Voy. pages 111, 173 et
7. Ce mot, que le commentaire donne comme un nom féminin, et qu'un texte écrit Couroûlaiij doit être une
INDE. — POÉSIE LYRIQUE
|Left. VI.
HYMNE XIII
A INDRA, PAR VAMADÉTA.
[Mètre : Gâyalrf.)
1. Par quelle assistance, par quel acte de sagesse ce (dieu) toujours beau, toujours grand, nous témoignera-t-il son amitié ?
2. De quelle ivresse et sainte et glorieuse nos offrandes doivent-elles te pénétrer, pour te donner la force de briser la puissance (de nos ennemis)?
3. Protecteur des amis qui chantent ta gloire, accorde-nous ton favorable appui.
4. Viens à nous, et que nos chants soient tels que des coursiers qui fassent rouler vers des mortels la roue de ton char.
5. Appuyé sur nos œuvres (pieuses), comme sur un pied solide, tu descends vers nous. Je l^honore avec le Soleil.
6. 0 Indra, quand nos prières s'élèvent vers toi, qu'elles soieot ainsi qu'un char rapide pour toi et pour le Soleil.
7. Époux de Satcbî \ on te célèbre comme magnifique, bienfaisant, entouré de splendeurs.
8. Tu combles sans cesse de tes faveurs celui qui te loue et t'offre des libations.
9. En vain tes ennemis insensés s'uniraient par centaines pour arrêter le cours de tes bienfaits ; ils ne pourraient contenir ta puissance.
10. Que tes cent, que tes mille renforts, que tous tes secours nous soient en aide.
11. Réserve-nous pour ton amitié, pour le bonheur, pour l'opulence brillante.
12. Chaque jour, ô Indra, accorde-nous l'appui de ta grande fortune, de ta (haute) puissance.
13. Que ton secours, toujours présent, soit comme (la flèche) de l'archer, qui brise (la porte) de ces pâturages où sont renfermées les vaches (célestes).
14. Que sous ta protection, ô Indra, notre char soit brillant et solide, accompagné d'une troupe nombreuse de chevaux et de vaches.
15. 0 Soleil, fais que notre gloire soit grande parmi les Dêvas, étendue comme le ciel qui nous couvre.
épithète appliquée probablement à l'an des Adilyas. Celte épithète est expliquée par le synonyme CritadaUa ou eritamdatta {facti daior, qui agit et qui donne).
1. Nous traduisons SatehipùU par époux de Satchi, croyant bien que le lecteur se rend compte de cette épithète, et qu'il Texplique, ainsi que le commentaire, par cette idée, gardien de Cceuvre sainte, carmànâm pàlaea.
HYMNE XIV
A INDRA, PAR VAMADATA.
[Mitre : Gflyatrt.)
1. Viens à nous promptement, ô vainqueur de Yritra; approche-toi, grand Indra, avec tes nobles secours.
2. Actif et bienfaisant, tu sais suivant les besoins varier les ressources diverses de ton assistance.
3. Avec un petit nombre d'amis dévoués, tu t'avances vers le grand (ennemi), qui s'élance (pour t'attaquer), et ta force triomphe de lui.
4. 0 Indra, nous sommes à toi. Nous t'adressons nos hommages. C'est nous que tu dois sauver.
5. (Dieu) tonnant, viens à nous avec tes secours variés, sûrs et invincibles.
6. 0 Indra, nous sommes bien les amis d'un (dieu) tel que toi, riche en vaches excellentes, entouré d'une heureuse abondance.
7. 0 Indra, tu es le maître suprême de cette prospérité que donne la vache. Accorde-nous la richesse de la vie. -
8. Eh ! qui peut s'opposer à tes volontés, 6 Indra, quand, pour prix de leurs chants, tu veux combler tes serviteurs de tes dons ?
9. 0 Indra, les enfants de Gotama ont célébré tes louanges dans la vue d'obtenir l'abondance.
10. Nous chantons tes prouesses; (nous disons) comment tu attaques et tu brises les villes des Dasyous.
11. Telles sont tes prouesses, ô sage Indra; (tes serviteurs) les chantent, et versent des libations en ton honneur.
12. 0 Indra, les enfants de Gotama célèbrent tes louanges et reconnaissent ta grandeur. Donneleur de la fortune et de la famille.
13. Tu es l'ami commun de tous les hommes, ô Indra; c'est à ce titré que nous t'invoquons.
14. 0 Indra, toi, notre refuge, toi, passionné pour notre soma, viens vers nous, et enivre-toi de nos libations.
15. Que nos prières et nos louanges aillent jusqu'à loi, ô Indra. Dirige vers nous tes coursiers.
16. Consomme notre sacrifice. Aime nos voix, comme l'époux (aime la voix) d'une épouse bien* aimée.
17. Nous invoquons Indra, qui attelle à son char mille coursiers. (Voici pour lui) cent vases de soma.
[L«et. vn.|
18. Nous voulons et cent et mille de ces vaches qui t'appartiennent. Que tes bienfaits tombent au nailieu de nous.
19. Nous. le demandons dix vases remplis d'or. 0 vainqueur de Vritra, tu es si bienfaisant !
20. Tu es bienfaisant, 6 Indra. Montre-nous ta générosité. Ne te borne pas à de minces bienfaits. Tu dois vouloir être libéral.
21. On célèbre partout ta bienfaisance, ô héros vainqueur de.Vritra. Admets-nous au partage de tes richesses.
22. (Dieu) sage, (que nous regardons comme notre) enfant, je chante tes deux (coursiers) azurés. 0 toi, qui nous donnes les vaches (célestes), ue va pas les détruire avec tes (coursiers).
23. Tels que la marionnette sur le petit théâtre de bois nouvellement construit, tels brillent ces coursiers dans les voies (célestes).
24. Que j'aie un char traîné par des bœufs, ou que je marche à pied, (je souhaite) que ces généreux coursiers , dans leur voie (suprême), me soient en aide.
LECTURE SEPTIEME
HYMNE r.
AUX RIBHOCS, PAR TAMADÉVA.
{Mètre : Trichtoubh.)
1 . J'envoie aux Ribhous ' mon hymne tel qu'un messager. J'invite la Vache (du sacrifice) à donner (en leur honneur) le lait de ia libation. Rapides comme le vent, que (les Ribhous, habiles) ouvriers, s'élancent sans tarder dans la carrière céleste.
2. Que les Ribhous, embrassant le monde dans leurs œuvres éclatantes, achèvent de parer les deux (grands) parents; qu'ils recherchent ensuite l'amitié des Dévas, et que dans leur sagesse ils apportent à l'homme pieux l'honneur et la prospérité. '
3. Ce sont eux qui ont renouvelé la jeunesse de leurs deux ancêtres, faibles et desséchés comme deux poteaux. Que Vâdja, Vibhwan et Ribhou, aimés d'Indra, et fortifiés par le miel (du soma)^ soient les gardiens de notre sacrifice.