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dusang coagulable en trois minutes, tandis qu'auparavant il ne coagulait qu'en 12 minutes.
Sang peptoné. —- Je n'ai pas l'intention d'étudier le rôle des peptones dans la coagulation du sang. Il y a encore trop d’obscurité dans cette question, et à elle seule elle mériterait d'être traitée à part. Toutefois les nombreux travaux exécutés sur le sang peptoné font qu’il est impossible de le passer tout à fait sous silence.
Ce n’est certainement pas la peptone qui agit pour rendre le sang incoagulable, puisqu'on peut recevoir le sang dans une solution de peptone sans retarder notablement la rapidité de la coagulation. Il faut admettre que la peptone subit dans l’économie une modification capable de rendre le sang incoagulable.
Schmidt-Mülheim a supposé que la peptone injectée dans les veines empêche la formation du fibrinferment ; Fano admet qu’elle agit sur les globules blancs et par là sur le fibrinferment. Campbell montre que les solutions de fibrinogène pur peptonées coagulent moins vite que les solutions non peptonées après addition de fibrinferment (On the action of peptone in preventing blood coagulation. Studies from the biol. Lab. Baltimore vol IV); la peptone agissant in vitro empèêcherait l’action du ferment présent et formé ; dans l’organisme elle empècherait la formation du ferment, Aussi faut-il plus de peptone dans le premier cas que dans le deuxième pour s'opposer à la coagulation. — Je n’ai pas constaté ce retard de coagulation en opérant sur les transsudats ou sur le plasma peptonés en dehors de l’organisme.
Quoi qu'il en soit, j'ai pu déterminer assez rapidement la formation d'un coagulum dans le sang peptoné par addition d’une assez forte proportion d’un sel calcique.
Un chien de 25 kg. reçoit par la veine saphène externe une injection de 70 ce. de chlorure de sodium à 0,4 0/0 tenant en dissolution T grammes de peptone pure.
Le sang artériel pris 10 minutes après la fin de l'injection reste incoagulé pendant 3 jours à la température du laboratoire, pendant T jours à une température inférieure à 50,
En ajoutant à 10 ec. de ce sang peptoné # cc. d’unesolution de chlorure de calcium à 1 0/0 et maintenant le mélange à 40° j'ai obtenu un coagulum parfait en 6 heures ; tandis que le sang peptoné lui-même à 40° a pu être maintenu 24 heures sans présenter de trace de coagulation.
En ajoutant à 10 cc. de sang peptoné 10 ce. d’une solution de chlorure de calcium à 4 0/0 j'ai obtenu à 4° une coagulation en 1/2 heure.
Je ne cite cette expérience qu’à titre de renseignement. Je ne prétends pas que l'injection de peptones donnelieu à la formation d’un composé calcique insoluble comme l’oxalate de potassium. Il y a lieu de faire nombre d’expériences sur les causes de l’incoagulabilité du sang peptoné, et jeme propose d'aborder plus tard cette étude.
40 Rétraction du caiïllot.
D'une façon générale, plus un sang a coagulé vite, plus la rétraction du coagulum est rapide, et plus elle est grande. Cependant il est des cas où la coagulation est rapide et la rétraction faible.
La rétraction du caillot tient à la teneur en sels du sang.
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Toutes les fois qu'on ajoute un sel au sang qui va coaguler, la rétraction du caillot est plus grande et plus rapide, C’est pourquoi le sang qui coagule vite parce qu'il contient beaucoup de sels (sang des jeunes animaux par exemple) se rétracte énergiquement. Du sang pris après absorption de phosphate tricalcique dissous dans le gaz carbonique qui s'était coagulé en 3 minutes, expulsait déjà son sérum au bout de {/4 d'heure. Après 4 à 5 heures le diamètre du caillotétait réduit aux 2/5 de sa valeur primitive.
On sait que la fibrine peut être gonflée par les acides. J'ai préparé cette fibrine gonflée ; je l'ai longuement lavée à l’eau distillée, laissée en contact avec cette eau plusieurs fois renouvellée jusqu’à ce que l’eau de lavage ne présentät plus la réaction acide. Gette fibrine gonflée absolument transparente, reprenaitson aspect blancterne, sa consistence dure quand on la plongeait dans une solution saline, ou dans du sérum sanguin. En faisant varier la teneur en sel de la solution saline on pouvait faire des séries et constater que pour des solutions faiblement salines la rétraction et l’opacité de la fibrine étaient d’autant plus accentuées que la solution était plus concentrée.
On peut conclure de là que toutes choses égales d’ailleurs (quantité de fibrine, température, etc.) la rétraction du caillot est d'autant plus rapide, et d'autant plus grande que le sang est plus riche en sels, |