CHAPITRE PREMIER
§ Ier. Y a-t-il production d'acide acétique dans
la saponification ?
967. Sachant que la potasse à l’alcool contient souvent de l’acide acétique, j’ai opéré la saponification de igoê de graisse de porc par la potasse à la chaux : le savon a été décomposé par l’acide tartarique; le liquide aqueux qui en est provenu a été distillé. Le produit ayant été neutralisé par la baryte, n’a donne que oê,oi d acétate sec, quantité si petite qu’on peut la négliger, quelle qu’en soit l’origine *. Ayant saponifié la même quantité de graisse par la potasse à 1 alcool , le savon a donné oê,i5 d’acétate de baryte. Cette quantité, comparée aux i9°ê de graisse, est encore bien petite , et , comparée au centigramme
1 II pourrait se faire que l’acide que je regarde ici comme de l’acétique lui fût analogue, seulement par la volatilité et l’odeur, et qu’il appartînt au groupe des acides gras volatils que j’ai fait connaître dans le livre II. Dans ce cas, il devrait son origine à une huile analogue à la butirine , à la phocénine qui existerait dans la graisse de porc.
It NE S’Y PRODUIT PAS DACIDE ACÉTIQUE. 3a3 obtenu du savon formé avec la potasse à la chaux, prouve que la potasse à l’alcool peut introduire de
acide acétique dans les produits d’une saponification. 1
§ II. Y a-t-il production d’acide carbonique dans
la saponification?
968. Pour résoudre cette question, j’ai pris une cloche de om,o3 de diamètre et de o",3 de îauteur ; je l’ai renversée, et j’y ai mis du mercure chaud à 28» jusqu’à ce qu’il restât un espace suffisant pour contenii exactement >6S,5 de graisse fondue. Après que cette substance a été introduite dans la cloche, j’ai fermé celle-ci avec un obturateur de verre , et je l’ai renversée sur la cuve à mercure. Ensuite j’ai fait dissoudre 21* de potasse à l’alcool dans 66s d’eau; j’ai pris deux volumes égaux de cette solution , j’en ai fait passer un dans la cloche, et l’autre dans une seconde cloche qui était remplie de mercure; j’ai exposé la première devant la porte d’un fourneau a lume pendant trente heures; j’agitais de temps en temps les matières: j’ai observé qu’il se dégageait des bulles de gaz qui se rassemblaient dans la partie supérieure du vaisseau. Lorsque la saponification a été achevée, j’ai introduit dans la cloche qui contenait la potasse pure une mesure d’acide hydrochlorique concentré, qui était un peu plus