Voy. page 44, col. 1, noie
4. Le commentateur entend ce passage d'une manière tonte différente. U suppose qu'il se rapporte au Coutsa, dont il sera question dans la strophe snivante; il dit
obtint son amitié. Assis tous deux sur le même siège, vous aviez la même forme, et ta pieuse épouse elle-même hésita entre vous.
11. Tu vas donc, pour secourir Goutsa, assis sur le môme char que lui, poussant les deux coursiers, aussi rapide que le vent. Le jour même que ce sage choisit pour une expédition, il attelle ses (chevaux) impétueux, et (vous partez ensemble) comme à la conquête d'un riche butin.
12. En faveur de Goutsa, tu as donné la mort au misérable Souchna; tu as tué Gouyava * et ses mille compagnons. Avec Tarme de Goutsa détruis tous les Dasyous, et que le disque de Sourya s'élève librement.
13. Pour Ridjisvan*, ftls de Vêdathin, tu as frappé Piprou, et le robuste Mrigaya. Tu as tué cinquante mille compagnons du noir (Rakchasa). Gomme la vieillesse détruit la beauté , brise les villes (célestes).
14. Quand tu apparais avec ton corps en face du soleil, ta forme immortelle se distingue aisément. Tel qu'un éléphant sauvage, tu réduis en poussière la plus forte puissance ; tel qu'un lion terrible, tu repousses toutes les armes.
15. Les (mortels) avides de richesses viennent à Indra, et l'invoquent dans le sacrifice, comme s'ils attendaient de lui seul leur bonheur. Ils le chantent dans leurs hymnes, et lui demandent l'abondance. (Indra) est pour eux comme une demeure agréable ; il est comme la Fortune prospère.
16. Implorons donc pour vous cet Indra qui sait accueillir la prière, et qui fait tout pour le
donc : 0 maghavan, tu es venu combler de tes bienfaits le poète qui te chantait. Tu Ces placé près de lui pour le secourir. Il demandait ta protection, et Dasyou^ magicien impie, est tombé sous tes coups. Je n'ai pas adopté ce sens, parce que la strophe suivante commence par un impératif, yàhi,
1. Gouyava est un Asoura. Voy. page 104. Quant à Goutsa, voy. page bX col. % note 2; page 106. col. 1, note 3; page 156, col. 1, note t. Goutsa, dit la légende, est un ràdjarcbi, fils de Rourou; sa mère est Âdjount. Incapable de lutter contre ses ennemis, il appela Indra à son secours. Indra se rendit à sa maison, et, tua ses ennemis en prenant sa figure. Goutsa était ainsi devenu fami d'Indra, qui se trouvait son commensal. Satcht, l'épouse d'Indra, vint pour visiter son époux, et en voyant deux formes semblables, elle se trompa, et prit Goutsa pour Indra. Je ne sais pas bien l'explication que Ton peut donner de cette légende. Coutsa quelquefois signifie la foudre; coutsyarevLi dire Varme de Coutsa, Goutsa pourrait bien être réclaiçcie personnifiée; quand le ciel se découvre partiellement, on peut prendre l'éclaircie pour Indra lui-même.
2. Ridjiswan est un prince dont il a été question page 73, 75 et surtout 105.
INDE. - POÉSIE LYRIQUE
|Uci. V.]
bonheur de rhomme. Il dispose des biens qui sont l'objet de nos désirs, et, à la voix d'un chantre tel que moi, il s'empresse d'apporter tous les trésors de Fabondance.
17. (Noble) héros, Arya (généreux), si, au milieu de Fétonnement général, la foudre en éclats vient à tomber, s'il s'élève un combat terrible, pense à nous et protège notre corps.
18. Garde le souvenir des prières de V&madéva ; sois un ami, un sauveur dans le combat. Nous accourons vers toi, qui es le plus sage des (dieux). Sois toujours pour celui qui te chante le sujet des plus magnifiques éloges.
19. 0 généreux Indra, puissions*nous tous avec ces hommes qui te sont dévoués, et par toi comblés de biens, vaincre nos ennemis sur le champ de bataille, et, brillants d'une splendeur toute céleste, passer dans la joie d'heureuses nuits et de nombreux automnes !
20. Enfants de Bbrigou, honorons le grand et généreux Indra; construisons pour lui le char (du sacrifice). Qu'il garde contre tout danger nos amitiés, et que, terrible (pour nos ennemis), il protège et conserve nos corps.
21. 0 Indra, par toi que (nos pères) ont chanté et que nous chantons aussi, que (la maison) de ton serviteur soit remplie de biens, comme les rivières (sont remplies d'eau). (Dieu) traîné par des coursiers azurés, des rites nouveaux sont accomplis en ton honneur ; nous t'avons fait des offrandes de toute espèce. Que la Prière devienne pour nous telle qu'un char (fortuné) !
HYMNE XIII
A IIVDRA, PAR VAMADÉVA.'
{Mètres : Trichtoubh, Virât et Écapada.)
1 . 0 Indra, tu e3 grand. Le Ciel et la Terre sont grands aussi, et ils reconnaissent ta supériorité. Dans ta puissance tu as donné la mort à Yritra ; tu as délivré les Ondes eoglouties par Ahi.
2. A ta brillante naissance le Ciel a frémi, la Terre a tremblé par la crainte de ta colère. Les grandes montagnes (du ciel) sont frappées; leur sein qui se fermait est ouvert, et les eaux couleat par torrents.
3. Le (dieu) puissant manifeste sa force ; il lance sa foudre avec violence, et perce la montagne (céleste). Enivré (de notre soma), de son tonnerre il frappe Yritra ; et les Ondes s'échappent avec rapidité, dépouillées de l'enveloppe qui les retenait.
4. Il peut se vanter d'avoir un noble fils, le sage resplendissant * qui est ton père. Celui qui a fait Indra est le plus habile des ouvriers. (Quelle gloire) d'avoir donné la naissance au (dieu) qui est Fobjet de tant de louanges, qui porte la foudre et qui ne saurait honteusement tomber de sa haute demeure !
5. Indra est le roi (suprême) qu'invoquent toutes les nations ; seul, il peut tout ébranler. Des transports de joie unanimes accueillent cette juste offrande que te présentent Fopulent (père de famille) et le déva qui te chante.
6. Nous lui «devons, à ce grand (dieu) , toutes ces libations ; nous lui devons ces offrandes qui portent le bonheur dans les sens. A ton tour, ô Indra, sois vraiment pour nous le maître de la richesse. Tu es le soutien de tous les êtres.
7. A peine es-tu né, 6 Indra, que tu adoucis les souffrances des hommes. Ahi dormait en retenant les eaux : ô Maghavan, tu l'as déchiré avec ta foudre.
8. (Nous célébrons) le grand Indra, vainqueur et conquérant , impétueux et magnifique. Il ne connaît point de bornes; il manie le tonnerre; il a tué Yritra, et, doué de richesses, il s'appelle Maghavan, nous distribuant et la fortune et l'abondance.
9. Mais Maghavan, seul contre les ennemis qui Fentoureni dans le combat, sait toujours obtenir la victoire. Il apporte avec lui Fabondance, et en fait ses largesses. Puissions-nous compter au nombre de ses amis I
10. La renommée le présente ainsi comme triomphateur. Il donne la mort à ses ennemis, et, pour prix du combat, il s'empare de leurs vaches. Qand Indra se livre à sa juste colère, tous les êtres tremblent, soit animés, soit inanimés.
11. Indra, par sa victoire, nous donqe des chevaux, des vaches, de For ; Maghavan, par ses bienfaits, comble tous nos vœux. Le plus vaillant des héros au milieu de ces prêtres puissants, il distribue la richesse et apporte l'opulence.
12. Quelle distance existe entre la force du père etde la mère* (du monde) et celle d'Indra, qui a tout engendré, et qui, par le moyen des nuages
i. Qaand Ie~poële à chaque instant noas représente le Ciel comme engendré par Indra, je ne poayais pas ici dire qae \^ Ciel (dy6h) est le père d'Indra. J*ai donc regardé dyôh comme ayant la signification de prêtre^ de ministre éclatant da calte; signification qae je lai^i déjà donnée. Voy. page 230, col. 1, note 2.