‹ --Rig-védaChapitre 122 sur 874 · Noms de trois rivières · texte numérisé non relu

Noms de trois rivières

*2. Voy. p. 90. col. 2, note 1.

3. Le commentateur suppose que cet hymne est de Coulsa, ou plutôt d'un certain Richi appelé Tritûf fils des Eaux : l'hymne fut composé, dit-il, dans un moment où ce dernier, précipité dans un puits, ne pouvait apercevoir les rayons de la lune. Nous avons déjà vu (voy. p. 74, col. f , note 4) une légende sur la naissance du personnage connu sous le nom de Trita. Ici, l'on raconte que trois Richis, Ecata, Dwita et Trita, voyageaient ensemble dans une forêt; ils arrivèrent à un puits. Après s'être rafraîchis, les compagnons de Trita le jetèrent dans ce puits, et s'emparèrent de ses effets. Une autre légende considère Ecala, Dwila et Trita comme un seul et même personnage qui renaît jusqu'à trois fois. Le sens de cet hymne peut être allégorique, car Ttita, c'est le soma personnifié; il est dans le puits, c'est-à-dire dans le bassin qui contient la libation; il aspire à en sortir, et adresse ses plaintes à tous les dieux. Il me semble même, d'après son nom, que Trita doit être spécialement la troisième libation, on celle du

[Leet. VII.]

Yotre voie. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

2. Qui demande, obtient. La femme a obtenu un mari. Le désir des deux époux s'est enflammé; et la femme a conçu un germe précieux de cet amour *. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

3. 0 Dévas, que Theureux aliment destiné à ce brillant (nourrisson) n'aille point tomber sans effet ! Ne soyons pas réduits à perdre ce (fils) fortone, digne de nos libations ! Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

4. Je m'adresse, avant tout, au dieu protecteur du sacrifice. (Agni) notre messager peut bien dire (aux autres dieux) : • Qu'est devenu le fruit de nos sacrifices passés ? Quel est votre nouveau favori? > Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

5. 0 dieux, qui habitez ces trois mondes qu'en* veloppe la lumière céleste, où est pour vous la justice ou l'injustice ? Qu'est devenu le prix de notre ancienne piété ? Ciel et Terre, voyez ce que

^ je suis.

6* Qu'avons-nous retiré de notre sacrifice? Où est la forme de Varouna ? Sur quelle route est le grand Aryaman? Comment pourrons-nous triompher de nos ennemis ? Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

7. C'est moi qui, plus d'une fois, ai versé le soma et chanté des hymnes en votre honneur; et c'est moi que surprend le malheur, tel que le loup (surprend) la biche altérée. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

8. Des douleurs poignantes *, pareilles à des rivales jalouses, me déchirent de tout côté. 0 Satacratou, moi qui t'ai célébré, la peine me dévore, de même que les rats se dévorent la queue s. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

9. Ma demeure est l'endroit même où brillent les sept rayons lumineux «. Tel est l'espoir du fils

soir. Après avoir été Ecata on première libation, Dwita on deuxième libatioo, ce personnage aspire à devenir Trita. J*ai entendu dans ce sens les détails de cet hymne da soir. Telle est la position des choses dans la première strophe : la nuit arrive, et la lune brille au ciel. On n'aperçoit plus les rayons du soleil. Le Richi ou plutôt Trita prend la parole.

1. Le teite est pins expressif. Je pense que cette strophe fait allusion an rapprochement des deux pièces de Varani, d'où natt le feu.

1. Le commentateur dit que ce sont les côtéi du puits qui déchirent les chairs de Trita.

3. Comparaison triviale, sur laquelle le commentateur n*est pas d'accord avee lui-môme; car il doute si le mot ninàni ngoiûe quêue, ou appât on môme nichée,

4. Trita, étant le ioma personnifié, habite le lieu du stcriflee, où brille Agni aux sept rayons.

L — Bibliothèque internationale.

des Baux, de Trita * : il chante pour obtenir sa délivrance. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

10. Les cinq (dieux) qui donnent l'abondance * et qui se tiennent au centre du monde, après être venus, au milieu des autres, briller avec tant de gloire, sont retournés (dans leur séjour). Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

il. Les (rayons) d'Agni aux ailes légères siègent seuls sous cette voûte céleste qui embrasse tout : ils écartent de sa route le loup ' qui traverse les grandes ondes. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

12. 0 dieux, à vous j'adresse cette prière nouvelle, qui est &ite pour vous plaire. Voilà que les ondes (du sacrifice) s'approchent d'Agni ; voilà que le soleil a rempli sa carrière. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

13. 0 Agni, tu es l'allié des Dévas, et cette alliance doit être célébrée par eux. Viens t'asseoir à notre foyer, comme jadis à celui de Manou, et, sage entre tous, fais le sacrifice aux dieux. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

14. Oui, qu'Agni, sage entre tous, vienne, en qualité de sacrificateur, s'asseoira notre foyer, comme jadis à celui de Manou; que ce dieu, prudent parmi les autres dieux, les appelle à nos holocaustes. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

15. Ce (dieu) sauveur accomplit l'œuvre sacrée; nous l'invoquons, lui qui peut nous conduire dans la bonne voie ; il tire du cœur la prière, il est digne de nos louanges. Naisse donc le sacrifice ! Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

16. Cet Aditya qui a été fait pour être avec tant de gloire le voyageur céleste, ô Dévas, n'est pas encore arrivé. 0 mortels, vous ne le voyez pas ! Ciel et Terre, voyez ce que je suis.

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