I.-STRODUCTION
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Vespritetla portée de ses arrêtés*. Cependant, je n ai pas la prétention de croire que mes opinions soient infaillibles , je les offre comme le résultat de sérieuses réflexions et de vingtcinq ans d’expérience : le lecteur jugera. Il a dû voir, par ce qui précède, à quelles sources et d’après quels éléments mes opinions se sont inspirées. Il me suffit d’ajouter qu’une considération a été dominante pour moi. Je conviens bien volontiers qu’au temps où nous vivons, il serait inopportun de rattacher à notre profession des préjugés surannés ou des vanités devenues puériles. J’accorde que l’exagération et la sévérité poussées trop loin , dans l’observation des règles , aboutiraient à une rigueur étroite j qu’après une agitation violente qui a déplacé les habitudes, i\ faut savoir, pour un moment du moins , transiger sur quelques imperfections ; mais , je le déclare avec la même franchise , je suis de ceux qui ont pour cette profession un amour ardent , un véritable culte 5 je la tiens pom- l’une des plus considérables que le citoyen d’une grande nation puisse exer-
‘ ^o»’r ci-aprô» , .1* partie des Précédents , Exposition.
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cer, et, sans être exclusif, mon jugement a sa base unique dans V austérité de nos règles y qui sont toutes fondées sur le désintéressement, la délicatesse, l’honneur, le libre arbitre \ c’est aussi pourquoi je veux que la profession reste constamment honorable, qu’elle soit ramenée à sa pureté primitive, que tout avocat en observe les statuts anciens avec un soin religieux.
Pour qui accepte le ministère dans toutes ses conséquences , que l’entrée lui en soit ouverte, qu’il en partage les travaux, les chances, les avantages 5 pour celui qui n’y rechercherait qu’un moyen honteux de spéculation ou de fraude , le Conseil de l’Ordre doit être inflexible. 11 comprendra qu’en faisant la part de l’indulgence et du temps , il est une limite infranchissable. Ce n’est pas rétrograder que de maintenir ce qui est bon, quoique ancien . Ici, je ne crains pas de le dire , le progrès qui innove serait le plus souvent une destruction. Sous le manteau d'un titre usurpé, il ne se commet, au sein de l’Ordre, que trop d’abus qui échappent à sa surveillance et le compromettent. En osant d’une sévérité ferme et éclairée, en ayant égard aux faits, sans altérer lesprinci-
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pes, le Conseil protestera du moins à tous les instants, et sa prudence fera toujours notre saint.
Que si , contre mon attente, quelque&*unes de mes propositions pouvaient être désapprouvées, mes confrères me rendront la justice de penser que je n’ai entendu blesser personne. Ce que je veux , encore une fois, c’est être utile aux jeunes avocats , et je n’excepte pas ceux des autres barreaux de France qui professent nos principes : adnionere voluimus, non mordere; prodesse , non lœdere*. Puissé-je atteindre ce but , qui serait si précieux pour moi ! Puissé-je, en les aidant tons à étudier les règles de notre belle profession , leur en inspirer l’amour : « Ai- N mez votre profession , si vous voulez y réustt sir, c’est le conseil d’un maître. * » J’ajou- N terai : « Si vous vouiez jouir de vos suc- « cès. »
Le dirai-je enfin ? j’ai osé former d’autres vœux, dans l’intérêt général de l’Ordre.
En rappelant ses règles et la nécessité de
' Exitint.
* Bodchek o’ÂRCig, p. 263.
IMKODüCTIüA.