LIV. II, CH A P
b. Produit solide.
Action de i 'acide sulfurique à 66 de^ grés avec le contact de Pair.
i6cc, 4; Tayaut traité par Teau de potasse, il y eut une absorption de icc,5 d’acide carbonique , et le résidu contenait assez de gaz inflammable carburé pour brûler avec une flamme bleue pesante , quand on y plongeait une bbugie allumée.
Il pesait og,96 ; il était odorant, roux; certainement il était imprégné d’un liquide aqueux qui tenait un acide volatil en dissolution, car lorsqu’on plongeait un papier de tournesol dans le col de la cornue où il s’était figé , ce papier devenait rouge , quoiqu’il ne fût pas en contact immédiat avec le produit solide, et quoique la cornue eût été préalablement remplie de mercure, puis vidée.
Ce produit était d’un demi-degré plus fusible c{ue l’acide stéarique. L’ayant traité par Teau de potasse , tout a été dissous , excepté quelques gouttelettes fondues , d’apparence huileuse, qui étaient en trop petite quantité pour qu’on pût les recueillir. La solution abandonnée à elle-même s’est prise en mucilage nacré , comme la solution de stéarate de potasse concentrée.
41. L’acide stéarique chauffé suffisamment avec le contact de l’air brûle à la manière de la cire.
42. og,2 d’acide stéarique très divisé, mis à la température de 27 0 dans une cloche de verre de om,oi de diamètre intérieur, avec 28 d’acide sulfurique , imbibent promptement ce dernier. Les matières ne se colorent pas, ou qu’extrêmement peu. Par l’agitation, une portion d’acide stéarique
est dissoute , et l’autre vient à la surface de la liqueur. Une demi -heure après qu’on a mêlé les corps, il se dépose sur les parois du tube , de haut en bas, de petites aiguilles nacrées , blanches, réunies en étoiles; au boutde deux heures, ces aiguilles retiennent toute la liqueur entre elles ; au bout de vingt-quatre heures, l’aspect des matières est le même, et pendant l’action il ne se dégage pas d acide sulfureux sensible à l’odorat : cependant un papier de tournesol plongé dans l’atmosphère du tube est très légèrement rougi. Enfin , après huit jours , la portion de l’acide stéarique qui 11 avait point été dissoute pendant les premières vingt-quatre heures est convertie en belles aiguilles lines , radiées, semblables à celles dont j’ai parlé. Quelques parties de matière qui sont en contact avec l’air du tube , ont une légère couleur lilas. Si on prend une portion de matière, et si on la mêle avec l’eau, il se dégage une odeur d’hydrogène, et l’on obtient des flocons blancs , qui, étant fondus , puis figés et lavés , présentent les propriétés de l’acide stéarique, avec cette différence qu’ils sont légèrement odorants et colorés, et qu ils sont plus fusibles de i° environ; autant que j ai pu voir, ces flocons ne retenaient pas d’acide sulfurique.
43. Si on prend une autre portion de la matière , et qu on 1 expose dans un bain d’eau bouillante, on obtient un liquide d’une couleur jaune très pâle ,
Action de l’acide nitrique.