LITRE II
11 contient la description de toutes les espèces de corps gras d’origine animale que nous avons examinées.
Les espèces sont décrites de la manière suivante :
i° Composition de V espèce.
Après avoir exposé la composition des espèces qui jouissent de l’acidité à l’état de pureté où nous les avons étudiées , nous donnons la proportion d’eau qu’on obtient de ces acides en les chauffant avec le massicot. Dans l’état actuel de la science , on peut croire que cette eau a été simplement séparée des acides , ou bien qu’elle a été produite par une portion de leur hydrogène et par l’oxygène du massicot. Suivant la première manière de voir, les acides, tels qu’on les a analysés, seraient des hydrates , et suivant la seconde ils seraient des espèces à'hydracides. Dans notre ouvrage, nous avons employé le langage de la première hypothèse ; mais, d’après la seconde hypothèse, nous avons donné dans des notes la composition de la portion des acides qui reste fixée à du plomb , après qu’on a fait chauffer ces acides avec le massicot. Nous avouons que îa volatilisation du stéarate et du margarate d’ammoniaque , préparés par la voie
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sèche , qui a lieu sans dégagement d’eau , est favorable à la dernière hypothèse, et nous ajouterons que nous avons observé dans ces derniers temps un assez grand nombre de phénomènes sur d’autres substances que les corps gras , qui nous semblent aujourd’hui plus conformes à l’hypothèse des hydracides qu’à celle des hydrates.
2° Propriétés physiques de V espèce.
3° Propriétés chimiques qu’on observe sans que r espèce éprouve des changements dans sa composition élémentaire .
4° Propriétés chimiques qu’on observe dans l’espèce lorsqu’ elle est mise en contact avec des corps, ou placée dans des circonstances , qui détermin ent un changement dans sa composition .
Nous avons cru devoir établir cette distinction de deux groupes de propriétés chimiques plutôt que de décrire successivement , dans une même division, celles qu’on observe lorsque l’espèce est soumise aux actions de la chaleur, de la lumière , de l’électricité , des corps simples , des acides , etc. , parce qu’il y a un rapport entre les propriétés d’un même groupe qui disparaît dans l’autre manière d’exposer les propriétés chimiques. En effet il est évident que celles de ces propriétés qui appartiennent au premier groupe sont les seules qui puissent être considérées comme propres à la nature du corps , parce qu’elles sont les conséquences d’une telle
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nature qui reste invariable dans les circonstances où l’on observe les phénomènes qui dépendent de ces propriétés. Les propriétés du second groupe appartiennent bien à cette nature , mais on ne les observe que quand elle est changée , de sorte que ce sont plutôt les éléments de l’espèce qui agissent soit isolément , soit en donnant naissance à des produits moins compliqués que l’espèce elle-même. Par exemple, l’eau qui se combine à la chaux et aux sels agit comme eau sans que sa nature éprouve aucun changement , tandis que si on la fait passer à l'état de vapeur sur du fer rouge de feu, elle se décompose et n’agit plus comme eau, mais comme ferait l’oxygène.
Nous regrettons d’autant plus que le temps ne nous ait pas permis d’étudier l’action du chlore et de l’iode sur les corps gras , que quelques phénomènes que nous avons observés en mettant l’acide margarique en contact avec le chlore , nous ont paru d’un grand intérêt. Nous regrettons encore de n’avoir pas déterminé tous les effets de l’action que l’acide sulfurique, et surtout l’acide nitrique, exercent sur les espèces des corps gras : nous n’avons guère envisagé de cette action que les effets qui peuvent servir de caractère à quelques substances. Nous aurions désiré multiplier assez nos expériences pour décider si , comme nous le soupçonnons , un acide qui a été obtenu d’abord par M. Yogel, de l’axonge
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traitée par l’acide nitrique , est identique avec ceux que nous ayons obtènus de toutes les espèces de corps gras dans lesquelles l’hydrogène est au carbone dans le même rapport que les éléments de l’hydrogène percarburé , ou dans un rapport peu différent. S’il en était ainsi, cet acide serait aux corps gras qui le produisent ce qu’est l’acide oxalique aux substances qui donnent une quantité notable de ce dernier lorsqu’on les traite par l’acide nitrique.
5° Le siège de V espèce.
6° La préparation de V espèce.
7° La nomenclature de V espèce et sa synonymie.
8° L’histoire de sa découverte et celle des travaux auxquels elle a donné lieu .