A AGNI. — R1CH1 : AGNI
( Métrés : Trichtoubh et Djagatî.)
1. (Le poète parle.) O Agni, viens à notre sacrifice, dont le char a cinq 2 coursiers, trois 3 roues, sept 4 guides. Marche devant nous; reçois les holocaustes dans ta bouche, et dissipe les épaisses ténèbres.
2. (Agni parle.) J’ai vu les projets de l’impie : je me rends dans le foyer, et j’aspire à l’immortalité. Quand, pour être tourmenté, je quitte mon repos bienheureux , quand j’entre au sein de l’Aranî, c’est par amitié pour toi.
3. En voyant cet (oiseau) qui haute un autre arbre que moi, je prépare les nombreuses demeures de Rita. Je chante la gloire de ce père céleste) qui répand la vie; je viens réclamer contre l’impie la part d’hommages qui m’est due.
4. Longtemps j’habite ce foyer en honorant Indra. Quand je renonce à (la vue) du père (céleste), Agni, Sonia, Varouna sont renversés de leur trône. Je reviens, et ce royaume m’est rendu.
5. Les Asouras ont été dépouillés de leur magie. Et toi, Varouna, tu me désires. O roi.
1. Dans cet Varna le commentaire reconnaît le personnage d’Agni Vèdyouta. Je maintiendrais à Yama son caractère : c’est la Mort, au sein de laquelle te Nuage envoie la pluie, pour revivifier la nature.
2. Le poète fait allusion, dit le commentaire, ou à cinq espèces de prêtres, ou à cinq espèces d’offrandes, ou plutôt aux cinq espèces d’êtres animés.
3. Les trois savanas, ou les trois espèces d’offrandes, paka, Itavis, soma.
i. Les sept prêtres, ou les sept espèces de métrés.
[Lect. VU.]
sépare le juste d’avec l’injuste, et viens prendre les rênes d<> mon empire.
G. La clarté, le bonheur, la lumière sont revenus. L’air s’est agrandi. Viens, ô Sonia, allons tuer Vritra. Honorons par l’holocauste un (Dieu) tel que toi, qui est l’holocauste même.
7. Le sage (Mitra) a lancé son corps dans le ciel. Varouna a délivré les Ondes qui avaient tari. Et ces Ondes, toujours pures, telles que des épouses obéissantes, ont pris la couleur de ce (dieu).
8. Elles honorent sa force suprême. (Varouna) s’approche de ces (Ondes) heureusement gonflées. Et elles , telles que des sujets qui respectent leur roi, se sont avec révérence séparées de Vritra.
9. Les poètes ont chanté le cygne 1 2 céleste, ami et compagnon de ces Ondes tremblantes. Ils ont adressé leur prière à Indra, que charme l’Anouchtoubh s.
LA SAINTE PAROLE (VAK). — K1CHI : VA K, FILLE d’aBHRINA.
[Métrés : Djagatî et Trichtoubh.)
1. (Vâk parle.) Je marche avec les Roudras, les Vasous, les Adityas, les Viswadévas. Je porte Mitra et Varouna, Indra et Agni, les deux Aswins.
2. Je porte le redoutable Sonia, Twachtri, Poùchan, Bhaga. J’accorde l'opulence à celui qui honore (les Dieux) par l’holocauste, la libation, le sacrifice.
3. Je suis reine, et maîtresse des richesses; je suis sage ; je suis la première de celles qu’honore le sacrifice. Ainsi me connaissent les Déoas, qui m’ont donné un grand nombre de demeures et de sanctuaires.
4. Celui qui voit , qui respire, qui entend, mange avec moi les mets (sacrés). Les ignorants me détruisent. Ami, écoute-moi ; je dis une chose digne de foi.
5. Je dis une chose bonne pour les Dieux et les enfants de Manou. Celui que j’aime, je le fais terrible, pieux, sage, éclairé.
G. Pour tuer un malfaisant ennemi, je tends l’arc de Roudra. Je fais la guerre à l’impie ; je parcours le ciel et la terre.