‹ --Rig-védaChapitre 840 sur 874 · Uama; c'est le Soleil · texte numérisé non relu

Uama; c'est le Soleil

2. Un deâ sept mètres poétiques, mentionné ici d'une manière générale.

7. J'enfante le père (du sacrifice). Ma demeure est sur sa tête même, au milieu des ondes, dans le (saint) Samoudra ^ J'existe dans tous les mondes, et je m'étends jusqu'au ciel.

8. Telle que le vent, je respire dans tous les mondes. Ma grandeur s'élève au-dessus de cette terre, au-dessus du ciel même.

UYMNE vu.

AUX VISWAOtfVAS, PAR GOULU A LA Y A RMICHA , FILS DE SILOUCUA, OU AHOXANAX, FILS DE VAMADÉVA.

Mélrtê : Vrihat! et Trichloubh.,

1. 0 Dieux, le mal ni le péché ne peuvent atteindre le mortel qu'Aryaman , Mitra et Yarouna, unis par le culte , conduisent à travers les ennemis.

2. Ainsi nous vous honorons, ô Yarouna, Mitra, Aryaman. Sauvez-nous du mal, et conduisez le mortel à travers les ennemis.

3. Que Yarouna, Mitra, Aryaman nous accordent leur secours. Qu'ils soient nos guides fidèles, et qu'ils nous fassent passer à travers les ennemis.

4. Yous conservez le monde, ô Yarouna, Mitra, Aryaman. Nous nous mettons sous votre protection. Dirigez-nous heureusement à travers les ennemis.

5. Que dans les combats les Adityas Yarouna, Mitra, Aryaman nous (défendent). Invoquons le terrible Roudra avec les Marouts, Indra et Àgni; qu'ils nous sauvent à travers les ennemis.

6. Que Yarouna, Mitra, Aryaman, ces rois des hommes, nous conduisent heureusement à travers tous les maux, à travers les ennemis.

7. Que Yarouna, Mitra, Aryaman, nous donnent un utile secours. Que les Adityas, que nous invoquons, étendent sur nous leur protection à travers les ennemis.

8. 0 Yasous, (dieux) adorables, vous avez jadis délivré une vache attachée par le pied. Délivreznous aussi du mal. 0 Agni que notre vie soit prolongée!

1. J'ai pensé que le mot samoudra désignait ici le vase qui renferme le soma. En effet, la demeure de la Prière est dans ce \SLse, aassi bien que dans celai des libations et dans le foyer, où est la tète d'Agni.

INDE. - POÉSIE LYRIQUE

[Uct. VII.]

HYMNE VIII

A- LA SOIT, PAR COOSICA, FILS DE SOBHARI, OU SOUTARA, FILLE DE BHARADWADJA.

[Mètre : Câyalrl «.)

t. Laî^uit divine arrive; elle jette ses yeux de tous côtés, et dévoile toutes ses richesses.

2. L'immortelle déesse a rempli les régions supérieure « et inférieure de Tair ; la Lumière tue les Ténèbres.

3. La déesse en arrivant appelle TAurore sa sœur. Les Ténèbres se sont dissipées.

•4. C'est elle aujourd'hui qui nous fournit uu

abri, comme l'arbre (fournit) un refuge à l'oiseau.

5. Les hommes, les animaux, les oiseaux, les éperviers, les chevaux, ont trouvé en elle cet abri.

6. 0 Nuit éloigne le loup et sa compagne. Éloigne le brigand. Fais-nous traverser heureusement (la vie).

7. D'épaisses et noires ténèbres se sont étendues autour de moi. Aurore, que ton bienfait soit de les dissiper.

8. 0 Nuit, fille du Ciel, j'ai immolé en ton honneur les Vaches (de la louange). Accueille ma prière comme (un holocauste), et donne-moi la victoire.

aux yi8wadévas. — richi .*

d'angiras.

HAVYA, FILS

(Métreê : DJagati et Trichtoubh.)

1. (Havya, ou l'Holocauste personniOé, parle.) 0 Agni, nous voulons au milieu de nos invocations faire briller ta splendeur. Nous voulons allumer tes feux et orner ton corps. Que lesquatre régions du ciel s'inclinent devant moi. Sous ton commandement, que nous vainquions les armées.

2. Qu'à mon appel arrivent tous les dieux, Indra avec les Marouts, Vichoou, Agni. Que pour moi l'Air s'étende. Que le Vent souffle pour remplir mon vœu.

3. Qu'en moi les Dieux donnent la richesse. Qu'en moi soit leur bénédiction et l'accomplissement des vœux qu'on leur adresse. Que les divins et antiques sacrificateurs se montrent généreux.

i. Le manuscrit da texte renferme ici un long passage interpolé.

^. Le poëte célèbre la Naît, qui finit anx lueurs de PAùrbre.

Que nos corps soient vigoureux ; que nos enfants soient des héros.

4. Que par moi les prêtres offrent l'holocauste. Que mon intention soit bonne. Que le péché ne me souille jamais. 0 Dieux, accordez-nous votre suffrage.

5. 0 grandes Déesses, que nous adorons au nombre de six S donnez-nous la force. 0 Dieux, faites de nous des héros. Que nos enfants soient sains et saufs; que nos corps soient bien portants, 6 royal Soma I

6. 0 Agni» invincible gardien qui déjoues là colère de nos adversaires, conserve-nous. Qu'ils s'avancent en menaçant, et que par toi leur haine soit confondue.

7. (J'honore) le Dieu sauveur et victorieux qui est le maître puissant des maîtres du monde. Que les deux Aswins, que Vrihaspati et tous les Dieux défendent contre la misère le serviteur qui leur présente ce sacrifice.

8. Que le (Dieu) grand et magnifique que tous (les mortels) implorent, et qui étend aU loin (soq empire), accorde sa protection à notre prière. 0 Indra, (surnommé) Haryaswa, sauve nos enfants. Ne nous fais aucun mal; ne nous livre point (à l'ennemi).

9. Que nos adversaires soient dissipés. 0 Indra et Agni, frappez- les. Que les Vasous, les Roudras, les Adityas, fassent de moi un maître redoutable, un chef vigilant et invincible •.

UYMNE X.

l'AKE SUPRÉKE (pARAKATKA) s. — RICHI :

PRADJAPATI.

{Méire : Trichtoubh.)

1. Rien n'existait alors, ni visible, ni invisible *. Point de région supérieure ; point d'air ; point de ciel. Où était cette enveloppe (du monde) ? dans quel lit se trouvait contenue l'onde ? Où étaient ces profondeurs impénétrables (de l'air)?

2. Il n'y avait point de mort, point d'immortalité. Rien n'annonçait le jour ni la nuit. Lui seul respirait, ne formant aucun soufQe, renfermé en lui-même. Il n'existait que lui.

Page 1