‹ Recherches chimiques sur les corps gras d'origine animaleChapitre 23 sur 312 · LIV. II, CH AP, I · texte numérisé non relu

LIV. II, CH AP, I

qui se divise eu deux couches , dont la plus légère et la plus mince contient le plus d’acide stéarique ; elle se congèle par le refroidissement de 45 à 44° en une matière qui est encore molle à 25°. La couche inférieure ne se congèle pas après une exposition de deux heures dans une température de i2% mais, au bout de vingt- quatre heures, elle a déposé de ^petits cristaux en aiguilles réunies en globules. Elle ne contient d’ailleurs que peu de matière en solution , quelle laisse précipiter , au moins en partie, par l’eau. J’ignore siles deux couches contiennent l’acide sulfurique dans le même état de concentration.

44- Si on tenait pendant plusieurs heures à i oo° l’acide sulfurique en contact avec l’acide stéarique, celui-ci noircirait , et il se dégagerait du gaz acide sulfureux. Enfin, au-dessus de ioo% il serait réduit en charbon.

45. 2e d’acide stéarique n’éprouvent aucune action sensible de la part de 2oog d’acide nitrique à 32°, avec lesquels on les met en macération pendant trois jours.

46. Par l’action de la chaleur, il se dégage de l’acide nitreux. Si on opère dans une cornue munie d’un récipient , et si on coliobe plusieurs fois le produit, on finit par dissoudre tout l’acide stéarique. On arrête l’opération lorsque le produit forme avec le résidu une solution parfaitement transparente ; alors ou transvase dans une capsule,

et on fait évaporer à siccité au bain-marie. Le résidu pèse is,854 5 ü est visqueux, cristallin , légèrement jaune , acide. On le met en macération avec 52g d’eau, après 24 heures, on filtre , on lave ce qui n’a pas été dissous , avec 8S d’eau ; puis on le traite par l’alcool bouillant : en opérant ainsi on obtient A , un extrait aqueux ; B , un extrait alcoolique.

47* Il a donné des cristaux acides et une eaumère légèrement jaune, qui n’est pas astringente et qui ne précipite pas l’eau de chaux.

48. Les cristaux acides ont une saveur franche très aigre , et un goût de succin empyreumatique ; ils sont petits et n’ont pas une forme bien déterminée; iis sont réunis sous forme de plaques minces ; exposés à la chaleur ils fondent , tachent le papier comme une huile, puis ils se subliment en laissant une trace de charbon.

1 partie de cristaux n’est pas dissoute à 20° par 20 parties d’eau; si on ajoute 5 parties d’eau, la dissolution est presque complète. Elle le devient en faisant chauffer. Par le refroidissement elle ne dépose rien.

Cette solution est très acide , elle ne précipite pas les hydrochlorates de manganèse et de peroxyde de fer, ni les nitrates d’argent et de cuivre, ni l’eau de chaux.

Elle produit quelques flocons avec les eaux de baryte et de strontiane , qui paraîtraient occa-

A . Extrait aqueux.

Cristaux

acides.

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