‹ --Rig-védaChapitre 776 sur 874 · A LA PAROLE SA1.*VTE, PAR VRIHASPATI, FIL · texte numérisé non relu

A LA PAROLE SA1.*VTE, PAR VRIHASPATI, FIL

d'angiras.

{Mètres : Djagatt et Trichtoubh.)

1. 0 Yrihaspàti, le nom de la Parole (sainte) doit être placé avant tout. (0 mes enfants), prononcez ce nom qui est pour nos amis le plus grand, le plus salutaire. Qu'avec affection il soit proféré sur le foyer, et que sa vertu s'y manifeste hautement.

2. Comme l'orge se purifie dans le crible, la Parole (sainte) se forme dans l'àme des sages. C'est là l'épreuve des vrais amis ; car toute leur valeur est dans la (sainte) Parole.

3. Les (hommes) dans le sacrifice prennent la route que leur indique la Parole (sainte). C'est elle qu*ils suivent personaifiée dans les Richis. C'est elle que les (prêtres) portent et distribuent partout. C'est elle que célèbrent les sept Chantres.

4. Mais il est tel (homme) qui voit sans voir la (sainte) Parole ; tel autre qui entend sans l'entendre. Il est aussi tel autre dont (la Déesse) aux beaux vêtements, au cœur amoureux, rapproche son corps, comme l'épouse (se rapproche) de son époux.

5. Un (sacrificateur) peut passer pour être solide en amitié, et cependant l'abondance ne suit pas ses efforts. La (Yache) magique du (sacrifice) ne donne point de lait. Il entend la (sainte) Parole ; mais elle est inféconde et sans vertu.

6. La (sainte) Parole n'est point en celui qui trompe ainsi les espérances d'un ami. S'il entend, ce n'est que pour l'apparence. Mais il ne connaît point la voie par où l'on arrive aux fruits.

7. Ces amis ont des yeux et des oreilles ; leur àme est pour les œuvres aveugle et sourde. Il me semble voir des nageurs auxquels il faudrait de l'eau jusqu'à la tête, et qui se baignent dans des lacs qui ne leur en donnent que jusqu'à la ceinture.

8. Quand de tels prêtres * sont vos amis pour le service divin, quand pour des œuvres qui exigent une àme vive et sage vous n'avez que de pareils lacs (desséchés), les saintes ordonnances sont violées, et les ministres du sacrifice s'égarent dans leur route.

9. Ces malheureux qui ne vont ni avec les hommes ni avec les dieux, ne sont point dignes

i. Le lexle porte le mot Bràhmanah,

[Leet. m.]

de porter le nom de prêtres, ni de verser la libatioD. Ils souillent la (sainte) Parole de leur (voix) pécheresse; les insensés sont comme le tisserand qui voudrait faire sa toile avec un coutre.

10. Tous les amis, réunis pour le sacrifice , se réjouissent en voyant arriver les offrandes. Mais la libation, qui sent le péché, n'est qu'un simple ornement qui ne produit aucun effet.

11. (Or nos rôles sont partagés) : Tun se présente avec les fleurs de la poésie. L'autre chante sur le mètre de la Sakwarî ou de la Gàyatrî. Un autre, prêtre éclairé, prononce la prière, et dirige toute la pompe du sacrifice.

LECTURE TROISIEME

A ADITI, PAR VRIHASP.VTI.

[Mitre : Anouchtoubh.)

1. Chantons les naissances des Dieux qui, célébrés par nos hymnes, verront le jo.ur dans Tùge à venir.

2. Brahmanaspati S tel qu'un artiste habile, les forme de son soufile. Les dieux existants naissent de ceux qui n'existent plus, et qu'a vus Tilge précédent.

3. Oui, les Dieux exisUmts naissent de ceux qui n'existent plus, et qu'a vus Tàge précédent. Ainsi apparaissent à l'horizon les Régions célestes, ainsi apparaît Outtànapada '.

4. Ainsi apparaît Outtânapada, et la Terre, et les Régions du ciel. Dakcha nait d'Aditi ; Aditi naît de Dakcha '.

5. 0 Dakcha , elle est née cette Aditi qui est la fille, et qu'ont mise au monde les Dévas, tous parents fortunés et immortels.

6. 0 Dieux, quand à notre voix vous êtes venus ici au milieu des ondes, sous vos pas, comme sous ceux des danseurs, s'est élevée une poussière large (et lumineuse).

Page 1