LIVRE V
• INTRODUCTION
n65. Les chimistes de l’école de Stahl, qui croyaient que l’acide qu’on obtient des huiles distillées était un de leurs principes constituants , l’ont regardé assez, généralement comme la cause de l’union des huiles avec les alcalis. Plus tard, M. Berthollet a fait dépendre cette union de l’affinité de l’huile elle-même pour les alcalis ; il a considéré avecraison les savons comme des composés dans lesquel s les bases saliflables sont neutralisées par des matières grasses dont l’action est analogue à celle des acides. M. OErsted a professé la même opinion. En- Un quelques chimistes ont avancé, sans s appuyé i d’ailleurs sur aucun fait positif, que l’huile ne pou-
vait se saponifier qu 'autant qu’elle absorbe de l'oxygène. Tel était l’état delà science lorsque j’ai commencé à travailler sur les corps gras. Je vais m’oc-
cuper dans ce livre d’expliquer le changement de composition que beaucoup de corps gras éprouvent de la part des alcalis , changement qui constitue la saponification. Je considérerai cette opeiation
sous deux points de vue généraux : r par rapport aux corps gras; 2“ par rapport aux bases sali fiables.
tiv. V, PREMIÈRE PARTIE, SAPONIFICATION. 02 1