Mélange d'esters et de cystéine
Le chapitre III a décrit l'inhibition à des concentrations très faibles d’acides monobromacétique en présence d’une certaiñe concentration, de l’ordre N/500, de cystéine. L’expérience répétée avec des esters, donne des résultats tout difrérents : l’inhibition dans un mélange d’ester bromacétique et de cystéine apparaît aux mêmes concentrations que chez les bromacétates seuls. II semble donc que la condition nécessaire de l’activité ordinaire du mélange d’acide bromacétique et de cystéine, soit la liberté de la fonction acide. Déjà en milieu alcalin, l’action du mélange d’acide bromacétique et de cystéine, revient à l’action de l'acide halogéné seul. Or, ce n’est qu’en milieu acide que la fonction amine de la cystéine est libérée ; en milieu neutre ou alcalin elle est complètement bloquée. On peut en conclure à titre d’hypothèse vraisemblable, que l’élément actif du complexe est un bromacétate de cystéine.
La thiosinamine renforce légèrement l’action de l'acide bromacétique ; elle ne renforce point l’action des esters. En milieu concentré dans le chloroforme, thiosinamine et ester halogéné se combinent pour former un dérivé cristallisé non sans analogie avec les dérivés d’hexaméthylène-tétramine. Ce dérivé cristallisé, préparé à partir du bromacétate d’éthylglycol s’est révélé complètement inactif.
A de L 930 DT