Soit en général l'équation
Pdx + Qdy = 0 ,
P et Q désignant des fonctions quelconques de x et y. Si Ton représente par p le facteur qui. rendrait cette équation intégrable , la fonction p devra évidemment satisfaire à la condition
dy ~ dx '
c'est-à-dire
Fdy gd.r4fAW
-Si-'
Mais cette dernière équation est presque toujours plus difficile à traiter que l'équation proposée elle-même.
395. Nous remarquerons d'ailleurs, que toutes les fois qu'on parvient à séparer les variables dans l'équation
Pdx + Qdy = 0, au moyen d'une transformation quelconque, on connaît
immédiatement le facteur par lequel il faudrait multiplier cette équation pour rendre Pdx + Qdy une différentielle exacte.
En effet, supposons qu'ayant remplacé x et y par d'autres variables s et * , l'équation proposée soit devenue
Uds + Nrf/ = 0 ,
M et N étant des fonctions de * eW; et qu'en divisant les deux termes par la fonction V de $ et Mes variables se trouvent
séparées , en sorte que rr soit une fonction de * seule, et que - soit une fonction de t seule. La quantité — ds + - disen
donc devenue une différentielle exacte. Or, en remplaçant
dans cette quantité s et t par leurs valeurs en x et y, elle ne
différera point de la quantité — dx + ~ dy (en concevant
toujours que Ton ait mis dans V à la place de * et t leurs
valeurs en x et y ). Donc ~ dx + — dy serait nécessairement
aussi une différentielle exacte.
396. Nous avons donné dans le n* 388 , pour exemple de la séparation des variables, l'équation
qui , en faisant y = xt, d'où dy = tdx-\-xdt, devient
[f(t) + t]dx + xdt = 0,
et dans laquelle les variables se séparent lorsqu'on divise les deux termes par x[f[t) -f i]. D'après ce qui précède, l'équation dont il s'agit doit donc être rendue intégrable en la mul-
— Âl —
tipliantpar le facteur , où l'on remplacerai par sa
valeur en x et y ; c'est-à-dire par le fitcteur