LIV. V, CHAP. IV. SAPONIFICATION
peu par sa fusibilité de celle qui l’avait été par la potasse. J’ai fait une seconde expérience, dans la vue de déterminer si cette différence était accidentelle : la graisse saponifiée qui en est résultée fondue à 55° s’est troublée à 4o°,5 ; à 39°,5, elle était en grande partie figée , cependant elle était un peu molle; à 38°, 5, elle était solide. Il est évident, d’après cette dernière expérience , que l’oxyde de zinc saponifie la graisse de la même manière que les alcalis.
§ IX . Action de l’oxyde de cuivre sur la graisse.
1007. Parties égales de graisse et d’oxyde de cuivre brun ont été tenues dans l’eau bouillante pendant trente-six heures : l’eau filtrée ne contenait ni glycérine ni oxyde de cuivre; elle n’a laissé après avoir été évaporée qu’une trace de matière rousse, huileuse , amère et acide. La graisse qui s était figée à la surface de la liqueur était d’un noir verdâtre, à cause d’un peu d’oxyde quelle retenait; elle se figeait à 26% après avoir été fondue à 4o°. Elle était peu soluble dans l’alcool bouillant; cependant la dissolution rougissait très légèrement la teinture de tournesol. L’eau versée dans la liqueur rougie faisait reparaître la couleur bleue. Cette propriété appartenait à un peu de graisse qui avait été altérée par l’action de l’air et de la chaleur. Quant à l’oxyde de cuivre, il s’était déposé, pour la plusgrandepartie,
au fond de la capsule où Ion avait opéré. La graisse traitée par l’acide hydrochlorique se fondait
a 29 environ , et se comportait comme la graisse ordinaire.
1 o38. J ai conclu de cette expérience que l’oxyde de cuivre brun ne saponifie pas la graisse.
§ X. Saponification par le massicot .
1039. Parties égales de graisse et de massicot ont été mises dans l’eau bouillante. Au bout de dix heures, la saponification a paru complète : le massicot avait perdu sa couleur jaune, il était devenu blanc ; la liqueur au milieu de laquelle la saponification s était opérée était parfaitement incolore : elle a laissé, après avoir été concentrée , un sirop de glycérine qui n’était presque pas coloré , et quelques flocons fauves. Ce sirop n’était ni acide ni alcalin ; il a été mis dans une cloche de verre étroite avec de 1 acide sulfurique qu’on venait d étendre de son volume d’eau ; il ne s’est pas dégagé de traces sensibles d acide acétique ; il s’est produit une odeur analogue à celle qu’on observe lorsqu’on distille avec un acide Peau-mère d’un savon de soude ou de potasse, et en même temps il s’est déposé un atome de sulfate de plomb.
ioZjo. Le savon de massicot a été mis en digestion à une douce chaleur avec de l’acide nitrique très étendu d’eau. La graisse qui s’est séparée a été