‹ Recherches chimiques sur les corps gras d'origine animaleChapitre 289 sur 312 · LIV. VI · texte numérisé non relu

LIV. VI

dont elles se comportent , non seulement lorsqu’elles sont exposées à l’action des alcalis, mais encore lorsqu’elles le sont à l’action de l’oxygène et à celle de l’acide sulfurique concentré. En effet ,

(a) Les stéarines et l’oléine, sous l’influence alcaline , se changent en glycérine et en acides gras fixes , comme la phocénine et la butirine se changent en glycérine et en acides gras volatils.

(b) Les stéarines et l’oléine, exposées a 1 ac-

tion de l’oxygène , deviennent acides ; et si alors il se produit des acides volatils et un produit aromatique non acide, il se manifeste des acides gras fixes , comme il se manifeste des acides phocénique et butirique lorsque la phocénine et la butirine sont exposées à l’action de l’oxygène. (V oyez la note 2 à la fin du volume . )

(e) Lorsqu’on met les stéarines et l’oléine avec l’acide sulfurique concentre, il se manifeste des acides gras fixes et peut-être de la glycérine {V . lu note 3 à la fin du vol . ) ; de même qu en exposant la phocenine et la butirine à l’action de l’acide sulfurique concentre, il se manifeste des acides phocénique et butirique et peut-être de la glycérine. {V. la note 4 à tu flïl d u v0^ ) 1196. A la vérité, on peut opposer à cette opi-

nion plusieurs objections que je suis d autant moins disposé à taire, qu’en i8i4? dans mon troisième mémoire sur les corps gras*, où je traitai le même

r Annales de Chimie, tome 94? PaSc 5

sujet , ces objections me parurent alors assez fortes pour me faire penser qu’il était plus naturel de considérer la glycérine et les acides gras fixes, pro- < uits de la saponification des stéarines et de l’oléine , comme des substances de nouvelle formation, que de les considérer comme les principes immédiats des stéarines et de l’oléine; mais à cette époque je ne connaissais ni la phocénine ni la butinne , j’ignorais l’analogie qu’il y a entre les résultats de l’action de l’oxygène sur les corps gras saponifiables , et les résultats de l’action des alcalis sur les mêmes corps. Au reste, je vais rapporter les objections que j’ai faites à l’opinion qui me semble aujourd’hui la plus probable , avec les réponses qui me paraissent en atténuer la force.

(а) Les acides stéarique , margarique et oléique

sont insolubles dans l’eau ; la glycérine s’y dissout

très bien ; comment se fait-il que l’eau n’enlève pas

ce principe aux acides qu’on y suppose combinés 3

C’est par la raison que l’eau froide n’enlève pas la

potasse au bistéarate et au sursiliciate de cette base.

(б) I ourquoi les acides stéarique, margarique et oléique , etc. , qui sont solubles en toutes proportions dans l’alcool d’une densité de 0,821 bouillant, forment-ils avec la glycérine anhydre, qui est soluble dans le même liquide ( au moins quand elle est hydratée), des combinaisons qui n’y sont pas très solubles? C’est par la raison que l’acide

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