‹ Recherches chimiques sur les corps gras d'origine animaleChapitre 273 sur 312 · DES STEAK. , DES MARG. ET DES OLEAT · texte numérisé non relu

DES STEAK. , DES MARG. ET DES OLEAT

ii45. On voit qu’en faisant réagir successivement de i eau iroide et de l’éther bouillant sur du stéarate de potasse , on en sépare successivement de la potasse et de 1 acide stéarique, de manière que 1 affinité de deux principes antagonistes combinés cède a 1 action de dissolvants neutres.

ii 4b. Le margarate de potasse se comporte comme le stéarate de potasse avec les dissolvants.

i i47- L oléate de potasse , quoique soluble dans le au froide , a cependant une tendance à se réduire en sur-sel insoluble et en potasse , quand il est dissous dans une grande quantité cfeau.

1 148- hes stéarates et les margarates de soude et d’ammoniaque mis dans l’eau se réduisent également en alcali et en sur-sels insolubles.

ii49* ^es décompositions sont remarquables Conséq i sous plusieurs rapports. ces-

i° Elles démontrent que dans l’explication qu’on donne de la décomposition qu’un sel éprouve de la part d un dissolvant, il ne faut pas considérer la force de solidité de l’élément indissous d’une manière absolue , mais qu’il faut la considérer relativec ment au dissolvant ; puisque si un liquide dissout la base d’un sel à l’exclusion de son acide , un liquide.# pourra dissoudre 1 acide de ce même sel à 1 exclusion de sa base , et qu’un troisième liquide pourra dissoudre l’acide et la base sans décomposer le sel : la stabilité de ce dernier sera donc relative aux liquides avec lesquels on le mettra en contact.

/|2ü LTV. VI. PROPRIÉTÉS

2° Elles démontrent que , s’il y a des cas où un sel étant en contact avec un liquide qui le dissout, on peut croire que l’affinité du liquide ne dérange pas l’économie de la combinaison saline , il ne serait pas exact d’étendre cette conclusion à tous les cas. Ainsi le stéarate de potasse est dissous par l’eau bouillante ; mais cette dissolution se décomposant par le refroidissement en potasse et en bistéarate qui se précipite , il est vraisemblable , d’après la loi de continuité , que le passage des éléments du stéarate neutre à ce second état d’équilibre ne se fait pas brusquement , mais qu’il a lieu graduellement ; qu’en conséquence il y a un moment où la dissolution présente, non pas du stéarate neutre , mais de l’eau de potasse unie a du bistéarate; et il est vraisemblable que parmi les dissolutions permanentes des sels neutres , il en est qui présentent un sous-sel ou un sur-sel uni dans la dissolution au reste de l’acide ou de la base qui constituaient la combinaison neutre , avant quelle eût été dissoute.

1 i5o. Sous le rapport de l’influence que les dissolvants peuvent avoir pour séparer les principes immédiats des sels, on n’a guère examiné jusqu’ici que l’action de l’eau sur le nitrate de bismuth, le chlorure d’antimoine, le nitrate et le sulfate de peroxyde de mercure, le sulfate de cuivre. Tout en reconnaissant qu’on a eu raison de faire dépendre ces décompositions, i°de l’affinité de l’eau pouiT’acide,

Page 1