Réaction de l’halogène vis-à-vis d’autres acides
Les acides halogénés réagissent avec l’acide sulfureux ét ses sels. L’acide sulfureux déplace l’halogène, et forme un acide organique sulfoné. La réaction se passe à la température ordinaire ; elle a été étudiée en détail par BACKER et MELs en 1930. Elle obéit à l’équation :
RCHXCO?K + SO'K2 — RCH(SO:K)CO2K + KX
Les deux auteurs hollandais ont comparé soigneusement en solution décinormale la vitesse de cette réaction pour un grand nombre de dérivés chlorés, bromés et iodés. La tableau VI porte des constantes de réaction pour tous les corps étudiés. Nous retrouvons comme pour l’hydrolyse, une réaction beaucoup plus grande du brome par rapport au chlore ; mais cette fois l’iode réagit plus vite que le brome. D’autre part, au fur et à mesure que croît le poids moléculaire de l’acide considéré il y a une diminution considérable de la vitesse de la réaction qui peut tomber au 1/10000 de la vitesse avec l'acide bromacétique. Nous verrons que les propriétés physiologiqes de ces divers corps se classent dans un ordre analogue à l’ordre dans lequel se classent leur réactivité avec le bisulfite. Le parallélisme est grossier : des phénomènes d’ad-
sorption jouent dans la cellule vivante, les réactions sont ci milieu hétérogène et non en ruilieu homogène, à priori il n’y a pas lieu de chercher un parallélisme quantitatif entre ces réactions chimiques en milieux aqueux, et les phénomènes biologiques. Mais nous verrons que l’on peut analyser précisément ces phénomènes d’adsorption qui séparent lès réactions biologiques des réactions chimiques en milieu homogène.