‹ Recueil des lois, conventions, instructions, décisions judiciares et administratives, relatives à l'extradition, la commission rogatoire, la poursuite des infractions commises à l'étranger et les matières qui s'y rapportent; avec un Répertoire analytiqueChapitre 53 sur 147 · Wegen Diebstahls, Rai^bes und Erpressung · texte numérisé non relu

Wegen Diebstahls, Rai^bes und Erpressung

17. Wegen Unterschlagung und Untreue in den Fâllen, in welchen dièse Handiungen von der Gesetzgebung beider vertragenden Theile mit Strafe bedroht sind ;

18. Wegen Betrugs in denjenigen Fâllen, in welehen derselbe nach der Gesetzgebung beider Tbeile als Yerbrechen oder Yergehen strafbar ist ;

19. Wegen betrûglichen Bankerutts und betrûglicher Benachtheiliguog eifter Konknrsmasse;

420 tTAîJÉ.

L'extradit'OQ sera accordée sur la production, soit du jugeiDetit on de Tarrêt de condamnation, S3it de l*ordonnance de la chambre du conseil ou de Tarrèt de la chambre des mises en accusation ou de Tacte de procé^ dure criminelle émané du juge c mpélent, décrétant formellement on opérant de plein droit le renvoi du prévenu ou de Taccusé deviint la joridiction répressive.

Elle sera également accordée sur la p^o^uction du mandat d*arrêt ou de tout autre acte ayant la même force, délivré par Tautorité étrangère compétente, pourvu que c*s actes renferment Findication précise du fait pour lequel )is ont éié délivrés.

Les acres ci-iessus indiqués seront délivrés en original ou en expédition autheiitique dans les formes prescrites par la législation du gouvernement qui réclame Textradition et accompagnés d'une copie du texte de la loi applicable et, autant que possible, du signalement de l'individu réclamé, ou de toute autre ind caion de nature à en constater Tidentité.

Art., iO En cas d'urgence, l'étranger sera arrêté provisoirement, pour Tun des faits énumérés dans Tarticle 2, sur avis donné par la voie diplomatique au ministère des affaires étrangères et indiquant l'existence de Tun des documents mentionnés à Particle 9.

Uarrestbtîon sera facultative si la demande est directement parvenue Ik une autori'éjudiciaTe ou a^lministrative de Pun des deux Etats, mais cette autorité devra procéder sans délai à tous interrogatoires et investigations de nature à vérifier IMdentité ou les p-^euves du fait incriminé, et si quelque difficulté se présente, rendre compte au Ministre des affaire]^ étrangères des motifs qui Ta'jrai nt engagé à surseoir à rari^estation réclamée.

Dans tous les cas, l'étranger sera mit eu liberté si, dans le délai de trois semaines après son arrestation, il ne reçoit communication de Ym des documents dont il s'agit.

L'arrestation aura lieu selon les formes et suivant les règles prescrites par la législation du gouvernement auquel elle est demandée.

Art. il. Les objets volés ou saisis en la possession de l'individu dont Textraditlon est demandée, les instruments ou outils dont il se serait servi pour commettre le crime ou délit ^ui lui est imputé, ainsi que toutes pièces dé conviction, seront livrés à l'Elat réclamant si l'autorité compétente de l'Etat requis en a ordonné la remise, même dans le cas où Textra* dition, après avoir été accordée, nd pourrait avoir lieu par suite de la mort ou de la fuite du prévenu.

Cette remise comprendra aussi tous les objets de même nature qu'il aurait cachés ou déposés dans le pays où il se serait réfîigié et qai y l^rii^^nt tr<>uvés plus tard.

ITALIE, Itl

Sont cependant réservés les droits des tiers snr les objets mentionnés qui doivent lenr être rendus, sans frais, dès que le procès criminel oa correctionnel sera terminé.

Art. 12. Les frais d'arrestation, d*entretien et de transport de riùdivida dont Text^adition aura été accordée, ainsi que ceux de consignation et de transport des objets qui, aux termes de Tarticle préoéient, doivent être restitués ou remis, resteront à la charge des deux Etats dans la limite de leurs territoires respectifs.

Les frais de transport et autres sur le territoire des Etats intermédiaires seront à la charge de l'Etat réclamant.

Au cas où le transport par mer serait jagé préférable, Tindividu à extrader sera conJuit au port de TEtat requis que désignera l*agent diplomatique ou consulaire accrédité par le gouvernement réclamant, aux frais duquel il sera embarqué.

Art. i5. Il est formellement stipulé que l'extraditiop, par voie de transit sur les territoires respectifs des Etats contractants, d'un individu n*appar enant pas au pays de transit, sera accordée snr la simple production en original ou en expédition authentique, de l'un des actes de procédure mentionnés, selon^les cas, dans l'article 9 ci-dessus, pourvu que le fait, servant de base à Textradition, soit compris dans la présente convention et ne rentre pas dans les di^^po^iii ns des articles 3 et 4.

Art. 14. Lorsque, dans la poursuite d'une affaire pénale non politique, nn des deux gouvernements jugera nécessaire l'audition de témoins domiciliés dans l'autre Etat, ou tout autre acte d'instruction judiciaire, une commission rogatoire sera envoyée, à cet effet, par la voie diplomatique, et 11 y sera donné ^uite en observant les lois du pays dans lequel l'audition ûe6 témoins ou l'acte d'instruction devra avoir lieu.

Les commissions rogatoires émanées de l'autorité compétente étrangère et tendant à faire opérer soit une visite domiciliaire, soit la saisie du corps du délit ou de pièces à conviction, ne pourront être exécutées que pour un des faits énumérés à rarticle 2 et sous la r serve exprimée au dernier paragraphe de l'article 11.

Les gouvernements respectifs renoncent à toute réclamation ayant pour objet la restitution d.!S fraîs- résultant de l'exécution de la commission rogatoire, dans les cas même où il s'agirait d'expertise, pourvu toutefois que cette expertise n'ait pas entraîné plus d'une va«*ation.

Art. 15. En mat ère pénale non politique, lorsque la notification d*un acte de procédure ou d'un juficement à un Belge ou à un Italien paraîtra nécessaire au gouvernement btlge et réciproquement, la pièce transmise diplomatiquement sera signifiée à personne, à la reqvête du ministère

Die Auslieferang soll nlcht sUUflndni, wenn die von der Belgierang reklamirte Person iD einem der SUaten des Deutschen t seltens einer Reglerang des Deutschen Reichs, reklanUrie Belgieo wegen derselben slrarbareQ Handinng, wegen derra irang beantragt wlrd, la Untersat^hnng g«wesen and ausier geseizt wordeo, oder slch nodi ia Uniersncbtiag belladet oder iraft worden ist.

e von der Belgischen Begiernng reklanîrte Person in elnem I des Dentschen Relcbs, oder wenn die seitens einer RegieroDg ben Reicbs reklamîrte Person in Belgien wegen einer anderea Htndlnng in Untersuchnag ist, so soll ihre Aaslieferang bis zor ;dieserIJntersucboDgundvollendeter VollstreckuDg der etwa irkannlen Strafe aurgeschoben werden.

Wenn eine reklamîrte Person Verbindiichkeilen gegen Prlvat- Ingegangen Ist, an deren Erfiillung sie durch die Auslieferons wird, so sali dieselbe dennocb ausgeliefert werden, and es dadurch beeinirâchtiglen Theile iiberiassen, seine Rechie Tor llgen Bebôrde gelteod za machen.

Die Bestlmmiingen des gegeDwSrtigen Vertrages finden anf ;anen, die slch Irgend eines politiscben Verbrechens oiJerVeruldig gemacht haben, keine Anwendnng. Die Person welche ;fi der in Art. 1 nnd 3 aurgefubrlea gemelnen Verbrecben bén aut^geliefert worden ist, daif demgemiiss in demjenigeD

welcben die Aaslieferung erfolgt ist, in keînem Fdll wegen hr vor der Anslieferung verubten politiscben Verbrecbens oder

noch wpgen einer Handiung, die mit einem Eolcbem poli- ■brechen oder Vei^ehen ira Zusammenhang stehi, nocb wegen •ecbeos oder Vergebeos, welcbes in dem gegenwariigen Vert vorgesehen ist, zur Untersuchung gezogen und bestraft werden. rjff grgen das Oberbaupi einer fremden Begierun^ oder gegen ; einer Famille soll weder als politiscbes Yer^eben, noch als mil liem In Ziisammenbang slehend angeseben werden, wenn dieser L Tbalbesland des Todtschlags, Hordes oder Giftmordes bildeC- Die Ausliefening soll nicbt statidnden wenn seit der bFgangenen Handlong oder der Islzien Handinng des Strafricbters, oder en VerunlieilQDg nacb den Ceselzen desjenigen Staates, in 3r Yeifoigte zur Zeit, wo die Auslieferusg beantragt wird slch rjâbmng der Strt^ericbtUchen Verfolgung oder der erkannten etreten ist.

Die Ansllefemng tiats der in Art. 1 nnd 2 sufgelubrtea

U r strafbaren Handlnngen Beschuldigten soll bewilligt werden auf Graoïd 0/ eines verurtheilenden Erkenntnlsses oder auf Gmnd eines formlichen f Beschlnsses des zastândigen Gerichts Yersetzung in den Anklagestand oder Erôffûung des Hauptverfahrfns, oder auf Grund einer von dem zastândigen Richter erlassenen Yerfûgung, in wel(^her die Verweisuifg d€S Beschuldigten vor den erkennenden Richter ausdrûcklich angeordnet wird, oder aach auf Grand eines Haftbefehis oder eines andern von der zastândigen Bebôrde erlassenen Documentes, welches die gleiche Geltong hat and worin der Thatbestand sowie die darauf auwendbare strafgesetzliche Bestimmung genaa angegeben ist, — iosofern dièse Scliriftstû'-ke in Urschrift oder in beglaubigter Abschrift and zwar in denjenigen Formen beigebracht sind, welche die Gesetzgebung des die Àuslieferung begehrenien Staates vorschreibt.

Die Ântrâge auf Auslieferung erfolgen im diplomatischen Wege. Der Scfariftwechsel und die Yerhandlungen kônnen jedoch je nach den Umstândeo des eiazelnen Faites ummittelbar zwischen der bei dem Kônigreich Belgien and der bei der Aaslieferong beiheiHgten Reglerong des Deutschen Reichs stattfinden.

Art. 9. Der v^egfn einer der in Art. i und â aufgezâhlten strafbaren Handlangen Yerfoigte darf in dringenden Fâllen vorlâufig fest-genommen werden gegen Beibriogang eines Haftbefehis, welcher von dem Untersuchangsrichter desjenigen Ortes, an v^elchemiler Yerfolgte sich befindet, auf Grand einer amtlichen Mittheilang der Zastândigen Behôrde des die Aaslieferung betreibenden Staates, erlassen ist.

In diesem Faite mass der vorlâufig fest-genommene wieder auf freien Fass gesetzt werden, wenn ihm nicht binnen 15 Tagen nach seiner Yerhaftang eines der in dem Art. 8 des gegenwartigen Yertrages aufgefiihrten geriehtiichen Documente mitgetheilt worden ist.

Dièse Frist betrâgt drei Wochen, wenn die Auslieferung in Namen Belgiens einem derjen>gen zum Deutschen Reiche gehôrenden Staaten, welche nicht an Be'gien grânzen, oder umgekehrt in Namen eines der genannten Staaten an Belgien beantragt ist.

Art. 10. Aile in Beschlag genommenen Gegenstânde, welche sich zar Zeit der Festn;jhme im Besitze des Auszuliefernden befinden, sollen, wenn die zustâodige Behôrde des mm die Auslieferung ersuchten Staates die Ausantwortung derselben angeordnet hat, dem ersuchenden Strate mit ùbergeben werden, und es soll sich dièse Ueberlieferang nicht blos auf die entfremdeten Gegenstânde, sondern auf ailes erstrecken, was zum Beweise der strafbaren Handlung dienen kônnte.

ledoch werden die Rechte dritter Personen an den oben erwâhnten

144 ii]É.LBMAG{te.

<Geg6nslând€n vorbehalten und es soïlen ihnen dieselbennachdemSchla&se des geHchtlichen Yerfahreoskostenfrei zurûck^egeben werden.

Art. 11. Die vertragenden Theile gestatten aHsdrûckUch djie Aasliefe- . rang mittelst Durdifûlirung AuszUlief^nder durcb Ihr Landesgebiet mt Grund einfachér Beibringung aines der im Ârtikel 8 dièses Yertraspes nâher bezeichneten gerichtiichen Docamente^ in Urschrift oder beglaabigter Abschrift, vorausgesetzt^ dass die stràfbare Handluog, wegen welcher die Âuslieferung beantragt wird, in den gegenwârtigen Yertrage einbegriffen ist und nieht unter die BestinuBungen der voi'angefaendeii àrtlkel 6 und 7 fallu '

Art. li. Die vertragonden Theile verzichten daranf die firstattmg derjenigen Rosten zu verlangen, welche ihnen ans der Festnahme und dem Unterhalte des Anszuliefernden und sèinem Transporte bis zar Crfânze erwachsea, willig^ vielmehr gegenseUig darin, dièse iaetmn «elbst zu tragen.

Art 15. Wenn in einem Strafverfabren wegen HandluDgen weldie nicht zu den poUtiscben Verbrechen und Vergehen gehoren, einer der vertragenden Theile die Yernehmung von Zeugea, welcbe sich im Gebiete des andern Theits aufbalten oder irgeod eine andere Untersuefaungsfaandlasg fur nethwendig eraehten soIUe, so wird ein entsprechend^s Ersucbjsebreiben auf diplomaiischem Wege mitgetheilt und demselben nach Massgabe der Gesetzgebung des Landes wo der Zeuge vernommen oder der Akt vorgenommen werden soll, Folge gegeliea werden. Die Ausfûhnuig des Antrags kaon verweigert werden, wenn die Untersuchuo^ «ine Handlung zum Gegenstaad bat, welche nach den Gesetzen des Staatas an welchem d|is £r«uchschreiben gerichtet ist, nicht strafbar ist, oder wenn es sich om rein iiscalische Vergehen handelt.

Die vertragenden Theile verzichten gegenseitig auf aile Ersatzansprûche ' wegen der aus der Ausfûhrung der Réquisition entspringenden Kosten, SoTernessichnichtum Gutachlen in*Straf oder Handelssachen oder Sachen der gerichtiichen Medicin handelt, welche meheré Termine erfordern.

Art. U. Wenn in einer Strafsache, welche nicht politische Verbrechen oder Vergehen zum Gegenstand hat, das persônliche Erscheinen eines Zeugen noihwendîg ist, so wird die Regierung des Landes, in welchem der Zenge sidi aufhâlt, îhn auffordern, der an ihn ergehenden Ladung Folge » leîsten. in diesem Falle werden îhm die Kosten der Reîse, welche van seinem derzeitigen Aufenthaltsorte zu berechnen sînd, sowie die Kosten des Aufenthattes nach den Tarifsâtzen und den Règlements des Landes bewilligt, wo die Vernehmung stattfinden soll ; auch iiiann dem Zeugen auî seinen Antrag diirch die Behôrden seines Wohnorts der Gesammt-

ALLBHâfiNE. iitë

betrag oder dn Theil der Reisekostea vorgeschossen werden^diese Koftten werden demnâchts fon der bei der Verneiimang interessirten Regierâilg . orûckerstattet.

In ketnem Faite darf «in Ze&ge, welcher in Folge der in dem einen Lande in ihn ergangenen Yorladang freiwillig Tor den Richtern des anderen Landes erscheint, daselbst wegen frûherer strafbarer Handlnngen oder Yerortheilungen oder anter dem Vorwande der Mitschuld an den Handlangen, welche d)en Gegenstand der Untersnchnng, in welcher er als Zenge erscheinen soU, bilden, znr Uniersachung gezogen oder in Haft genommea werden. Hierbei kommt es anf die Staatsangehôrigkeit des Zengen nîcht an.

Art. 15. Wenn in einer Strafsache, welche nicht polltische Yerbrechen oder Yergehen znm GegBostande bat, die MtUheilang von Beweisstûcken oder von Urkunden, die in den Hânden der Bt-hôrden des anderen Landes sind, fur nothwendîg oder niitzlich erachtet wird, so soU deshalb das Ersnchen auf diplomatischem Wege gestellt, und demselben, wenn nicht besondere Bedenken entgegenstehen, stattgegeben werden, dies jedoch nnr unter der Bedinguog, dass die Beweisstûcke und Urkanden zurûckgesandt werden.

Die vertragenden Tbeile verzichten gegen&eitig auf Ersatz der Kosten, welche aus der Ausantwortang und Rûcksendung der Beweisstûcke und Urkunden bis zur Grenze entstehen.

Art. 16. Die vertragenden Theile machen sich verbindlich, sich gegenseitig die Straferkenntnisse wegen Yerbrechen und Yergehen jeder Art initzatheilen, welche von den Geric^ten des einen Landes gegen Angehôrig« des anderen^ Landes ergehen. Dièse Mitiheiiung wird auf diplomatischem Wege erfolgen and zwar dnrch vollstândige oder auszugsweise Uebersendung des ergangtnen und rechtskrâftig gewordenen Urtheils an die Regierung desjenigen Staates welchem der Yerurtheiite angehôrt.

Art. 17. Der gegenwârtige Yertreg soU zehn Tage nach seiner in Gemâssheit der durch die Gesetzgebung der vertragenden Theile vorgeschriebènen Formen erfolgten Yerôffentlichung in Kraft treten.

Yon diesem Zeitpnnkte ab verlieren der Irûher zwischen Belgien und dem Norddeutschen Bunde abgesehIosMne Yertrag uber die Ausliiîfentiig von Yerbrechern» so^âe die anderen zwischen Beigien nnd Staaten des dentschen Reichs abgeschlossenen Auslieferungs Yertrâge ihre Gûltigkeit.

l^rg^enwârt^ Yertrag kann von jedem der beiden vertragenden TheOe aufgekûadigt werden, bieibt jedoch nach erfolgter AiifkûndiguBg noch sechs Monate lang in Kraft.

n>8t point imstssable d*après les lois de FEtat auquel la Gommissiou rogatoire est adressée ou s'il s'agit de délits purement fiscaux.

Les parties contractantes renoncent, de part et d'autre, à toute réclama*^ tiôn par rapport à la restitution des frais qui résulteraient de rexéeutioii de la commission rogatc^re^ à moins qu'il ne s'agis^ d'expertises crimt^ nelles, commerciales ou médico-légales exigeant plusieurs vacations.

Art. 11. Si, dans une cause pénale pour des faits non compris sousr I& nom de qrîmes ou délits politiques, la comparution personnelle d*un témoin est nécessaire, le gouvernement du pays où réside le témoin l'engagera k se rendre à Tinvitation qui lui en sera faite. i

I^ans ce cas, des frais de voyage et de séjour calculés depuis sa rési-* dence lui seront accordés, d'après les tarifs et règlements en vigueur dans le pays où l'audition devra avoir lieu; il pourra lui être fait, sur sa demande, par les soins des magistrats de sa résidence, l'avance de tout ou partie des frais de vbyage, qui seront ensuite remboursés par le gouvernement intéressé.

Auctfn témoin, quelle que soit sa nationalité, qui, cité dans l'un des^ deux pays, comparaîtra volontairement devant les juges de l'autre pays, ne pourra y être poursuivi ni détenu pour des faits ou condamnations cri^ minels, antérieurs, ni sous prétexte de complicité dans les faits objet du procès où il figurera comme témoin.

Art. i^. Lorsque, dans une cause pénale, pour des faits non comprissous le nom de crimes ou délits politiques, la communication de pièces de conviction ou de documents se trouvant entre les mains des autorités de l'autre pays sera jugée nécessaire ou utile, la demande en sera faite par la voie diplomatique et l'on y donnera suite, pour autant qu'il n'y ait pas de considérations spéciales qui s'y opposent, à la condition toutefois der restituer les pièces et les documents.

Les parties contractantes renoncent, de part et d'autre, à requérir la restitution des frais résultant de l'envoi et de la restitution de pièces et documents Jusqu^à la frontière.

Art. i6. Les parties contractantes s'engagent à se communiquer réciproquement les jugements et arrêts de condamnation, pourcrîmeâ et délits de toute espèce, qui auront été prononcés par les tribunaux de Ton des deux pays contre les sujets de l'autre. Cette communication sera effectuée par voie diplomatique, moyennant l'envoi, en entier ou en extrait, du. jugement prononcé et devenu défiûitif au gouvernement du pays auquel appartient le condambé.

Art. 17. Le présent traité entrera en vigueur dix jours après sa

AiLEMAGNI. 107

publication dans les formes prescrites par la lë^slation des parties contractantes.

Depuis ce moment, les traités sur l'extradition des malfaiteurs, conclus antérieurement entre la Belgique et la Ck)nfédération de T^liemagne du Nord et entre la Belgique et les autres Etats de l'empire allemand, cessent d*étre en vigueur (1).

Le présent traité peut être dénoncé par chacune des parties contractantes, mais il demeurera encore en vigueur six mois après cette dénonciation.

Il sera ratifié et les ratifications en seront échangées dans le délai de quatre semaines ou pluç tôt, si faire se peut.

En foi de quoi, les plénipotentiaires respectifs Font signé et y ont apposé le cachet de leurs armes.

Fait en double expédition, à Bruxelles, le 24 décembre 1874.

(L, S.) C^d'Aspremont-Ltnben. (£. 5.) Fekbinand Stumm.

L'échange des ratifications, qui avait été prorogé de commun accord, a eu Heu à Bruxelles, le 16 février 1875.

Certifié par le secrétaijref énéral du ministère des affaires étrangères,

B*» Lambsrmont.

<1) Confédérdiiêtt de l'Allemagne du Nord. Traité du 9 février 1870 WonUiur bei$§ du 4 avril 1B70, B^" 04).

AlMce-Lorrame. Déclaration du 33 août 1872.

Bade (Grand-duché de). Traité du 5 novembre 1869 {Moniteur belge du 21 décembre 1869, np 555).

Bavière. Convention du 17 octobre 1869 {Moniteur belge du 15 janvier 1870, n*»!»). — Déd. addit. du 21 décembre iSlO iMoniteur belge du 5 janvier 1871, n» 5).

JlMf e (Grand-dttché de). Traité du 13 j«int870 [Momta/r bfiQ$ du 10 jseptenbre 1870, n» 253).

Wurtemberg. Convention du 8 juin 1870 (Moniteur belge du 20 octobre 1870^ li»293). *

9S / FRAMCB<

Art. il. L'extraditioft pourra être refusée 6i, depuis leâ faits imputds, le dernier acte de poursuite ou la condamnation, la prescriptian de la peine ou de Faction est acquise d'après les lois du pays où le prévenu s'est réfugié.

Art. i2. Les frais occasionnés par Farrestation, la détention, la gardé, la nourriture des prévenus et le transport des objets mentionnés dans Farticle 8 de la présente convention au lieu où la remise s'eScctawa* seront supportés par celai des deux Etats sur le territoire duqurt les extradés auront été saisis.

Art. 15. Lorsque, dans la poursuite d'une affaire pénale^ un des deux gouvernement^ jugera nécessaire Faudition de témoins domiciliés dïms Fautre Etat, une commission rogatoire sera envoyée, à cet effet, par là voie diplomatique, et il y sera donné suite par les oflQciers compétents, en observant les lois du pays où Faudition des témoins devra avoir lieu.

Toutefois, les commissions rogatoires tendant à faire opérer soit une visite domiciliaire, soit la saisie du corps du délit on de pièces à convie* tion, ne seront exécutées que pour Fun des faits énumérés à Farticle â du présent traité, et sous la réserve exprimée dans le § 2 de l'article 8 ci-dessus.

Les gouvernements respectifs renoncent à toute réclamation ayant pour objet la restitution des frais résultant de Fexécution des commissions rogatoires, dans le cas même où' il s'agirait d'expertise, pourvu toutefois que cette expertise n'ait pas entraîné plus d'une vacation.

Aucune réclamation ne pourra non plus avoir lieu pour les frais de tous actes judiciaires spontanément faits par les magistrats de chaque pays, pour la poursuite ou la constatation de délits commis sur leur territoire, par un étranger., qui serait ensuite poursuivi dans sa patrie, eon<^ fermement aux articles 5 et 6 du Gode d'instruction criminelle français ou à la loi belge du 30 décembre 1836 (1).

Art. 14. Les simples notifications d'actes, jugements ou pièces de pfo-* cédure réclamées par la justice de Fun des deux pays seront faîtes à tout individu résidant sur le territoire de l'autre pays, sans engager la res«* ponsabilité de FEtat, qui se bornera à en assurer l'authenticité.

A cet eifet, la pièce transmise diplomatiquement ou directement au ministère public du lieu de la résidence sera signifiée \ perscmne, à sa requête, par les soins d'un officier compétent, et il renverra au magistrat expéditeur, avec son visa, l'original constatant la notification.

Art. 15. Si, dans une cause pénale, la comparution personnelle d'un témoin est nécessaire, le gouvernement du pays où réside le témoin

\ (1) La loi du 30 décembre 1836 a été remplacée par celle du ITayril 1878,

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