KELAT. A LA TROP. DE LA BASE QUI L OPÈRE
line; concentrée elle se prenait en gelée par le refroidissement ; étendue d’eau , elle déposait beaucoup de matière nacrée.
1 o5o. Il suit évidemment de cette expérience que l’on peut saponifier un poids donné de graisse en n’emplojant que la quantité d’alcali nécessaire pour neutraliser les acides stéarique, margarique et oléique que cette graisse peut donner. Un léger exces d alcali est necessaire toutes les fois qu’on veut obtenir un savon aussi dur que possible ; car
I eau non alcalisée agit sur le savon comme dissolvanttandis quelle ne peut le dissoudre si elle contient une certaine proportion d’alcali. Le sel marin agit à la manière de la potasse; mais je ne pense pas que son action sur l’eau soit assez forte pour enlever autant de ce liquide au savon que le font la potasse et son sous-carbonate.
i°5i. J si fait bouillir pendant plus de soixante heures ^os de graisse dans une eau qui contenait iê,6o7 ^e potasse pure : par conséquent la graisse saponifiée qui pouvait être produite était à la potasse réelle :: 100:9. On ne remplaçait l’eau qui se vapoiisait que quand la matière était presque à sicciie. On a obtenu une masse homogène qui avait les propriétés suivantes : elle était presque entièrement soluble dans l’alcool bouillant ; la solution
II avait aucune action sur le tournesol ; elle se troublaitabondammentparle refroidissement. Onl’a fait bouillir dans 5 décilitres d eau ; il s’est séparé une
De uxième expérience.
Examen de la matière restée sur ie filtre.
A. Matière grasse blanche.
B . Emulsion épaisse.
3^4 LIV. V, CIIAP. V. DE LA SAPONIFICATION
matière grasse fluide à la surface de la liqueur. On a jeté les matières sur un filtre ; le liquide filtré a été concentré : il tenait , i° de la glycérine ; 20 un véritable savon alcalin , qui a déposé de la matière nacrée, formée de bistéarate et de bimargarate de potasse.
lobs. Cette matière était blanche : elle a été bouillie dans 3 décilitres d’eau; il s’est fait une émulsion épaisse, et une matière grasse blanche, en partie fluide, s’est rassemblée à la surface de la liqueur.
ï o55. Elle ne tachait pas le papier aussi facilement que la graisse ordinaire. L’ayant traitée par l’alcool, je me suis convaincu quelle était formée de graisse non altérée, d’une petite quantité de bistéarate , de bimargarate et de sur-oléate de potasse , il y avait en outre une trace d’un principe verdâtre.
io54- Elle a été jetée sur un filtre ; la liqueur filtrée était légèrement laiteuse , et contenait un peu de savon alcalin ; la matière restée sur le filtre était blanche, opaque ; chauffée dans une capsule, elle a perdu de l’eau, s’est fondue en un liquide oléagineux, jaune et transparent ; dans cet état elle a été traitée, à plusieurs reprises, par l’alcool bouillant. Après cinq ou six lavages, il est resté une matière peu soluble dans l’alcool, qui avait les propriétés principales de la graisse non saponifiée. J’ai obtenu du premier lavage refroidi un dépôt pulvérulent.