‹ Répertoire de l'administration et de la comptabilité des établissemens de bienfaisance, hospices, hôpitaux, bureaux de bienfaisance, asiles d'aliénés, monts-de-piété (volume 2)Chapitre 62 sur 75 · Ce compte se divise naturellement en deux parties · texte numérisé non relu

Ce compte se divise naturellement en deux parties

L'une qui n'a pour objet de présenter que le compte matériel des opérations effectuées durant l'exercice ; celle-ci peut et doit même , pour plus de clarté , être résumée dans une série de tableaux, dont l'ensemble fait ressortir, sous toutes ses &ces , et dans tous ses détails , la situation réelle de tous les faits accomplis, abstraction faite des causes qui les ont déterminés.

L'autre partie du compte a pour objet particulier d'expliquer la première, de signaler les causes qui ont produit les résultats mentionnés aux tableaux , d'en déduire les conséquences , et d'indiquer les vues d'amélioration que la situation des établissemens a pu suggérer: cette partie du compte contient , en un mot, toutes les observations générales ou particulières, toutes les explicatioas qui ne sont pas de nature à être réduites à la forme des tableaux statistiques.

Ces deux parties , qui bien que distinctes sont néanmoins dans une corrélation nécessaire , peuvent être placées dans le

48ft GOMVTB D ADMunfnuTioir.

compte 9 Vune a^ant l'autre , suiTant la manière dont on les considère : ainsi les tableaux, considérés comme pièces justificatives des £aiits consignés dans les obserrationa générales, devraient être rejetés à la fin du compte ; si on les considère, au contraire, comme le fonds même du compte, et les observations comme de simples notes explicatives, comme un cahier de développemens, les tableaux devraient alors figurer en tête du compte moral.

Quel que soit Tordre qu'on se détermine à adopter à cet égard , il nous paraît , quant à nous , indispensable , pour la clarté des explications dans lesquelles nous allons entrer , de commencer par ce qui concerne la formation des tableaux , et Tordre dans lequel ils doivent être disposés.

8. Le budget ayant été la base de toutes les opérations effec^ tuées dans le cours de Texercice , il semble qu'avant tout il est nécessaire de rapprocher les résultats de ces opérations des évaluations faites par le budget; c'est-à-dire, défaire ressortir en regard de ces dernières évaluations les recouvremens et les paiemens réellement effectués dans le cours de l'exercice ; d'en déduire les restes à recouvrer , et les restes à payer qui doivent être annulés, en exécution de Tinstruction du 3o mai 18:27, et enfin d'arriver en résultat à établir Texcédant définitif du compte de Texercice, qui doit concorder avec la première partie du compte de gestion du receveur.

Ce document n'est autre chose que le compte en deniers dont la formation a été prescrite par Tinstruction du 10 avril i835 , que nous avons rapportée aux mots Chapitres additionnels. Nous nous bornerons à nous y référer; mais cette situation n'est détaillée qu'en ce qui concerne la gestion en deniers ; les produits et les consommations en nature n'y itgurent qu'indirectement et pour les dépenses qu'ils occasionnent. Afin de compléter le compte des recettes et des dépenses de Texercice, il faut exposer la situation des magasins comme celle de la caisse , ainsi que l'exige d'ailleurs la loi «tu 16 messidor an 7. Cette obligation se trouve remplie par le compte de Téconome , que Tadministration doit joindre à son compte moral.

Nous n'avons à donner aucune indication à cet ^[ard; il nous suffit pareillement de renvoyer aux détails contenus à l'article Econome.

Gomm nfÂinnifinnii.Tfoiv* 4^)

9. A ces comptes la commiasioif administratiye àjoutei en outre, l'inventaire du mobilier preserit pur l'ordonnance royale du3i octobre i&3i..r^ Yoje^ Imven^aire .

10. A la suite des comptes spéciaux présentant les résultats des dépenses en argent et des eonsommationg en nature effectuées pendant Texercice , Tiennent naturellement les doeumens relatifs au recenfement de la population. Le nombre des indig[ens admis dans l'hospice, la nature des maladies 00 des in» firmités qui 7 sont traitées, la durée du séjour des individus, enfin le nombre des employés et des senrans fournissent Tckcplication nécessaire desdépenses de Vétabliss^nent.

Il est donc indispensable que le mouvement de la population soit indiqué avec un soin tout particulier. Il n'est pas d'hospices où l'on ne tienne registre exact des admissions, des sorties et des décès , du nombre de journées que chaque individu passe dans l'établissement : le relevé de ce registre fournira les élémens des calculs dont la popuktion doit être l'objet , calculs , qui en même temps qu'ils sont essentieb pour le bon ordre des établissemens charitables , préparent aussi des dodumens pré* cieiix pour la slatiâtique.

La population nous parait exiger deux tableaux distincts : le premier pour la population indigente , le second pour les employés et servans. Voici comment nous pensons qu'ils pourraient être formés :

Mouvement de la population indigente,

10 Désignation de la classe à laquelle les indigens appartiennent, savoir : malades, vieillards, militaires, etc.

j ,, / ( hommes.

2^ Existant au premier jour de 1 anaee | ^

3^ Total.

4° Entrés pendant l'année If'

5** Total des entrées pendant l'année.

6** Total général.

7® Sortis pendant l'année \ c

' ^ \ temmes.

8** Total des sorties.

hommes.

femmes.

lo* Total des décès,

9° Décédés j

484 COMFTB O*AOMIHI8TEATt01f.

11^ Rei5tant au 3i décembre.

i2à<* Nombre des journées.

i3® Terme moyen de la population pris sur le nombre des journées.

1^0 Proportion de la mortalité.

iSo Durée moyenne du séjour dans l'hospice. *

Un tableau semblable peut être dressé pour constater le mouvement de la population des préposés et servans et des sœurs hospitalières. Mais ce tableau ne devrait comprendre que les employés nourris dans l'établissement. Les autres qui ninfluent sur la dépense générale de l'hospice que par le traitement qui leur est alloué ne font pas , à proprement parler, partie de la population. La dépense qu'ils occasionnent ne varie pas en raison du prix des denrées et autres objets de consommation intérieure. Il serait donc sans utilité, comme sans motifs , de les fiiire figurer au tableau de la population des servans. Il doit cependant en être dressé une liste indiquant , avec leur nom et l'époque de leur nomination, les fonctions qui leur sont attribuées et le traitement dont ils jouissent. Les salaires que les préposés et servans reçoivent indépendamment de la nourriture doivent aussi être portés dans ce dernier état.

Le tableau de la population des indigens et le nombre des journées doivent être établis au moyen du relevé des articles du registre du mouvement des entrées et sorties. Quant aux renseignemens à donner sur le terme moyen de la population et sur la proportion de la mortalité et du séjour des individus indigens, malades ou infirmes traités dans rétablissement, ils s'obtiennent par les calculs suivans :

Terme moyen de la population. — Comme nous l'avons dit ailleurs , en nous occupant du budget , ce terme moyen s'obtient en divisant le nombre total des journées par le nombre des jours de Tannée (365). Si donc l'on suppose un total de 36,5oo journées, on conçoit que ce nombre de journées na pu être accompli qu'autant que le mouvement de la population aura maintenu Tun dans l'autre loo individus dans Thos* pice.

Proportion de la mortalité. — Elle se calcule par le chiffre des individus décédés à Thospice dans le cours de l'année, servant de diviseur au nombre total des individus qui ont été

GOMPTB o'ADMlKUTRATIOJf. 485

traités. Ainsi, supposé un nombre d'individus restant au i^' janvier, de • '...•• 65

Il est entré dans Tannée •..«... 5o

Total ii5

Le nombre de décès étant de 14, ii5 divisé par i4 donnera la proportion de i sur- 8, ~

Durée du séjour, — La durée du séjour pour le terme moyen de chaque individu s'établit en divisant le nombre total des journées par celui des individus traités durant l'année.

Ainsi les ii5 individus ayant employé 25,760 journées, la division de ces journées entre les ii5 individus donnera pour terme moyen de la durée du séjour de chacun âia4*

\ \ . Régime alimentaire. — Pour compléter les renseignemens propres à faire apprécier par le nombre des individus traités dans Thospice le montant des dépenses et des consonanations en nature , il convient d'indiquer dan^ un tableau la composition du régime alimentaire. La rédaction de ce tableau est d'ailleurs prescrite, comme on Ta vu au commencement de cet article , par les instructions du ministère. Ce tableau peut être formé de la manière suivante :

10 Désignation des denrées et comestibles.

2® Quantités comprenant la ration entière.

3^ Idem id. les trois quarts de ration.

4® Idem id. la demvration.

. 5^ Idem id. le quart de ration.

Le régime alimentaire varie nécessairement en raison de,U classe à laquelle l'indigent appartient. Up tableau particulier serait donc nécessaire pour les malades civils et les malades militaires , les vieillards , les infirmes , etc.

\ 2. Enfans trouvés. — Le service des enfans trouvés nous paraît devoir être l'objet de comptes à part.

Les revenus de ce service se composant de l'allocation votée par le conseil général et portée au budget de l'hospice par un simple article , il parait inutile d'y consacrer un tableau. Il suffit, ce nous semble , de constater le mouvement de la population et le développement des dépenses.

486 COMME H'jLAWMBBlilAMOir.

PopulatiôH.

i© Division des enfans par i*', a® et 3* âge,

(à l'hospice, a» Exisians au i" janvier j ^ j^ «.«.pagne.

3<> Exposes dans le courà de ïmfàtf.

5^ Kendus à^lexirs parens. .

6^ Conservés p^ les nourrices^

70 Placés cbex des paiûculiers. ,

8^ Ayant atteint leur i a® année,

û® Total des sortis.

10** Décèdes.

Il» Total généraL la^ iRestans au ^i d<^qenibre.

tV tonrtiéès | f , ^lE!!?f * ^

I a la caipïpagne,

T •"'^"**~**^ ( à la campagne.

i5o Durée du séjour, , ^. . ^,, ,!,.... i6* Nombre de vaccinations. . .

Dépense extdrfmre à 2a ci^tTg^Mu dçpartemeAL .

10 Age auquel ht àêpeMe i'Bfp^plic[ûie.

a» Prix "d*» iïouttî<ïc*. '

3^ Montant des sôitttties payées pour mois de Mmtices. ■ 4^ Idem pour indefinnStés Meordées aux nourrices par la loi du 3o Vèntôsè M iS.^ ^«^ Fraie de l^èfviié «t'd'iàspèiolim.

^ Total des 'dépenses.

Dépense intérieà^ey — Làyéttes et wtûres,

I» Objets coinposant Ik layiette 6u la vêture de chaque âge.

2? Prix de ces objets*

3<» Prix total delà layette.

4^ Évaluation des dépenses occasionnées par l'entretien tt la nourriture des enfans durant leur séjour à Thospice.

V^ Total dte dépenses supportées par Thospice.

Un autre tableau devrait hldicpï^ lès arrondissemens où lei enfans sont placés en nourrice, avec distinction d*âge ( i^'» a», 3* âge) et de sexe.

tfOMRTB D'ADMINISTaATIOir. 4t^

43. Aliénés. ,— Le service des aliénés devrait être aussi l'objet d'un tableau séparé , qui présenterait le mouTetnent des entrées et des sorties , et serait une sorte de résumé des ^tats semestriels que les administrations doivent fournir. — Y. Aliénés.

\ 4. On a pu remarquer que jusqu'ici les tableaux dont nous avons parlé n'ont eu pour objet que d'établir le simple exposé des faits accomplis dans le cours de l'exercice pour lequel le compte est rendu , sans comparaison avec les opérations de l'exercice précédant , et sans chercher à tirer du rapprochement de ces faits des résultats statistiques.

Nous avons cru que la clarté et l'ordre méthodique exigeaient qu'on présentât d'abord distinctement les faits matériels, sauf à y rattacher ensuite, comme développement, des tableaux complémentaires contenant , d'après différens calculs résultant des premiers tableaux, des rapprochemens eA des comparaisons intéressantes pour le service. Parmi ces tableaux , l'un des plus importans , et qui ne peut être établi que par la connaissance de tous les résultats qui ressortent des tableaux précédens , c'est celui du prix delà journée, de la dépense moyenne de chaque individu , de chaque lit et de chaque nature de dépenses.

Ces calculs pourraient étire divisés en deux tableaux , dontie premier présenterait :

lo Montant de la dépense , déduction £nte de la valeur des restes en magasin ;

2^ Journées suivant les tableaux ;

3° Durée moyenne du séjour ;

4^ Dépense moyenne du traitement de chaque «latuve d'indigent ;

5° Nombre moyen de lits occupés pendant l'année ^

6^ Dépense moyenne de chaque lit.

Pour obtenir les résultats mentionnés dans ce tableau il fa^t faire les calculs suivans :

Prix moyen de la journée par indigent. — <- Il s'obtient en divisant le montant total des d^>en6es (reporté à la première colonne du présent tableau) par le nombre total des journées ( porté à la deuxième colonne du tableau )•

Ainsi , en supposant le total de ces dépentes à 3i,475 f. s6 c. et le nombre des journées à 25,760 »

488 COMPTE D*ADMINISTaATION.

le prix moyen de la journée sera de i fr. i8 c.

Dépense moyenne du traitement. — En divisant le montant de la dépense par le nombre des malades traités durant Tannée , le quotient donnera la somme quaura coûté la dépense de chaque individu.

Ainsi I opérant sur une dépense totale de 3x^47^ fi** ^S c. et sur un nombre de ii5 individus traités pendant Tannée , Ton trouvera que la dépense moyenne de chacun sera de 2^3 f. 69 c.

Nombre moyen des lits occupés. — Divisez le nombre des journées par 36S » nombre des jours de Tannée, et vous aurez pour résultat le terme moyen des lits occupés pendant Tannée.

Soit, conmie il est supposé dans les exemples précédens, ^5,760 journées , en divisant ce nombre par 365, Ton aura pour le nombre moyen de lits occupés 70. ^

Dépense moyenne de chaque lit, — On Tétablira en divisant le montant total de la dépense par le nombre moyen des lits occupés.

Nous avons supposé la dépense totale de l'établissement à la somme de 3 1,47 5 fr. 25 c, et nous avons trouvé que le nombre moyen des lits occupés était de 70: divisant 3 1, 47 5 (r. 2 5 c. par ce dernier nombre 70 y la dépense moyenne de chaque Ut pour Tannée aura été de 449 &• 64 c.

Le second tableau, qui devrait présenter le prix de la journée par nature des dépenses , offrirait par colonne :

1° Nature de la dépense ;

2*" Prix de la journée ;

3* Total.

Pour obtenir ce résultat, le calcul à faire est des plus simples : il suffit de diviser le nombre des journées par le chiffre de chacune des dépenses.

Il paraît assez naturel de ne comprendre dans le calcul des prix de journées que les dépenses ordinaires. Les dépenses ex* traordinaires n étant pas , à proprement parler , des dépenses d*entretien , et étant d ailleurs de leur nature extrêmement variables , il ne serait pas possible d'asseoir aucune conséquence positive sur une base aussi incertaine.

Il faudrait aussi en écarter les dépenses qui n ont pas évidemment pour objet le service des indigens et qui ne sont pas faites pour eux.

coMPTX d'administratioh. 4^9

Dans ce nombre on rangeniit les pensions à payer comme charges de legs , les frais d'exploitation des propriétés rurales, etc.| etc.

Quant au montant des mois de nourrices et aux pensions, il est évident qu'il faut le retrancher aussi des dépenses des indi* gens traités dans l'hospice , puisque ces sommes ont un emploi spécial pour les enfans trouvés, et qu'on en compte séparément.

Mais les frais généraux d'administration , la dépense d'entretien, de nourriture , et le traitement des préposés et servans et des autres employés doivent être compris dans les dépenses sur lesquelles s'établit le prix de la journée , par la raison que ces frais sont une condition indispensable du traitement des indigens, qui ont besoin que le service intérieur de la maison soit fait et surveillé avec exactitude.

i 5. La population des enfans trouvés doit être aussi l'objet dun tableau constatant le prix des journées; ce tableau pourrait être rédigé ainsi qu'il suit :

I* Dépense des mois de nourrices et pensions;

2» Dépense intérieure à la charge des hospices.

•»« TVT i 1 • / ( à la campafinne.

3® JN ombre des journées } . ifi .

^ ( k 1 hospice.

,„ T* • j • ' ( à la campafifne.

4" Fnx des journées j , ,,, . °

46. Le mouvement de la population indigente des hospices pourrait encore donner lieu à la formation d'un tableau intéressaut pour la statistique*

Ce tableau aurait pour objet de faire connaître quel est Tâge^ la profession qui fournit le plus de malades aux hôpitaux, ou aux hospices d'infirmes et de vieillards; quel est aussi le rapport de la population indigente de Thospice avec la population générale de la ville où l'hospice est établi.

Ce tableau devrait présenter :

i^ La division par âge des indigens entrés dans l'établissement dans le cours de l'année , en les distinguant par la classe à laquelle ils appartiennent, savoir :

Nombre d'individus de 12 à 21 ans | In

T 1 1 « «k I hommes.

Idem. de 21 a 3o ans } ^^^^^

400 coMfVB »'A9iumn!aAnov.

Nombre d'individus de 3o ft 4<^ ans*

Idem. de 4o ^ SÔ ^Qs*

Idem. de 5o à 60 ans.

Idem. de 60 à 65 ans. .^*9

Idem. de 65 à 70 ans.

Idem. de 70 à 76 ans.

Idem. de 75 à 80 ans.

Idem. de 80 à 90 aus.

Idem. de 90 à 100 ans et au dessus.

U fiiudraic pour tous ces liges maintenir la distinction par Le.

12? Profession des individus | ^ { nombre.

( semmes ;

maries.

3* État civil des individus j veu&.

\ célibataires.

4° Chiffre de la population générale de la ville , d*après le dernier recensement.

5^ Chiffre de la population indigente admise dans l'hospice, d'après le terme mojren des journées.

60 Rapport de la population indigente de l'hospice à la population générale.

Ce dernier résultat s'obtient en divisant le chiffre de la population de la «ville par celui du tenae moyen de la population indigente de l'hospice.

Il serait également d'une grande utilité d'établir des comparaisons entre les résultats du compte précédent et celui de lannee pour laquelle le compte est rendu.

Par exemple :

Camparaisam ées retenus de Vexereice avec ceux de Vexerctce

précèdent.

1° Désignation du revenu.

a,^ Exercice i84o.

3® Exercice i84i*

4° Excédant de revenus de < o / q / *

^ { io4i sur 1040.

Comparaison des dépenses de Vexercice ai^ec celles de Vexercice

précédent,

i® Nature de dépenses.

2^ Montant de la dépense de 1840.

COMPTE DADamriST&AXIOA 49 <

3° Idem. Idem. de x84i*

4** Excédant *de dépenses de \ q, «/*

^ ' l i84i sur 1840.

Càmpéiraison du prix de la journée^ de bu depente moyenne de

chaque individu et de chaque liù, 1^ Dépense de 1840.

2? Dépense de 184 !• 3<> Nombre des journées de i84o.

4^ Nombre des journées de 184 1.

5^ Prix moyen de la journée en t84o.

6^ Prix moyen de la journée en 184 !• 70 Durée moyenne du séjour en i84o.

8° Durée moyenne du séjour en i84i.

9^ Dépense moyenne <le dia({ue malade en 1840. 10® Dépense moyenne de chaque malade en i84i« 1 1® Nombre moyen des lits occupés pendant i84o. 12^ Nombre moyffli des lits occupés pendant ï64ii3^ Dépense moyenne de chaqiie lit en iS4<^ i4^ Dépense moyenne de<diaque lit en i84i«. i 7. L'ensemble du tnkftA que -nous tenons de détailler présenterait l'exposé assez c^ôMiplet de k situattiohi dies établisse» mens , sous je rapport des revenus, de la dépenise et de la population. Les renseigaemens ^i resteraient à fournir sur les autres points du a^rvioe et qui ne sèraieiit ptts de hâtute à être réduits en tabléatËx , troutewiteni place d^i lès obéefVatiotis préliminaînes ou dans les liôte^ dont nous ^àVon^ parrlé pluft haut.

Ici il ne s'agit plus seulement de constater des résultats ma*- . tériels, mais de rechercher et d'indit^r les cotises qui ont pu, durant Tannée, influer, soit fi«r les reretiuis, soit sur les dépefbses, soit sur la population^ soit enfin sur la mortalité, etc., etc. La'commissionadmincstracive doit y exposer les principes qu'elle a suivis dans la gestion des biens et des revevms , les construc^ tions qu'elle a entreprises , Êdre réassortir les amélioratiottft qu elle a opérées , et indiquer celles qui pourraient être opérées, en même temps que les moyens de les réaliser.

On sent que nous ne pouvons, sur ce point, qu'exprimer queU ques idées générales^ et que les -détails, essentiellement variables en raison de la position (particulière de chaque établissement et des besoins des localités on ils SOM situés ^ échappent à

49^ COMPTB D*iLDMINISTllA.TIOK.

toute analyse. Nous nous bornerons donc à présenter cfuelques observations surl'ordre dans lequel les renseigneraens pourraient être disposés.

i 8. Les lois qui ont réuni au domaine de l'état les biens des hôpitaux et maisons de charité, et celles qui, plus tard, ont remis ces établissemens en possession , ont eu pour effet de changer le titre constitutif de leurs propriétés, et déplacer sous Tempire de la législation générale des administrations qui n etaient régies que parles actes particuliers de leur fondation. Cependant le gouvernement n'a pas cessé de reconnaître que les intentions des fondateurs devaient être religieusement respectées dans toutes les dispositions qui n'avaient rien de contraire au nouvel ordre de choses, et qui pouvaient encore se concilier avec les besoins des localités. Il paraîtrait donc convenable que le compte moral fût précédé d'un sommaire historique, présentant des renseignemens sur l'époque et le but de la fondation de chacun des établissemens placés sous la tutelle de la même commission administrative; on y exposerait les vicissitudes que les établissemens ont subies, et l'on arriverait successivement à décrire leur constitution actuelle. Cet exposé devrait être accompagné, comme pièce justificative, d'une expédition daréglement du serifice intérieur^ qui a dû être rédigé et approuvé , con* formément à l'ordonnance du 3 1. octobre 1821. (^. ces mots.) La commission administrative ferait ressortir le nombre de lits affectés aux diverses classes d'indigens, d après le règlement, et qui a dû être reproduit en tête du budget de Tannée; elle relaterait aussi les conditions d'admission et les règles suivies à cet

4gard.

Dans ce chapitre on pourrait donner quelques détails sur la composition de la commission administrative, et sur la division .d^ travaux administratifs entre chacun de ses membres.

On conçoit que la plupart des renseignemens ci-dessus mentionnés, notamment en ce qui concerne Thistorique de la fondation des établissemens et l'organisation du service intérieur, lorsqu'elle résulte d'un règlement approuvé, ne sont de nature à être produits que dans les comptes moraux où ils n'ont pas encore figuré, et qu'ils deviendraient une répétition inutile dans les comptes suivans. Il suffirait alors , dans ces derniers comptes I de se référer à celui où ces renseignemens ont été fournis pour la première fois. '

COMPTE D*ADMIiri5TRATI01ff. 49^

i9. Cette sorte d'introduction conduirait naturellement à Texposition des résultats qui ressortent du compte de Fexercice. Sur le chapitre relatif aux revenuSi Tadministration exposerait les causes des différences qui ont existé entre les prévisions du budget et les recettes effectives; elle y rattacherait aussi les résultats de la comparaison établie entre le compte actuel et le compte précédent. Si quelque source de revenus était de nature à éprouver des développemens , l'administration indiquerait les moyens d'obtenir ce résultat; enfin elle ne devrait omettre aucune des observations particulières qui ressortent de l'examen de chaque article de revenu* Elle aurait, par exemple, à parler de la régie des biens de l'établissement, à indiquer les règles et les conditions de la mise en ferme ; ou bien, si elle exploitait par elle-même quelques unes des propriétés de l'établissement, elle devrait mentionner l'autorisation qui a dû lui être donnée à cet égard ( Y. Biens^ section 4 )> et faire ressortir les avantages de ce mode d'administration.

Il nous semble que les idées d'améliorations qui pourraient être suggérées à l'administration par l'examen des diverses parties de son service devraient être rattachées à chacune de ces parties, et traitées en même temps qu'elles.

20. Quant aux dépenses, elles comportent un examen analogue à celui qui vient d'être fait pour les revenus. Chacun des articles devrait être passé successivement en revue, et être l'objet d'observations détaillées. C'est dans ce chapitre qu'il y aurait lieu de rendre compte de la situation des bàtimens et des propriétés , des réparations qui y ont été faites et de celles qui semblent encore nécessaires; l'entretien du mobilier, le mode des approvisionnemens , le régime alimentaire, etc., etc., devi-aient trouver ici les développemens qui n'ont pu ressortir des tableaux,

2\ . Le mouvement de la population peut être l'objet de détails intéressans. Les commissions administratives ont à expliquer les causes qui ont pu amener des augmentations ou des diminutions dans le nombre ; celles qui ont occasionné une mortalité plus considérable, ou prolongé la durée du séjour des indigens, etc., etc.

22. La population des employés, préposés et servans devrait aussi être l'objet d'explications particulières. Il paraîtrait utile de faire connaître le nombre et la qualité des agens employés

494 caMm D'ADmnHmATXoir. *

aux divers serriœf, avec l'indication des fonctionf qui leur sont

attribuées. /

23. Sur ces trois points, comme sur tous les autres, on signalerait tontes les améliorations dont le service paraîtrait susceptible, et les besoins qui se feraient sentir; par exemple, l'aug>mentation du nombre des lits affectés à telle ou telle espèce d'indigens, la création de nouvelles salles , l'introduction des soBurs hospitalières dans les établissemens où il n'en existe point encore, et où leur concours serait jugé nécessaire, etc., etc.

24. Au chapitre des dépenses se rattache le rapport qni doit être fait sur le service sanitaire des établissemens, la nature des maladies qui y 6nt été traitées , des cures ou des opérations chirurgicales de quelque importance qui y ont été pratiquées. Ces renseignemens ne sont de nature à être fournis que par les hommes de Tart, et les commissions administratives ne sauraient à cet égard que s en référer aux rapports des médecins ou chirurgiens chargés en chef du service sanitaire. Il nous semnie quelles pourraient joindre ces rapports à leur compte^ au lieu d'en confondre les résultats avec ceux des autres services. Cette séparation permettrait à l'administration supérieure de détacher les rapports médicaux lorsqu'ils contiennent des observations intéressantes pour la science , et de les communiquer à l'académie de médecine.

25. La charge des enfans trouvés est une des plus lourdes qui soient imposées à la charité publique. Les revenus des départemens, des communes et des hospices en sont grevés d'une manière accablante sur presque tous les points du royaume. Cet état de choses, qui semble s'empirer chaque année, a éveillé devpuis long-temps la sollicitude de l'autorité supérieure, en même temps qu'il excitait les plaintes des administrations locales. Le ministère de l'intérieur a successivement indiqué diverses mesures propres à restreindre le nombre des expositions , en détruisant les abus auxquels donnait lieu la facilité même des abandons, et la possibilité de suivre la trace de lenfant exposé : de là l'apposition des colliers aux enfans et leur déplacement d'arrondissement à arrondissement, et même leur échange d'un département avec un autre. Il est d'une grande importance que lès commissions administratives qui ont adopté ces mesures en fassent connaître les résultats , et qu'elles communiquent au gouvernement leurs observations et leurs vues. Elles sont eon-

GOMPTB D'jUM.-«<K>MnE DV RBGBVS1JR. 4gi

dahes à ces observations par Texamen des caases qai , dans le cours de Tannée, ont déterminé une augmentation ou une dimi* nution dans le nombre des expositions. Elles ont à exposer aussi le système suivi par elles pour la mise en nourrice, en pension ou en apprentissage des enfans;et en un mot, de toutes les circonstances auxquelles donne lieu l'exercice de la tutelle. 26. Quant aux aliénés, le compte devrait entrer dans des explications d'autant plus détaillées que ce service est l'objet de l'exécution d'une législation nouvelle qui l'a soumis à une organisation particulière et a augmenté son importance. Il doit né<* cessairement s'y produire beaucoup d'observations intécessantes soit pour régime administratif, soit pour l'art de guérir. Des améliorations dans les bâtimens ou dans le matériel sont près* que partout demandées et dans beaucoup d'établissemens sont en cours d'exécution. On pourra voir par la lecture de l'article Aliénés les principaux points qui auraient besoin d'être traités dans le compte moral.

COMPTE DE L'ÉCONOME. V. Économe.

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