A LA FAMILLE DES ASAMATIS >, PAR LES
GOPAYANAS.
{Mètres : Gftyatrî, Pankti et Anouchtoubh.)
i. Apportons Toffrande, et honorons cette brillante et illustre famille de nobles (héros).
2. Nous honorons cette (race) d'Âsamàtis brillante, généreuse et rapide, qui protège la piété.
3. Dans le combat elle terrasse ses ennemis, comme le lion (terrasse) les buffles, qu'ils sepré^ sentent en armes ou désarmés.
4. Au sein de leurs œuvres, Ikchwàkou croit en richesses, et triomphe (de ses adversaires). Les cinq espèces d'êtres sont (sous lui heureuses) comme dans le ciel.
5. 0 Indra, affermis les forces de ces Asamàtis aux chars rapides, comme dans le ciel (tu affermis) le soleil pour nos regards.
6. Attelle les chevaux rougeàtres par les soins des fils * d'Agastya. 0 roi, triomphe de tous ces avares Panis.
7. (Agni parle). Voici ta mère ; voici ton père ; voici ta vie. Tu peux marcher, ô Soubandhou ; viens, lève-toi.
8. De même qu'avec une corde on lie le joug (d'un char) pour le rendre solide , ainsi F&me te soutient pour la vie, pour Texistence, pour un heureux développement.
9. De même que la grande Terre soutient ces (arbres) maîtres de la forêt, ainsi Tâme te soutient pour la vie, pour Texistence, pour un heureux développement.
10. Je suis l'âme de Soubandhou, et je viens de la contrée dTama, Hls de Vivaswàn, pour la vie, pour Texistence, pour un heureux développement.
11. C'est en bas que le Vent envoie son soufQe, et le Soleil ses rayons ; c'est en bas que coule le lait de la (Vache) immortelle. Qu'en bas également tombe pour toi le mal.
1. Le commentateur suppose que cet hymne est en Thonnenr d'Asamàti, fils d'ikchwâkou. Il me semble que le poêle y célèbre une famille incomparable {A$amàti) de Dévas, de Dieux ou de Rites divinisés.
2. Ce char attelé par les fils d'Agaslya me parait être ie sacrifice; ces chevaux rougeAtres, ce sont les flammes. Le commentaire trouve ici une invocation au roi Asamâti, auquel il donne pour prêtres ces Gopiyanas on Bandhous, fils d'Agastya.
13. Que ma main soit sainte et fortunée; qu'elle soit remplie de remèdes salutaires ; qu'elle ne touche que pour le bonheur.
HYMNE XVI
AUX YISWADÉYAS, PAR NA BHANÉDICH THA , FILS DE MA^fOU.
(Mètre : Pankti.)
1. Que le (chantre) ^ élevant sa voix, (fasse agréer) à Roudra l'hommage qu'il lui rend aujourd'hui au milieu de cette pieuse assemblée. Les deux pères (du sacrifice) poursuivent leur œuvre. Que le chef de fiaimille, dans ce jour de largesses , ne refuse rien aux sept sacrificateurs.
2. Que Roudra, qui de ses traits terrasse (ses ennemis), vienne dans cette enceinte pour nous protéger et nous combler de ses biens. Que ce (dieu) rapide, à la voix sonore, fasse descendre sur nous son onde secourable.
3. (0 As^ins), votre àme est émue aux invocations que vous adresse le sage, et vous accourez avec empressement. La main du (prêtre) dirige l'offrande qu'a préparée le généreux sacrificateur.
4. Quand la Nuit se trouve surprise au milieu des vaches rougeàtres , c'est vous que j'invoque, ô Aswins , enfants du Giel. Entendez-moi ; venez à mon sacrifice, et faites attention aux offrandes que je vous présente.
5. Cependant il s'étend, le (dieu) *, qui, pour le bonheur des hommes, développe avec force son énergique virilité. Lui-même , invincible (héros), forme et agrandit le sein de sa fille.
6. Alors, entre (le Ciel et la Terre), ils se rapprochent, et le père devient l'époux de sa fille. Us laissent échapper dans l'air quelques gouttes
1. Le commentateur raconte que le fils de Manou, Nàbhànédichtha (dans les Pourànas Nàbhàgaoédichta), privé de sa part dans l'héritage paternel, vient la réclamer dans un sacrifice à Roudra. Toute cette stance est interprétée par le commentateur conformément i cette idée, que je n'ai pas pensé devoir adopter.
2. Le commentateur hésite, avant de se décider, pour savoir quel est ce dieu. Il lui semble que c'est Roudra. Alors sa fille devait être la Nue, et non l'Aurore. Réflexion faite, je crois que le dieu mentionné dans ce passage est Agni et sa fille, la Lumière ou la Flamme ; ou mieux encore Agni-Soma ou le Sacrifice et la Science sacrée, ou Saraswail, comme on le voit plus bas. Agni est celui qui me parait mériter le nom de Và$tochpati. Le texte donne à ce dieu Praciyàpali le nom de Pt(ri, qui appartient à Agni; et les Pourànas ont mis cette légende sous le nom de Brahmà, qui d'abord a été celui d'Agni sacrificateur.
INDB. - POÉSIE LYRIQUE.
[Leet I.]
de leur semence féconde, et le foyer du sacrifice en est arrosé.
7. Quand le père s'est uni à sa fille, il vient répandre sa semence sur la terre. Les pieux Dévas, qui ont enfanté les Rites, ont établi (Agni) pour être le gardien de leur œuvre, le maître de la demeure (sainte) '.
8. Que ce (dieu) jette donc, pour ainsi dire, sou écume (lumineuse) sur le champ (du sacrifice). Qu'il se précipite témérairement de tous côtés. On dirait quUl recule en retenant le pied droit ; on dirait qu'il refuse de toucher les vaches que je lui présente '.
9. Que le (dieu) qui par son soufQe agite le monde, arrive pour soutenir la mamelle d'Âgni. Tel que le poète ' (avec ses chants), qu'il le réveille. (Le prôtre) apporte le bois, et enfante l'holocauste ; et (Agni) naît pour soutenir et défendre (ses serviteurs).
10. Les (Angiras) Navagwas, * chantant Rita, ont recherché sa tutelle et l'amitié de sa charmante fille. ^ Privés du sacrifice, ils sont venus trouver le (dieu) gardien de ce monde placé entre le Ciel et la Terre, * et ils ont retrouvé le lait (céleste).
il. Avec Tamitié de la charmante fille (de Rita), ils obtiennent encore un bien nouveau ; et ce bien, que produit la pure semence d'un dieu, c'est le lait de la Vache du sacrifice.
12. (Les Angiras) avaient trouvé l'étable vide de son troupeau (céleste). Mais un (dieu) bon et réparateur s'écrie pour consoler le sage : t 0 sacrificateurs, me voici ! Votre richesse va vous être rendue. »
13. Ainsi (les Angiras) se rassemblent autour d'Indra. Ils allument les feux nombreux (du sacrifice). Indra cherche à briser les membres du fils de Nrichad \ Enfin le (dieu) invincible pénètre dans la caverne (ténébreuse), et déchire le corps de Souchna qui couvrait le monde.