‹ Recherches chimiques sur les corps gras d'origine animaleChapitre 27 sur 312 · parties d’alcool à 1 o° dissolvent · texte numérisé non relu

parties d’alcool à 1 o° dissolvent

de partie de stéarate.

63. 100 parties de cet éther, chauffées jusqu a bouillir, sur 1 partie de stéarate, ne laissent précipiter que quelques flocons parle refroidissement. JL ci liqueur refroidie contient pour îoo parties d’éther 0,16 de partie d’acide stéarique, tenant un atome de bistéarate de potasse; d’où il suit que l’éther décompose une partie du stéarate de potasse.

64. o8, 20 de stéarate dépotasse, placés dans une atmosphère saturée de vapeur d’eau à 12% en oui absorbé, au bout de 6 jours, o8,02. Le sel , expose de nouveau pendant 24 heures dans la même atmosphère, n’augmente pas sensiblement de poids.

65. 1 partie de stéarate et 10 parties d’eau forment , à la température ordinaire , un mucilage opaque qui, à 99°’ liquéfié : par le lehoidissement , on obtient un mucilage nacie.

66. 1 partie de stéarate, chauffée dans 25 parties d’eau , s’y dissout complètement. La solution est non seulement parfaitement limpide à ioo°, mais encore à 920. On peut la filtrer. Par le refroidissement , elle se prend en masse nacrée visqueuse. Le stéarate serait encore dissous par une proportion

d’eau beaucoup plus grande.

67. Si on fait dissoudre 1 partie de stéarate de potasse dans 100 parties d eau bouillante , on obtient , par le refroidissement , une matière solide , qui est

STÉARATES.

lepiésentée par du stéarate et du bistéarate de potasse, et une eau qui retient un peu plus du quart de la potasse du stéarate mis en expérience.

68. Si on fait dissoudre 1 partie de stéarate dans 20 paities d eau bouillante , et si on mêle la solution arec 1000 parties d’eau également bouillante, il se lorme, par le refroidissement, un dépôt qui parait nacré quand il est suspendu dans le liquide, mais qui ne l’est plus quand on l’a recueilli sur un ültre. La liqueur d’où il s’est précipité retient de la potasse, et une trace presque insensible d’acide stéarique. Ce dépôt est fusible à une température plus élevée que 100». Il est formé de 100 parties d acide et de 9,2 parties de potasse* *.

69. Une solution de 1 partie de stéarate dans 20 parties d eau bouillante, mêlée avec 5ooo parties d’eau froide, donne un dépôt nacré qui a sensiblement la même composition que le précédent5.

70. Une solution de 1 partie de stéarate dans l’alcool, mêlée avec 5ooo parties d’eau froide, donne un dépôt qui paraît nacré tant qu’il est suspendu dans la liqueur où il s’est produit, mais qui n’a plus cet aspect quand on l’a recueilli sur un filtre. Ce dépôt a donné une proportion un peu plus forte

' Car o8, 5oo ont donné, acide hydraté 08,462; chlorure de potassium oe,o65 qui représentent oe,o4i 1 de potasse.

* Car °8’5o° de ce dépôt ont donné os,463 d’acide hydraté et os,o65 de chlorure de potassium.

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de potasse que le précédent ; pour 100 d acide on a

eu g,65 de potasse \

ni. i partie de stéarate de potasse cristallisé , mais dans un grand état de division, mise avec 5ooo parties d eau, ne se gonfle point ; elle cède à ce liquide la moitié de son alcali. Dans une expérience faite comparativement avec les deux précédentes, où le stéarate était resté pendant îo jours en contact avec l’eau , le depot était sensiblement nacré ; il contenait pour îoo d acide 9>7 ^

tasse. 11 n’est pas douteux que, si le contact des matières eût été prolongé , le stéarate eût perdu au moins la moitié de son alcali.

72. D’après ce qui précède, on voit : i° que 1 alcool qui dissout et la potasse et l’acide stéarique dissout le stéarate de potasse sans l’altérer notablement ; 20 que l’éther, qui dissout mieux l’acide stéarique que la potasse, change la composition du stéarate de potasse, et dissout proportionnellement plus d’acide que de base ; 3° que l’eau, qui ne dissout pas l’acide stéarique, ne peut dissoudre le stéarate de potasse qu’à l’aide d’une température élevée , et qu’à froid , si elle est en petite quantité, elle forme avec ce sel un mucilage épais , tandis

1 Car o8, 5oo ont donné o8946‘2 d’acide hydraté et o8,o68 de chlorure de potassium.

2 Carog,5oo ont donné os,4f>4 d’acide hydraté et 0^,070 de chlorure.

STÉARATES. 3 1

que si sa proportion est suffisante , elle le réduit en potasse qui se dissout, et en bistéarate qui ne se dissout pas ; et ce qu’il y a de remarquable, c’est que, dans cette dernière circonstance, il ne se forme pas de mucilage.

y5. On a mis os,5 de stéarate de potasse dans une cloche avec 2CC,5 d’alcool d’une densité de 0,821 ; on a fini de remplir le vaisseau avec du mercure, puis on l’a renversé dans un bain de ce métal, et on y a tait passer 4CC d’oxygène ; on a exposé l’appareil entre deux fourneaux. Les fourneaux ont été allumés tous les jours, et cela pendant cinq heures chaque jour ; la température du mercure était de 55 à 65°. Après un mois l’absorption était nulle , le gaz oxygène s’est trouvé aussi pur qu avant 1 expérience , et l’acide stéarique n’avait point éprouvé de changement dans sa fusibilité et ses propriétés physiques.

74. Une expérience analogue dans laquelle og,5 de stéarate et 2C< d eau ont ete exposés au contact de 4CC d’oxygène, absolument dans les mêmes circonstances que les matières précédentes , a donné le même résultat. On a cru cependant observer une absorption de o':c,i.

y5. L acide stéarique décompose à chaud le souscarbonate de potasse. Pour rendre la décomposition sensible, on fait passer dans un tube plein de mercure 1 partie d’acide stéarique et 8 à 10 parties d’eau tenant 4 partie de sous -carbonate

Action du gaz oxygène sui’le stéarate de potasse.

Action de l’acide stéarique sur le sous-carbonate de potasse.

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