Tchakchons
5. Le mot du teite est varah, pour lequel les dictionnaires ne me semblent pas présenter un sens convena* ble. Je rendrais cette idée par le mot latin pronubus.
INDE. — POÉSIE LYRIQUE
|Uet. III.]
le donna pour époux à sa fille, heureuse de ce choix.
10. Quand Soûryâ se rendit à la maison de son mari, la Prière ' était son char. Le Feu du sacrifice lui sert de dais. Deux (coursiers) éclatants * le traînent.
11. Fournis par la Poésie et par le Chant ', tes deux coursiers marchent d'accord. L'Ouïe forme tes deux roues, et ta voie se poursuit dans le ciel à travers le monde animé et inanimé.
12. Oui, les Oreilles sont les roues de ton char; (le souffle appelé) Yydna* en estressieu. SoûrySi monte donc sur son char qui est la Prière même, et va vers son mari.
13. Le cortège nuptial, envoyé par Savitri, s'avance. Les coursiers se heurtent contre les Aghâs ; le char roule au milieu des deux Ardjounts ^.
14. 0 Aswins, quand vous êtes venus sur votre char à trois roues demander (pour Soma) la main de Soûryâ, tous les dieux y ont applaudi, et Poûchan, flls du Ciel et de la Terre, a orné les deux grands parents.
15. 0 maîtres de la splendeur, quand vous êtes venus remplir pour Soûryâ votre fonction de commissaires, en quel lieu était la première de vos roues fortunées ? Où étiez-vous placés pour faire votre présent?
16. 0 Soûryâ, les prêtres connaissent le moment où arrivent deux de tes roues :'ils savent aussi dans leur sagesse qu'il y a une troisième roue que reçoit le foyer (sacré)-.
17. J'adresse cet hommage à Soûryâ, aux dieux, à Mitra et Varouna, qui veillent sur tous les êtres.
18. Enfants (du sacrifice), deux (astres) viennent tour à tour comme en se jouant, et parcourent (le ciel; qu'ils ornent) de leurs rayons
1. La prière appelée Manat. J'aurais pent-étre dû dire le Manai, V&me.
2. Ce sont le soleil et la lune, suivant le commentaire. Hais n'est-ce pas le Rig et le Sâman cités dans la stance suivante?