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a trouvé que le précipité de substance fibrinoplastique est d'autant moins actif que le sérum d’où il est précipité est plus étendu. Brücke conclut que la substance fibrinoplastique de Schmidt n’a pas de propriété fibrinoplastique par elle-même, mais seulement grâce à certaines impuretés qui sont entrainées avec elle. Il pense qu'il serait possible, par précipitations fractionnées, d'obtenir une paraglobuline absolument inactive.
Hammarsten, de son côté, montre (Untersuchungen über die Faserstoffgerinnung, 1875) que le chlorure de calcium ou dans certaines conditions la caséine ont autant que la paraglobuline la propriété fibrinoplastique. Il admet que cette paraglobuline agit en neutralisant les alcalis capables d'empêcher la précipitation de la fibrine. L'action de la caséine et celle de chlorure de calcium seraient de même nature.
Dans ses recherches sur la paraglobuline (Ueber das Paraglobulin. Pfluger’s Archiv X VIIT), Haramarsten montre que la paraglobuline précipitée parle chlorure de sodium en solution concentrée, redissoute dans la solution étendue de chlorure de sodium, puis reprécipitée, etc., plusieurs fois, perd absolument toute propriété fibrinoplastique. Il insiste encore sur ce point que la paraglobuline préparée en partant du liquide d’hydrocèle, tout en présentant les propriétés chimiques et physiques ordinaires n’a aucune propriété fibrinoplastique.
Hammarsten revient à l’idée de Brücke que l’action fibrinoplastique de la paraglobuline appartient aux impuretés. Ces impuretés seraient le fibrinferment de Schmidt. Hammarsten en est d'autant plus convaincu
ee 0 qu'il a pu préparer un ferment qui, tout en étant débarrassé de paraglobuline détermine dans les solutions de fibrinogène débarrassées de paraglobuline un abondant coagulum.
On trouve enfin dans les travaux de Schmidt Iui-mème un certain nombre de faits qui vont à l'encontre de la propriété fibrinoplastique de sa substance fibrinoplastique. Il a constaté que si on enlève par dialyse aux solutions de fibrinogène et de substance fibrinoplastique leurs séls solubles, on n'obtient pas de fibrine en les mélangeant ; mais la fibrine ne tarde pas à apparaître si on ajoute un peu du liquide diffusé concentré par évaporation (Ueber die Beziehung der Faserstoffgerinnung zu den kürperlichen Elementen des Blutes).
Schmidt a constaté de plus (Neue Untersuchungen über die Faserstoffgerinnungen) que toute la substance fibrinoplastique ajoutée au fibrinogène n'était pas employée à la formation de la fibrine, et qu’une très grande partie restait en solution. Il à montré aussi que la quantité de fibrine n'augmente pas proportionnellement à la quantité de substance fibrinoplastique employée, et que dans une liqueur fibrinogénique contenant encore une grande quantité de substance fibrinoplastique libre, on déterminait une nouvelle formation de fibrine en ajoutant de nouveau de la substance fibrinoplastique.
Tous ces faits démontrent d'une taçon sûre que la substance fibrinoplastique ne joue aucun rôle essentiel dans la formation de la fibrine. Son rôle fibrinoplastique est dù aux impuretés qui la souillent, comme le voulait Brücke.
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Quelles sont ces impuretés? Hammarsten croyait que cest du fibrinferment. Mais, dans les fermentations, quelles qu'elles soient, si la rapidité de la transformation chimique dépend de la quantité de ferment employée, la quantité de substance produite ne dépend nullement de cette quantité de ferment.
C'est en entraînant des composés calciques que la substance fibrinoplastique joue un rôle fibrinoplastique.
On a constaté depuis longtemps que la substance fibrinoplastique de Schmidt n'était pas pure et qu’elle contenait toujours des cendres.
La substance fibrinoplastique perd son pouvoir par la dialyse, c’est dire qu’elle le doit à ses sels solubles.
J'ai préparé en partant du sérum sanguin la substance fibrmoplastique de Schmidt, et je l'ai fait agir sur lesang oxalaté de la manière suivante :
Je déterminais la quantité minima de sel de calcium qu'il fallait ajouter au sang oxalaté pour déterminer la formation d’un coagulum. Par exemple, il fallait 4 cc. 5 d’une solution de chlorure de caleium à 0,1 0/0 pour 10 ce. de plasma oxalaté. En ajoutant au plasma oxalaté un peu d'une solution légèrement salée de la paraglobuline, il fallait toujours employer moins de chlorure de calcium pour déterminer la coagulation. On peut objecter que la solution de paraglobuline renferme du chlorure de sodium, lequel dissoud un peu d'oxalate de calcium et, par là, diminue la quantité de chlorure de calcium à ajouter. Mais l'addition d’une mème quantité d’une dissolution de chlorure de sodium au même titre n’a jamais