée, a été mêlée à l’eau. On aobtenu os,4d’une matière dont une partie ne différait de l’adipocire précédente que par plus de fusibilité , et dont l’autre partie était sous la forme de flocons blancs , que je n’ai pu examiner, à cause de leur petite quantité. L’eau qui avait servi à précipiter ces matières ne retenait qu un peu de lactate de chaux.
c;ras des cadavres.
article II.
Examen du dépôt qui s’était formé dans les lavages
alcooliques.
933. Il était peu coloré ; il se fondait à 79% 5. En prolongeant la fusion, il laissait dégager de l’ammomaque et devenait en même temps plus fusible. 10» de dépôt ayant été traités par l’acide hydrochlonque , ont donné 9»", 7 d’adipocire légèrement colorée en jaune , fusible à 54». La liqueur acide , évapotee a siccite, a laissé o8, 70 de matière formée
e o, o d hydrochlorate d’ammoniaque, o8, 12 de chlorure de potassium , o8,oi de chlorure de calcium ; d’où il suit que le dépôt était formé d’adipocire urne à de l’ammoniaque et à un peu dépotasse et de chaux .
article iii.
Examen des lavages alcooliques d’od le dépôt précédent
s’était séparé.
954. Ils ont été concentrés à deux reprises , et a chaque fois ils ont déposé, en se refroidissant, une assez grande quantité de matière. Je vais examiner successivement ces deux dépôts sous la désignation de deuxième et troisième.
935. Le deuxième dépôt ayant été fondu et re- DeBliteie midi, a commencé à se troubler à 60” ; mais la dépôt'
ao.
Troisième
dépôt.
Alcool d’où le troisième dépôt avait été séparé.
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plus grande partie 11e s est figée qu a 54° • 100 parties , traitées par l’acide hydrochlorique , ont donné 99,48 parties d’adipocire fusible de 53° à 54°. L’acide hydrochlorique, évaporé, a laissé un résidu sec de 0^76.
906. Le troisième dépôt était figé entre 5i° et 52° ; mais il commençait à se solidifier au-dessus de cette température. 100 parties, traitées par 1 acide hydrochlorique, ont donne une adipocire qui se figeait en totalité entre 5i° et 82°; l’acide hydrochlorique, évaporé à siccité , a laissé 2,4 parties de résidu.
907. Cet alcool a été mêléà.l’éau,et chauffé à 6o°: if s’en est séparé 2S d’une adipocire rouge fusible à 45°, et oê,2 d’une matière floconneuse blanche . La liqueur aqueuse, isolée de ces deux matières, a été évaporée en consistance de sirop épais. Dans cet état, elle pesait 0^67: elle était rougeâtre et acide. Lue portion ayant été incinérée , a dégagé beaucoup d ammoniaque; la cendre était formée de potasse , cY oxyde de fer , de carbonate de chaux , et d’un atome de silice. L’autre portion a été dissoute par l’eau presque en totalité. La solution , filtrée et évaporée, a laissé un résidu auquel on a appliqué 1 alcool ; celui-ci a laissé précipiter de la matière azotee et du lactate de chaux ; il a dissous du lactate acide d’ ammoniaque, un peu de lactate de potasse , et de la matière colorante jaune . La liqueur dont je viens de parler avait beaucoup de ressemblance avec le lavage aqueux
(rRAS DES CADAVRES. 3q()
du résidu du gras insoluble dans I alcool. Voici les expériences qui m’ont fait penser que l’acide de ces liqueurs était le lactique. Il était fixe ; il a refusé de cristalliser ; il ne précipitait pas les sels de piomb ; il formait même avec le massicot un sel soluble dans l’eau et l’alcool ; ses combinaisons avec la potasse, la soude, étaient déliquescentes ;
^ t il nsa semble qu il formait avec l’oxycîe de zinc un sel insoluble ou peu soluble.
article iv?
Conséquences de l’examen précédent.
908. i° Le gras des cadavres, considéré à l’état de pureté (c’est-à-dire abstraction faite de l’acide lactique et des lactates , de la matière azotée , etc.), n’est point un simple composé d adipocire et d’ammoniaque, puisqu’une portion soluble de la matière grasse est unie à la chaux et à la potasse.
20 L adipocire ne peut être considérée comme une espèce de corps, puisqu’on l’a obtenue avec des propriétés variables; ainsi l’adipocire du premier dépôt (905) et celle du deuxième se fon-
daient a 5/j. , celle du troisième à 5a°, enfin celle de ! eau-mère a 45°. Ces adipocires différaient encore
par la couleur.
>) L adipocire la moins fusible paraissait avoir plus d affinité pour les bases que l’adipocire plùs fusible , puisque celle du savon calcaire (932), fu-
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sible à 54° 9 était saturée de chaux ; celle du premier dépôt (q33j, également fusible à 54% contenait une proportion très forte de base ; tandis que l’adipocire de beau-mère, fusible à 45% n’en contenait pas, ou qu’extrêmement peu. La combinaison des bases avec l’adipocire la moins fusible a été une des causes de la séparation de cette adipocire d’avec l’adipocire plus fusible ; car en traitant par l’alcool, comme j’avais traité le gras naturel, du gras auquel j’avais enlevé ses bases par l’acide hydrochlorique , je n’ai pu obtenir de ce dernier des adipocires aussi différentes en fusibilité que celles séparées du gras naturel.
§ II- j Examen de /’ adipocire.
939. Puisque le gras est un savon, il était vraisemblable que je trouverais à l’adipocire qui le constitue les caractères d’une graisse saponifiée, c’est-à-dire la propriété de se dissoudre en grande quantité dans l’alcool d’une densité de 0,820 bouillant , celle de rougir la teinture de tournesol , et enfin celle de s’unir à la potasse avec la plus grande facilité, et cela sans perdre de son poids ni aucune de ses propriétés. Que l’on examine l’adipocire sous ces trois rapports , et l’on observera , i° quelle est dissoute en toutes proportions par l’alcool bouillant d’une densité de 0,820 ; 20 que cette solution rougit le tournesol, et je dois faire observer que l’adipocire se trouvait dans le