‹ Recherches chimiques sur les corps gras d'origine animaleChapitre 7 sur 312 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

Nous y plaçons sous différents dires les généralités de l'ouvrage. Après avoir parlé de l'état

introduction.

de la science sur les corps gras avant noire travail , nous envisageons la composition immédiate de ces mêmes corps, à peu près dans Tordre où nos recherches ont ëië faites. Nous exposons le principe qu’on doit suivre pour ëtablir les espèces dans la chimie organique. Ce principe , qui peut être considéré comme l’expression la plus abrégée de toutes nos recherches analytiques , et qui n’a pas cessé de nous guider depuis long-temps , aura , nous l’espérons , la plus heureuse influence sur les progrès de l’analyse organique, en offrant aux jeunes chimistes un critérium qui leur a manqué jusqu’ici. Ensuite nous résumons ce que Ton peut tirer de plus général de nos recherches i° relativement a l’action des dissolvants sur les sels formés d’un acide gras, 2° relativement à la saponification. Nous faisons quelques applications de notre travail; et enfin nous exposons quelques conjectures sur la composition immédiate des espèces de corps gras saponifiables.

Presque toutes les recherches qui composent cet ouvrage ont été présentées à l’académie des sciences sous la forme de mémoires, et par conséquent dans un ordre entièrement différent de celui où nous les reproduisons. Depuis trois ans que notre ouvrage est écrit, nous nous sommes efforcé de le rendre le moins indigne possible d’être offert aux savants. Lorsque de nouveaux

INTRODUCTION

travaux nous ont conduit à penser que l’on pouvait mettre plus d’exactitude dans des expériences que nous n’en avions mis d’abord , nous n’avons pas hésité à revenir sur nos pas. C’est ainsi que la plupart de nos analyses élémentaires des corps gras ont été répétées plusieurs fois. Désirant pardessus tout que la vérité soit connue, nous exposons franchement les difficultés que nous n’avons pu surmonter , et il n’est aucun cas où nous cherchions à dissimuler ce qui manque à nos travaux pour qu’ils soient complets. Ceux qui voudront les continuer sentiront la vérité de ce que nous avançons, et ceux qui voudront en faire des applications soit aux arts, soit à quelques sciences , ne risqueront point de s’égarer s’ils se pénètrent bien du sens de nos paroles.

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