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LIV. V. CH AP. IV. SAPONIFICATION

saponifié la graisse par la magnésie , cela tenait à ce que le traitement n avait pas été suffisamment prolongé. Ayant opéré au milieu de l’air, j’ignore si celui-ci n’a pas exercé quelque influence.

§ VI. Action de C ammoniaque sur la graisse de

porc .

i o 27. De la graisse de porc très divisée a été mise dans de 1 eau qu on a saturee ensuite d’ammoniaque; après 14 mois de contact, la graisse avait pris

un aspect un peu nacré. Elle était en flocons. On a filtré.

1028. Cette liqueur n’étant pas transparente, a été filtrée jusqu à ce qu’elle le fût devenue ; elle a été ensuite évaporée. Elle a laissé une matière jaune amère et légèrement astringente et acide , qui m’a paru formée de glycérine , d'acide oléique , d un principe colorant orangé , et d’une trace d’un acide soluble dans l’eau.

1 029. Elle avait 1 aspect nacré. Lorsqu’on y plongeait un thermomètre apres l’avoir fondue, on voyait qu elle prenait de la consistance à 07°, mais qu elle ne se solidifiait complètement qu’à 28°. En la traitant par deux fois son poids d’alcool à 0,821, filtrant la liqueur retroidie , puis faisant évaporer la dissolution, on obtenait une graisse jaunâtre, acide, représentant ~ environ de la graisse soumise à l’expérience. Cette graisse était presque entièrement

saponifiée, car bayant reprise par l’alcool, on en a dissous la plus grande partie ; et cette partie ayant été dissoute dans la potasse , puis isolée , s est trouvée n’avoir presque pas diminué de poids ni changé de fusibilité.

1050. Je conclus de cette expérience que l’ammoniaque dissoute dans l’eau ne saponifie la graisse à la température ordinaire qu’avec beaucoup de difficulté.

S ^dl. Action de l'alumine sur la graisse .

1051. J ai réduit en poudre fine i5s d’alumine gélatineuse qui avait été séchée au soleil; je l’ai fait chauffer avec 1 5ê de graisse exempte d’humidité. Les matières ont formé une espèce de pâte. Quand 1 alumine a été parfaitement pénétrée de graisse, on y a ajouté de l’eau et on a fait bouillir pendant six heures ; le lendemain on a fait bouillir pendant tiois heures : la graisse a paru se séparer entièrement de l’alumine. On a fait bouillir de nouveau pendant trente heures : la graisse s’est séparée à •la surface de la liqueur, et la plus grande partie de

1 alumine s est déposée au fond de la capsule. On a décanté la liqueur, et on l’a fait évaporer ; elle a laissé des traces de sels alcalins provenant de l’alumine qui n avait pas été complètement lavée, mais elle n’a pas donné de glycérine.

1 002. La graisse ayant été fondue à 4o% s’est figée

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à 5o°, quoiqu’elle contînt de l’alumine. On l’a traitée, ainsi que l’alumine qui s était déposée, par l'acide hydrochlorique; on a obtenu une graisse qui était encore fluide à 29% par conséquent l’alumine 11’avait pas changé sensiblement la fusibilité de la graisse. La graisse a été traitée par quatre fois son poids d’alcool bouillant, il n’y en a eu que très peu de dissoute; le résidu était encore fluide à 28°. L’alcool a déposé des globules huileux par le refroidissement. La liqueur, filtrée et évaporée, a laissé quelques gouttelettes d’huile jaune qui rougissaient légèrement le tournesol , sans avoir les caractères d’une graisse saponifiée ; car elle n’était qu’un peu plus soluble dans l’alcool bouillant que la graisse ordinaire, et ne se saponifiait pas mieux que celle-ci.

io33. On peut conclure de ces faits que l’alumine ne saponifie pas la graisse de porc, au moins dans les circonstances où j’ai opéré.

§ LUI. Saponification par l’oxyde de zinc.

1 où j. J’ai fait chauffer dans l’eau bouillante i 5ë de graisse avec ios d’oxyde de zinc préparé parla combustion ; il en est résulté un savon presque fluide à la température de ioo°. L’eau décantée de dessus le savon a laissé , après avoir été évaporée , un résidu roux, légèrement acide au papier de tournesol, ayant une saveur douce, amère et astringente.

J ai cru qu’il contenait un sel de zinc : en conséquence j’y ai recherché la présence des acides sulfurique, nitrique et hydrochlorique , mais je n’ai obtenu que des atomes d’acide acétique , et d’un principe qui avait l’odeur du cassis. J’ai pris une autre quantité du résidu, je l’ai délayée dans l’eau liydrosulfurée ; il s est séparé un peu de matière jaune huileuse et amère , ainsi que de l’hydrosulfate de zinc. L’eau évaporée a donné une glycérine dont la saveur, quoique assez douce, était encore amère et désagréable. J’ai essayé de communiquer la même saveur à la glycérine pure en la faisant bouillir avec l’oxyde de zinc, mais je n’y ai pas réussi ; de sorte que je ne sais à quoi attribuer la saveur désagréable de la glycérine formée pendant la saponification de la graisse par l’oxyde de zinc.

io35. Pour séparer la graisse de tout l’oxyde de zinc qui y était uni , il a fallu faire bouillir le savon

à plusieurs reprises avec l’acide hydrochlorique etendu d eau. Après cette opération , la graisse était légèrement colorée en jaune ; fondue à 55°, elle se troublait a 45°; a 59°,5, elle était extrêmement trouble, mais elle ne se figeait complètement qu’à

ôd°. Elle paraissait soluble en toutes proportions dans 1 alcool bouillant, et la liqueur déposait par le refroidissement des cristaux d’acides stéarique et margarique retenant de l’acide oléique.

i o 36. La graisse saponifiée par l’oxyde de zinc, dans l’opération que je viens de décrire, différait un

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