‹ Recueil d'exercices sur la mécanique rationnelle (volume 2)Chapitre 21 sur 258 · AP 005 MAP -J · texte numérisé non relu

AP 005 MAP -J

l'attraction de MM' est égale à celle de l'arc élémentaire PP' supposé de même densité que la droite dounée. L'attraction totale est dirigée suivant la bissectrice de l'angle HAH'= 2 a et égale à

2 I — cosô^ô= — î—sma.

Si la droite était de longueur infinie, son attraction serait dirigée suivant AP et égale à -^-^ • Cherchons la position d'équilibre d'un point M dans le

IIO KEGITEIL D EXBKGICES

plan d'un triangle ABC dont les cotes sont homogènes et attirent suivant la loi de Newton. Soient a», a^, ayles angles BMC, CM A, AMB^ Pt^t^ 1^» distances de M aux

c6tés; Tattraction du côté BC est de la forme -sîna, et

fait avec l'attraction de CA Tangle a H- (3 ^ écrivons que chaque force est proportionnelle au sinus de l'angle des

deux autres :

sina sinp siny

/?sui(p-4-7) 5'sin(7-+-a) rsin(a4-p) comme a -h j3 -|- y = tt, on aura

73. Une droite rigide a ses extrémités A, B engagées dans des colliers fixes qui empêchent tout mou^emeni] un point C attire chacune des parties de la droite suivant la loi newtonienne; déterminer le point ou la barre tend à se rompre. (Université de Cambridge^ i854-)

Soient H le point demandé, CO = c la perpendiculaire de C sur AB ^ x Tabscisse d'un point de la droite à partir de O-, a, — i, A les abscisses de A, B, H 5 P, Q les composantes normales des réactions qui sjexerccnt en A et B. La somme des moments de P, Q et des attractions par rapport au point H est nulle •, mais, si Ton considéré seulement les forces qui agissent sur la partie HA, ce sont elles qui tendent à rompre la droite en H, et cela avec une énergie proportionnelle à la somme de leurs moments. Cette somme est évidemment de la forme

SUB LÀ MÉCAiriQUE RATIOHN ELLE . III

Si Ton suppose que H coïncide avec B ou si l'on fait hz=z — 6, S doit être nul , parce qu'il comprendra les moments de toutes les forces qui agissent sur AB :

Tirons P, et nous aurons pour la valeur générale de S

f* r / T- c' -+- aA a — h f ,- c* — «6 \ 1

H faut avoir la valeur de h qui rend S maximum; on égale à zéro -^ et Ton trouve, en réduisant.

h ^a»-|-c>— v/6* H- c» CA — CB

h^ a-i- b AB

cosCIlO = -. — ri —- •

sm^(A-f-B)

Le point H est entre les pieds de la médiane et de la bissectrice menées du sommet G dans le triangle ABC; en effet leurs distances au point O sont respectivement

„^ csinj(A — B) csinfA — B) i,^ ^.

ccotCHO— ^!J ^ — . \ . Jj ctang-(A — B),

V^sinA sinB asinAsinB ''2'

et la première expression est comprise entre les deux autres.

74. Attraction d*un ellipsoïde homogène sur un point intérieur, l'attraction étant inversement proportionnelle à la quatrième puissance de la distance.

Soient x^jr^ z les coordonnées du point attiré A, et

l'équation de rellipsoïde. Posons

^«=*-h iicosO, ^,=74- ttsinOcosi|<, 2 = Zi + if sinOsin^»;

lia RECUEIL D EXERCICES

on peut écrire, pour les points à la surface de l'ellipsoïde,

* /jccosô rsin6cos4> zcosôsinMi

La composante de Tattractlon suivant OX est

X=fA I d^ j dB I — sm0cos9;

0 ne variant que de zéro à -9 on doit, pour cliaque valeur de

0 et de v{/, faire varier u depuis zéro jusqu'à la racine positive u' de l'équation (i), et l'on retranclie le résultat obtenu en faisant varier u de zéro à la racine négative u" prise positivement. Pour éviter l'infini qui répondrait à m = o, on intégrera entre une valeur très-petite t et u' ou — u"\ on retire ainsi de l'ellipsoïde une sphère, évidemment sans action, ayant A pour centre et e pour rayon, et cette sphère peut être tout entière dans l'ellipsoïde quand A est intérieur \ l'intégrale relative à u sera

on a la somme des racines de l'équation (i), et, en substituant, il vient

/or» J> z« \

Y et Z s'obtiennent par analogie. C'est Lejeune-Dirichlet qui a remarqué la possibilité d'exprimer en quantités finies l'attraction d'un ellipsoïde sur un point intérieur quand l'attraction est réciproque à une puissance 2 m de la distance, /n ^ I . L'attraction sur un point de la surface est Infinie, et, pour les points extérieurs, on la déduit du point intérieur à l'aide du théorème d'Ivory, généralisé par Poisson.

Calcul à l'aide du potentiel.

7d. On sait que les trois compbsantes de l'attraction exercée sur un point sont les dérivées d'une même intégrale, qu'on appelIeyb/zcfzo/{ potentielle, tant que du moins le point ne fait pas partie de la masse attirante. Soient F (a) une fonction dont la dérivée f{u) exprime la loi d'attraction, et U = — SSS^[ " ) dm \ on démontre qu'on a

dx djr dz

Si, par le point attiré, on mène un arc infiniment petit ds^ dont les projections soient dx^ dy^ dzy la composante de Tattraction suivant la direction ds sera

dV dx dV dy dV dz dV ^

dx ds dj ds dz ds ds

le dernier quotient n'est pas une dérivée partielle, mais le rapport à ds de la dilTérentielle de U répondant à ce déplacement du point X, j^, z.

Les surfaces sur lesquelles U est constant sont dites surfaces de nweau; l'attraction en un de leurs points leur est normale.

76. Calculer l'action d'un anneau sur un autre situé dans le plan et à l'intérieur du premier et passant par

D» S.-G. — Rec. 8

Il4 RECUEIL d'exercices

son centre; l'attraction est en raison inuerse du cube de la distance. (Waltok.)

Soient O et A les deux centres, R et a les rayons, e, e'ies densités, M un élément de Tanneau attiré, 6 l'angle MOA, en sorte que la masse de M soit aae'rfOj je pose

OM = aa cosô = /-,

et je cherche la fonction potentielle de l'anneau attirant^ ici F(m) = îi-- donc

U=uLaKgs'dBl = — i- .

L'attraction est dirigée suivant OM, et sa valeur — se

calcule sans difficulté, car U varie seulement avec r. Faisant la somme de toutes ces attractions multipliées respectivement par cosfl, on a pour leur résultante, dirigée suivant OA,

TT

Jo (R'— 4a'cos'e*)' mais

TT

'de

R»- 4a» cos^Ô 2R V^R»— 4a»

11 suffit de diflTérentier cette équation par rapport à 4 a*, considéré comme im simple paramètre, pour avoir l'intégrale qui figure dans F :

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