‹ Recueil d'exercices sur le calcul infinitésimal à l'usage des candidats à l'École polytechnique et à l'École normale, des élèves de ces écoles, et des aspirants à la licence es sciences mathématiquesChapitre 115 sur 245 · I® Les équations générales du D® 306 deviennent ici · texte numérisé non relu

I® Les équations générales du D® 306 deviennent ici

, , dl dm du f—- ; -—

(1) — = -— = — = i/r//' -4- dm^ -h dri" -

abc

Si Ton désigne par cp Tangle de la génératrice avec Taxe du plan osculateur au point M de la courbe directrice, on a

(2) /a -f- /116 H- 717 = cos^, >/ -♦- fxm -h v/î = sinç, et par conséquent

( 3 ) IdoL -\- md^ ~\- nd'^ -\- cLdl -h ^dm -\- ydn = — sin y d^.

Transformant ce résultat au moyen des équations (i) et des formules connues (p. 192),

- r/a d^ dy

il vient

dvf = u.

Telle est la relation nécessaire qui régit les variations de Tangle que fait la génératrice avec Taxe du plan osculateur.

2° La relation d z^ = u étant supposée exister, la surface est développablc. En effet, si l'on en tient compte ainsi que des forjuules (2) et (4), l'équation (3) se réduit à

otdl -h P dm -^ '^dn ==1 o.

On a d'ailleurs

/ (il -t- m dm -h ndn =2 o^

et par suite

dl dm dn

my — «é noL — /y /6 — mu.

Or la direction définie par les dénominateurs de ces rapports est celle d'une droite perpendiculaire à la génératrice

et à Taxe du plan oscillateur, c'est-à-dire celle de la tangente, ce qui conduit aux relations (i).

Les arêtes de rebroussement des surfaces développables déflnies par Téquation (5) sont dites les dés^eloppées de la courbe directrice. Comme cette équation ne renferme que la différentielle de l'angle f et non cet angle lui-même, il en résulte qu'une courbe à double courbure admet une infinité de développées. Si la courbe est plane, <p est une quantité constante.

308. I ° Désignons les quantités qui se rapportent à l'arête de rebroussement par les lettres affectées aux quantités analogues relatives à la courbe directrice, en les accompagnant de l'indice i. Nous excepterons seulement les cosinus directeurs de la tangente, qui seront toujours /, m, n. Cela posé, en se reportant aux notations et aux formules des pages 191 et 192, on a

dl doLx dm ^S, dn ûfy,

et, à cause des formules (i) du n° 307^

dl =r:a&>|, (1) { dmr=. 6w,,

dn = cw, y

doLi = — aui , (a) ^ dSi = — ^tt, ,

d'où

ft>, =r adl -h bdm -4- cdriy

(3) £/, = — {«</«,-*- è<iS, -h Cflfy,).

Or, par hypothèse,

al '{■' hm -h cnzzzo^

SOLUTIOJXS. 225

et par suite,

adl 4- bd/n -4- cdn =z — [Ida -+- mdb -h ndc) = — » siny ,

en désignant par cp l'angle de la génératrice avec Taxe du plan osculateur au point M de la directrice \ donc

(4) Wi = — fr) sin^.

D'un autre côté, le plan tangent à la surface étant osculateur à l'arête de rebroussement (n" 305) ? les cosinus directeurs de Taxe de ce plan sont donnés par les relations

a.i = bn — c/w, ^, z= cl — an^ 7, = am — bl. On en déduît

à ad(Xi-h bd^i -\- cdyiZ= — (a,û?<2 H- 6,rfft -I- 7iC?c) I = — «(a,X-f- 6| fx -f- 7iv),

puis

a, > -f- 6, f* -f- 7, V = — {al -f- 6/72 -f- 7/2) = — C0S(j».

Ces résultats transforment l'équation (3) en celle-ci : (6) «I = — wcos<p.

Des valeurs (4) et (6) on tire

--=rtangy;

il suit de là que, si la courbe directrice est plane, l'arêle de rebroussement de la surface développable est une hélice (n** 288). Cette remarque a été faite par M. A. Serret dans le cas particulier où la génératrice est normale à une surface S sur laquelle la courbe est tracée, c'est-à-dire lorsque cette courbe est une ligne de courbiu*e de S.

2^ On a trouvé généralement (n° 298), pour la distance MM, = II,

d.Tdl -h dydm -+- dzdn "" dl^^dm''-^dn^~'*

Freset. — Recueil 1 0

ÎI26 CALCUL DIFFÉRENTIEL.

formule qui donne ici

D'un autre côte, des relations évidentes

X, — .r = /A, j, — yz=z mh^ z, — z = nh^ on tire

JTi — dx=:mdh -f- ^€//72, /Vz, — dz =^ ndh -f- Arfw;

et par suite, à cause des équations (i) et (7), . dxy, = Idh, dfx = mdh^ dz^ = ndhy

résultat facile à trouver par la Géométrie.

On en déduit

ds^ = dh^

ce qui fait voir que la génération des développées de la courbe directrice est tout à fait semblable à celle de la développée d'une courbe plane.

309. Soit <2 = (p (^, JK) Téquation de la surface donnée; si /, m, n représentent les cosinus directeurs de la normale au point M, on sait qu'on a

l = lSp^ mz=^q, 72 = — N, avec

et

dz z=.pdx -f- qdj»

D*ailleurs, la courbe directrice (n" 298) étant ici une ligne de courbure, les formules du n° 306 deviennent

/ V dl dm dn

OU bien

cLc dy dz

11 est manifeste que d(Np) est une différentielle totale, ainsi que d(Nq) et rf(N).

On lire de là

N^z dx -h pdz dy -\- qdz r/N dp dq

L'égalité des deux derniers rapports donne immédiatement Téquation connue des ligues de courbures.

Les équations (i), cas particulier do celles que nou« avons données dans le n** 306, sont dues à O. Rodrigues.

310. 1° Puisque la courbe AB appartient à la surface S, on a (n*^ 295)

dl dm ^dn yjdl' H- dnû -h dti^ v

dx dy dz ds ds

/, /w, n étant les cosinus directeurs de la normale à cette surface au point M(j:,j>^, z) de la courbe. On a de même

dix dm^ driy (^ djc dy dz ds

/j, 77Z,, 7ii et ^'i se rapportant à la surface Si. De plus,

CCS 9 = //, -h /W/72, + /?/?,,

6 désignant l'angle sous lequel les deux surfaces se coupent au point M. De là résulte la relation

(3) — sin hd^^=zldl^-\-m dm, -\-ndni-\-lidl-r- rh^ dm -\-n^dn\

IZS CALCUL DIFFÉRENTIEL.

ou, à cause des équations (i) et (2) et des identités évidentes

Idx + mdj- -1- nih = O, /, dx + m,dy -i- n, ih = o,

1" Réciproquement, si 6 = const., el qu'on ait en même ips tes équations (i), l'équation (3) conduit à celle-ci :

«nime on a d'ailleurs

/, dl, + m, dm, -♦- n, dn, = o,

équations (4) et (5) expriment que la direction {dl„ I, dn,) est perpenili cul aire à la direction (/, m, n) el a direction (/,, m,, n,), c'i;st-à-dîre qu'elle se confond !C la direction [dx, dj, dz). c. q, f. d.

ïll. L'ëqualion de rdlipsoïde étant

aura pour celle du plan tangent au point (a:, y, z]

:c la relation

Les équations d'une pcrpeiidicidaire à ce plan, menée p.ir 'igine, peuvent s'écrire

Pour éliminer x, y^ z entre les équations (i))(!2), (3), comme la valeur commune des rapports (3^; est

(«'X»-+-<5»'Y>-+.c'Z=j', il suffit d'observer qu'on a

d'où

La podaire de l'ellipse ïde (n® 235) relativement à son centre est donc la surface d'élasticité (224).

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