‹ --Rig-védaChapitre 293 sur 874 · Traduction de l'épilhcte karyoêuoa · texte numérisé non relu

Traduction de l'épilhcte karyoêuoa

ordre parcourt le Soleil. Dès qu'il a ouvert les voies, aussitôt le Soleil lance ses coursiers. Telle est (l'œuvre) d'Indra.

13. Au moment où la Nuit s'enfuit et que l'Aurore apparaît, le monde veut voir la grande, la magnifique Lumière. Elle arrive avec pompe, et chacun peut alors connaître les œuvres nombreu» ses et admirables d'Indra.

14. La grande Lumière est sur son trône ; la Vache (céleste) ^ arrive, portant dans ses mamelles un lait abondant. Eu elle est renfermée toute espèce de douceur. C'est encore là un bienfait d'Indra.

15. ladra, sois fort ; des ennemis ont voulu entraver ta marche. Sois bon pour celui qui te sacrifie, pour celui qui te chante et pour tes amis. Extermine ces mortels atrabilaires, envieux, haineux, qui contre nous s'arment de la flèche.

16. De vils ennemis font entendre leurs cris. Frappe-les de ta foudre brûlante. Coupe à laracine, arrache, brise, tue le Rakchasa, 6 Maghavan, et triomphe.

17. Oui, Indra, déracine cet arbre de Rakchasa; coupe-le par la moitié ; abats-en la cime. Que, surpris et stupéfait, cet impie périsse sous le coup de ton arme rapide.

18. Maître du monde, sois notre bienfaiteur ; que tes chevaux t'amènent à nos abondantes libations, et (pour nous récompenser) rends-nous possesseurs d'une large fortune. Indra, que Bhaga* soit pour nous l'auteur d'une nombreuse famille.

19. Donne-nous la protection de ce brillant Bhaga ; nous avons confiance en ta libéralité. Tel que la bouche d'un volcan *, notre désir s'étend. Remplis-le, toi qui es le maître des biens.

20. Satisfais ce désir*, amplifie-le en nous accordaat des vaches, des chevaux, des richesses admirables. Jaloux de posséder tes faveurs, les sages, enfants de Cousica, t'adressent leurs offrandes et leurs prières.

21. Maître des vaches (aériennes), déchire pour nous leur sein fécond. Rassemble sur nous toutes

1. Nous avons dit, page 44, col. 1, note 7, tout ce que l'on pouvait entendre par le mot vache. Je suppose que Tauteur désigne le nuage. Cependant ce pourrait être la lumière ou le sacrifice.

2. Le mot bhaga, quand il signifie part, est du neutre. J*ai dû penser que par le masculin Bhaga le poète désignait l'Aditya, auteur du bonheur pour les hommes.

3. Oûrva est le nom que Ton dotane au volcan sons» m^riù Badavànala. Voyez à ce sujet ce qui est raconté, Harivansa, tome I, page 211. On fait aussi d'Oùnra un Âsoura. Voy. plus bas page 211, ligne 5.

[LmI. II.]

RI6-VÉDA. — SECTION TROISIÈME

les ressources de l'abondance. Céleste bienfaiteur, tu es juste et fort.- 0 Haghavan, toi qui donnes un lait (divin), ne nous oublie pas.

22. Appelons à notre secours, au sein de ce sacrifice, le grand et magnifique Indra, le plus noble des héros au milieu du combat, aussi clément que terrible, vainqueur de ses ennemis sur le champ de bataille et couvert de leurs dépouililes.

A IJIDRA, PAR VI8>VAHITRA.

1. Le sage, père (d'Ilà) ^ voulant produire celui qui fait l'éclat du sacrifice, a dit : « Qu'Agni devienne par ma fille mon petit-fils! » Et aussitôt dans le sein de cette fille, par la vertu d'un père aussi puissant, la libation est devenue féconde '.

2. En effet, le vœu delà jeune mère n'a pas été trompé; elle a conçu. Le maître a déposé en elle un germe fertile ; et si à l'un des auteurs de sa naissance ^ le pieux Agni doit la vie, à l'autre il doit ses formes splendides.

3. Agni est né ; il s'élève sous les effusions de la coupe (sacrée) ; il produit lui-même de brillants enfants ^. Grande est cette famille, grand est son éclat, grand est son emploi dans les sacrifices d'Indra.

4. Les (troupes) victorieuses (des Marouts) se rassemblent autour (d'Indra), disposé à combattre. La nouvelle s'est répandue que le grand astre sortait des ténèbres. Les Aurores l'ont su, et elles accourent. Indra seul est le maître des vaches (célestes).

5. Les sept * sages ont, dans leur prudence, découvert que ces vaches étaient renfermées dans

1. Le sacrificateur, qui dans le texte est appelé Pità (père), reçoit dans le commentaire le nom de Manou. Je crois que c'est une qualification générale : il n'est pas moins vrai, selon moi, que l'idée contenue dans ce >ers a donné naissance à la fable développée dans tous les Pourânas à l'occasion de Manou et de sa fille Uà : une idée analogue a également fait imaginer la fable de Brahmà et de Saraswati.

â. C'est-à-dire, les libations jetées sur le foyer ont développé le feu du sacrifice.

3. Le texte porte le mot màtarah, qui est au pluriel, lorsqu'il devrait être au duel. Le père, c'est-à-dire le maître du sacrifice, enfante Agni en le tirant de l'Aranl et en le déposant sur le foyer : lia, c'est-à-dire le foyer, le reçoit, le produit, le nourrit des libations, et forme ses rayons.

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