AUX VACHES CÉLESTES, PAR SAVARA, FILS
DE CAKCHIVA.N.
{Mètre : Trichtoubh.)
1. Que le merveilleux Vâyou souffle; que les Vaches fécondes de leur langue caressent les plantes. Que (les plantes) boivent ces Ondes qui donnent la force et la vie. O Roudra, épargne ces êtres mouvants qui portent notre nourriture !
2. Avec ces (Vaches) dont les formes sont tantôt compactes, tantôt détachées, et tantôt ne composent qu’un grand corps, (avec ces Vaches) dont Agni connaît les noms avec le sacrifice, et que les Àngiras ont faites par leur ardente piété, ô Pardjanva, conserve-nous !
3. Ces (Vaches), qui livrent leur corps aux Dévas, et dont Soma connaît toutes les formes, amène-les, ô Indra, dans notre pâturage; qu’elles nous donnent leur lait, que pour nous elles deviennent fécondes.
4. Que Varouna, créateur divin, s’unissant aux Pères (du sacrifice) et à tous les Dieux, conduise dans mon pâturage ces (Vaches) fortunées, et que leur race s’y propage heureusement.
f Lert. VIII.]
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HYMNE XXVIII
A S8ÜRÏA. — molli : VIBHRAT, F 1 1- S DK SOURYA.
[Mclrc : Djagatî.)
1. Que le (dieu) aux larges rayons ‘ boive le miel de notre soma. Qu’il donne aux maîtres du sacrifice une vie heureuse. Fécondé par Vûyou, il déploie sa splendeur; il éclaire (le monde), et fait fleurir tous les êtres.
2. Le (Dieu) aux larges rayons s’élève sous la voûte du ciel. Juste et grand, distributeur d’une riche abondance, il naît sous la forme d’un astre qui tue le funeste Vritra, et disperse les Dasyous et les redoutables Asouras.
3. Ce noble et large flambeau est le premier de tous. Il n’a point d’égal ; il donne tous les biens. Magnifique et resplendissant, Soùrya développe au loin à notre vue sa force et sa vigueur inébranlable.
4. Viens de tes rayons éclairer le monde lumineux du ciel. Par l’influence toute-puissante de ces rayons, tous les Dieux sont fortifiés; tous les êtres sont relevés.
HYMNE XXIX