‹ Résumé des leçons d'analyse données à l'école polytechnique. I-[II]Chapitre 86 sur 205 · Prenons encore pour exemple la différentielle · texte numérisé non relu

Prenons encore pour exemple la différentielle

yax—x*

Nous emploierons la première formule du numéro précédent dans laquelle on fera m=r+i, n=l, p=— \> b= — 1 , et l'on trouvera ainsi

af-^ax—x* (2r— ljq Ç afidx r •'+ *r J sfik-Z^'

En continuant à appliquer la même formule, on parviendra

évidemment à la différentielle

sjax — *■

qui rentre dans les cas traités dans les numéros 279 et suivants, et dont l'intégrale, qui s'obtient immédiatement d'après ce qu'on a vu n# 283, est

2x — a C + arcsiiL .

XXVI. nrrfauTimt dis fohcttoks piyrfimrrmiiBs logarithmiques,

VUORENTtBLLBS ET CIRCULAIRES.

288. Les intégrales des fonctions différentielles de cette nature ne s'obtiennent sous forme finie que dans quelques cas particuliers.

On voit en premier lieu, conformément à l'une des remarques qui ont été faites dans le n* 262, que s) l'intégrale de la fonction différentielle dx.f(x) est* connue, on connaîtra également les intégrales des fonctions différentielles

dx

—./(te), dx.es.f[e9)9 dx.cos.x.f(tâiLx), dx.s\n.xf(cos.x),

j^./(arctw!g.a;), ^^./(arc.sîiLa?),--|=./(arc. cos.*).

On reconnaît également que le signe f désignant une fonction algébrique des quantités affectées par ce signe, on pourra rendre algébriques les fonctions différentielles

dw.f(e*), cte./(sin.a, C06.z)t

en posant e*=t pour la première, et &in.x=t ou cos.x=J pour la seconde. Par conséquent, ces fonctions pourront être intégrées lorsque la fonction f sera rationnelle, ou pourra être rendue rationnelle.

n en sera de même si Ton a sous le signe de fonction f les quantités sin. 2a;, sin. &r, sin.te, etc., ou cos.ir, cos. &r , cos.At, etc., parce que les sinus ou cosinus des arcs multiples peuvent être exprimés rationnellement au moyen des puissances du sinus ou du cosinus de Tare simple par des formules qui se déduisent immédiatement du théorème de Moivre. (V. nM 117 et suivants.)

289. On voit aussi que les fonctions différentielles transcendantes peuvent quelquefois être intégrées lorsqu'elles sont de la forme

dx.Pzn,

P désignant une fonction algébrique , z une fonction transcendante dont le coefficient différentiel du premier ordre est algébrique; et n un nombre entier positif. Tel serait le cas où Ton aurait z = l.f(x), * = arc tàng. /*(£) , en désignant par f(x) une fonction algébrique de z.

En effet, en intégrant par parties la différentielle proposée, il viendra, en posant Q = /Ar.P,

fdx.Vz»=Qz»—n f^-^fcl

fdx.Qz*-1 ~ = &**-*—(»!--. 1) r^*^*"1^;

puis en posant S = Jcte.R-j--,

fdx.fU-*^=S2?~t— (n — 2) fdx.$z»-*£L;

et ainsi de suite. Cette opération fournira, quelque soit n, des réductions d'intégrales» et dans le cas de n entier positif elle donnera l'intégrale demandée si Ton peut trouver l'expression finie des quantités désignées par Q, R,S, etc.

390. Un exemple simple de l'opération dont il s'agit , est l'intégration de la différentielle

dy = dx{lx)n, qui donne, n étant un nombre entier positif,

y-C+ s(ter [l-s + -^ =fc ^ J.

Soit encore

dy=idx.af^i(lx)n9 il Tiendra

y = C + *(txAi- n n(n-l) ±*(n-l) 3.2.1-j

294. L'intégration par parties donne de la même manière l'intégrale de la différentielle

dy=dx.(t*€**.

On a en effet

/aPe** n dx.X*em* = fdxjf*-1^;

et en appliquant la même transformation à l'intégrale du second membre, il viendra

J a L ax a*x* o*jc" J

On trouvera par le même procédé

fête, x* C08.ax = C + ^ J sin. axTi— ^S^ + ete-l

ïdx.xniàn.ax=zC— — |cos.orri— ^§^- + etc.]

Page 1